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affiche La fin d’Oak Street

La fin d’Oak Street

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Genre : Ciné région

L'Actu

La fin d’Oak Street

Genre : SF

Pays : USA    

Durée : 1h40

Réalisateur : David Robert Mitchell                                                                                                                          

 Acteurs : Anne Hathaway, Ewan McGregor, Maisy Stella

C’est un petit quartier de banlieue américaine, comme les aiment Tim Burton, Spielberg et Stephen King. C’est ici que vit la famille Platt. Greg, le père, semble ne pas voir que sa famille idéale a un petit problème. Il est sans doute trop occupé, par ailleurs, à masquer un événement traumatisant. Denise, la mère, s’occupe des enfants. Quand on lui en laisse le temps, planquée dans la cave, non, elle ne picole pas, mais écrit un bouquin qui ressemble à sa vie sans surprise. Les enfants ressemblent à des gosses normaux.

 Brian évite de croiser la route des mauvais garçons et glande avec ses potes ados en rêvant des filles. Audrey s’intéresse à l’astrophysique, aux travaux d’un certain Albert et de Stephen Hawking pour la caution scientifique. Il reste le chien Starbuck qui adore le jardin du voisin. Nous rajouterons, dans la grande tradition du cinéma (cf. La vie est belle) un voisin râleur, une bibliothécaire sympa, une vieille dame intéressée par le bouquin de Denise. Nous n’oublierons pas la petite voisine qui fait fantasmer les mômes du quartier. Une nuit aux lumières bleues psychédéliques, et notre petit quartier du bonheur se retrouve transporté en plein milieu du Jurassique. Une pléiade de dinosaures boulottent la moitié de la population. Votre mission, si vous l’acceptez : tenter de trouver un chemin vers notre normalité. En attendant, la seule solution est … de courir vite.

Il y a quelques années, David Robert Mitchell réalisait deux films marquants. Dans Under the Silver Lake (2018), dans un Los Angeles de carte postale, Sam tente de retrouver sa voisine disparue mystérieusement. Dans It Follows (2014), une jeune fille est confrontée à d'étranges silhouettes qui la poursuivent et qu’elle est la seule à voir. Ce dernier propulse David Robert Mitchell sous le feu des projecteurs comme un réalisateur prometteur, jouant souvent sur les non-dits et ce que l’on voit ou pas. Nous retrouvons le même esprit dans la première partie d’Oak Street. Les dinosaures ne sont que des ombres, des morceaux de queue disparaissant derrière les clôtures. Il prend le temps de nous faire découvrir cette petite famille, si parfaite, se révélant fracturée comme toutes les autres. 

Nous pensons forcément au cinéma de Spielberg et des années 80, à Super 8 (2011) de son producteur J.J. Abrams, Stand by Me (1986) de Rob Reiner, voire aux banlieues de Stephen King. On s’attache forcément à cette smala sympathique qui rêve de jours meilleurs comme nous tous. La chose bascule avec des flashs de lumière bleue et des morceaux d’étranges créatures que nous voyons apparaître et s’évanouir derrière les maisons et clôtures des petits jardins, d’un monde idéal. Ce dernier vole en éclats quand les habitants comprennent que ce n’est pas un monstre échappé d’un labo, un tueur en série masqué, bref quelque bizarrerie du Panthéon de l’horreur. Dans la deuxième partie, on court beaucoup, on crie très fort, et on se fait dévorer par des dinosaures venus de la jungle entourant le quartier. 

On passe du film intimiste au blockbuster à corps et à cris ! Le spectateur, dans le principe de ces produits de l’été, n’a pas le temps de s’ennuyer à se demander quelle est la prochaine victime ni quelle créature sortira du bestiaire du monde impitoyable des dinos. Anne Hathaway et Ewan McGregor sont parfaits en parents que la situation dépasse et qui devront choisir entre le sacrifice et une combine pour revenir dans les années 80. David Robert Mitchell évite la caricature pour soigner ses effets et son univers où la fin nous montre que rien ne peut détruire ces banlieues du petit bonheur, ni la famille et pas même le chien. On regrette un peu cette happy end qui ne devait pas être le final cut choisi par le réalisateur, mais peut-être celui des studios. Pour le reste, il serait dommage de manquer ce moment, parfait pour l’été, avec un monde qui tient la route et un réalisateur qui confirme son talent.  

Patrick Van Langhenhoven

Fiche technique

Titre de travail : Flowervale Street

Titre original : The End of Oak Street

Titre français : La Fin d'Oak Street

Réalisation et scénario : David Robert Mitchell

Décors : Maya Shimoguchi

Costumes : Erin Benach

Photographie : Mike Gioulakis

Montage : John Axelrad

Musique : Michael Giacchino

Producteurs : J. J. Abrams, Hannah Minghella, David Robert Mitchell, Matt Jackson et Tommy Harper

Sociétés de production : Bad Robot Productions et Jackson Pictures

Société de distribution : Warner Bros. Pictures

Budget : 80 000 000 $

Pays de production : États-Unis

Langue originale : anglais

Format : couleur - 2.35:1

Genre : fantastique, thriller

Durée : 99 minutes

Dates de sortie : 12 août 2026

Classification : tous publics avec avertissement

Distribution

Anne Hathaway (VF : Caroline Victoria) : Denise Platt

Ewan McGregor (VF : Bruno Choël) : Greg Platt

Maisy Stella (VF : Émilie Lehuraux) : Audrey Platt

Christian Convery (VF : Simon Faliu) : Brian Platt

Jordan Alexa Davis (VF : Bianca Tomassian) : Jeannette Christiansen

P. J. Byrne (VF : Laurent Morteau) : Mel Jacobs

Chris Coy :