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affiche Faye Dunaway, Susan Sarandon  Deauville Icon Award

Faye Dunaway, Susan Sarandon Deauville Icon Award

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Genre : Festival Cinéma

L'Actu

Depuis plus de cinquante ans, Faye Dunaway fascine le public par sa capacité à incarner des femmes fortes et complexes, entre vulnérabilité et détermination. De la jeune hors-la-loi de Bonnie & Clyde à la redoutable Diana Christensen de Network, en passant par la déesse en détresse dans Barfly, elle a marqué le cinéma américain avec ses rôles devenus légendaires. Muse du Nouvel Hollywood, elle a su traverser les genres avec une élégance et une intensité qui n'appartiennent qu'à elle. C'est cette trajectoire hors du commun que le Festival de Deauville célèbre cette année en lui remettant un Deauville Icon Award, à l'occasion de sa 52e édition.

Originaire de Floride, Faye Dunaway est l’une des plus grandes figures du cinéma américain. En 1967, sa prestation dans le long métrage Que vienne la nuit d’Otto Preminger lui permet d’obtenir le BAFTA et le Golden Globe de la Meilleure révélation féminine. La même année, son interprétation inoubliable de Bonnie Parker dans Bonnie & Clyde d’Arthur Penn la propulse au rang de star internationale et lui offre la première de ses trois nominations à l’Oscar de la Meilleure actrice. Faye Dunaway retrouve Arthur Penn pour Little Big Man (1970) et enchaîne les rôles devenus emblématiques avec L’Affaire Thomas Crown de Norman Jewison (1968), Chinatown de Roman Polanski (1974) et Les Trois jours du Condor de Sydney Pollack (1975).

En 1977, elle remporte l’Oscar de la Meilleure actrice pour son interprétation de Diana Christensen, ambitieuse directrice des programmes d’une chaîne de télévision, dans Network : Main basse sur la télévision de Sidney Lumet. Au fil d’une carrière de plus de cinquante ans, Faye Dunaway collabore avec quelques-uns des plus grands cinéastes internationaux. Elle tourne notamment sous la direction d’Irvin Kershner (Les Yeux de Laura Mars, 1978), Frank Perry (Maman très chère, 1981), Barbet Schroeder (Barfly, 1987), Emir Kusturica (Arizona Dream, 1993), John McTiernan (le remake de L’Affaire Thomas Crown, 1999), James Gray (The Yards, 2000) et Roger Avary (Les Lois de l’attraction, 2002). Son travail à la télévision est également salué par un Emmy Award pour son rôle dans Columbo, ainsi que deux Golden Globes pour ses interprétations dans Ellis Island et Gia.

Véritable icône dont l’influence dépasse largement le cinéma pour s’étendre à la mode et à la culture populaire, Faye Dunaway poursuit aujourd’hui son parcours avec la même exigence artistique. Elle sera prochainement à l’affiche de Prima d’Alessandro et Luca Morelli, aux côtés de Nicola Peltz Beckham, présente à Deauville à l'occasion de cet hommage.

La remise du Deauville Icon Award de Faye Dunaway aura lieu le mardi 8 septembre.

Susan Sarandon

Ver­sa­tile, Susan Saran­don apporte à cha­cun de ses rôles un cha­risme sin­gu­lier, une intel­li­gence remar­quable et une sen­sua­li­té assu­mée. De son inter­pré­ta­tion sans conces­sion d’Annie Savoy dans Duo à trois de Ron Shel­don, à ses rôles nom­més aux Oscars dans Thel­ma & Louise de Rid­ley Scott, Loren­zo de George Mil­ler, Le Client de Joel Schu­ma­cher et Atlan­tic City de Louis Malle en pas­sant par son rôle de Sœur Helen dans La der­nière marche de Tim Rob­bins pour lequel elle rem­porte la sta­tuette, la comé­dienne n’a ces­sé de choi­sir des per­son­nages qui bous­culent les conventions.

Susan Saran­don fait ses débuts au ciné­ma en 1970 dans Joe, c’est aus­si l’Amérique de John G. Avild­sen. Elle col­la­bore ensuite avec de nom­breux cinéastes renom­més de sa géné­ra­tion : Sid­ney Lumet (Lovin’ Mol­ly), Billy Wil­der (Spé­ciale Pre­mière), Jim Shar­man (The Rocky Hor­ror Pic­ture Show) ou encore Louis Malle (La Petite puis Atlan­tic City, qui lui vaut sa pre­mière nomi­na­tion à l’Oscar de la meilleure actrice). 

Elle passe avec la même aisance d’un genre à l’autre et mul­ti­plie les col­la­bo­ra­tions avec des réa­li­sa­teurs aux uni­vers dif­fé­rents : Tony Scott (Les Pré­da­teurs), George Mil­ler (Les Sor­cières d’Eastwick), Euz­han Pal­cy (Une sai­son blanche et sèche), Paul Schra­der (Light Slee­per), Gil­lian Arm­strong (Les quatre filles du doc­teur March), Chris Colum­bus (Ma meilleure enne­mie), Came­ron Crowe (Ren­contres à Eli­za­be­th­town), Peter Jack­son (Love­ly Bones) ou Roger Michell (Black­bird).

Paral­lè­le­ment à sa car­rière sur le grand écran, elle mul­ti­plie les rôles à la télé­vi­sion et reçoit plu­sieurs nomi­na­tions aux Gol­den Globes, Emmy et SAG Awards notam­ment pour son inter­pré­ta­tion d’un mimé­tisme natu­rel de Bette Davis dans la série Feud : Bette & Joan de Ryan Murphy.

Récem­ment, Susan Saran­don appa­raît dans Blue Beetle d’Angel Manuel Soto, tiré de l’univers DC, dans le film d’époque Mes­sa­gère de guerre de Tyler Per­ry et dans la comé­die Non­nas de Ste­phen Chbos­ky. Elle sera pro­chai­ne­ment à l’affiche de The Accom­pa­nist, pre­mier long métrage réa­li­sé par Zach Woods.

La remise du Deauville Icon Award de Susan Sarandon aura lieu le jeudi 10 septembre.