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affiche Carnet de festival

Carnet de festival

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Genre : Festival Cinéma

L'Actu

3ème édition et toujours autant d’affection pour ce festival !

Il faut dire que le cadre est idyllique : vivre un festival de cinéma en front de mer, au rythme des vagues, cela apporte une atmosphère unique, à la fois chaleureuse et terriblement conviviale. Partout, les équipes nous reçoivent avec un grand sourire, et on vibre au diapason d'une énergie communicative, portée par de vrais passionnés du septième art à chaque coin de rue. 

Cette convivialité s'est d'ailleurs ressentie dès le mercredi soir, où j'ai eu l'honneur de participer au dîner de la presse et des équipes de films. Une soirée mémorable à l'ambiance chaleureuse, durant laquelle j'ai fait la rencontre d'une charmante rédactrice, en plus d'avoir le plaisir de dîner en compagnie de l'équipe du film Saipan. Le courant est tout de suite passé ! 

Nous avons sympathisé au point de nous revoir le lendemain matin, tout naturellement à l'issue de la projection de leur long-métrage. Ce sont exactement ces moments humains et partagés que j'espère de tout coeur pouvoir revivre. 

Année après année, la programmation brille par sa richesse, sa diversité et sa pertinence. C’est sans aucun doute mon rendez-vous cinéma favori. Ce festival réussit le pari de mettre en lumière la culture britannique et irlandaise que j’affectionne tant. Je ne vois pas le temps passer devant ces courts et longs-métrages captivants, qui dépeignent avec justesse les dualités historiques, l'actualité politique ou les mouvements sociaux profonds de ces pays.

Mon coup de coeur du festival :

Synopsis : Cinq amis. Cinq vies. D'innombrables espoirs. Patrick, Shiv, Rian, Oli et Conor ont grandi à Birmingham. Ils jouaient ensemble, séchaient les cours ensemble et rêvaient ensemble du futur. Aujourd'hui, ils ont trente ans et sont rattrapés par le quotidien. Seul Rian a quitté la ville et fait fortune à Londres. Quand il revient s’installer à Birmingham, les secrets enfouis refont surface.

Quand on va en festival, on découvre beaucoup de films. Il y a ceux qu’on attend et qu’on est à peu près certain·e d’aimer, parce que le sujet nous parle déjà ou que les membres de l’équipe nous ont séduits. Il y a ceux qu’on découvre sans vraiment accrocher, et qu’on ne reverra peut-être jamais. Il y a ceux qui nous plaisent immédiatement, au point qu’on espère les voir sortir en salle prochainement. Et puis, il y a ceux qui nous marquent profondément, qui nous bouleversent, voire qui nous changent presque. Je vois les immeubles tomber comme la foudre fait partie de cette dernière catégorie. On pourrait parler des heures de la qualité du film, de ses acteur·ices exceptionnels, qui habitent leurs rôles avec une justesse remarquable. 

Mention spéciale à Anthony Boyle, qui interprète Patrick avec une justesse inouïe. On pourrait également parler de la photographie du film ou de cette métaphore des immeubles qui s’effondrent, à l’image d’un système imparfait, fissuré de toutes parts. Mais parler des heures ne suffirait jamais à rendre compte de la puissance de ce film. Et la rédaction n’est pas la seule à avoir été conquise : le long métrage a également été récompensé au Festival de Dinard, où il a remporté le Hitchcock d’Or Ciné+ OCS. Le public aura la chance de découvrir ce film en salle dès le mois de décembre prochain. Et croyez-moi, il mérite toute votre attention.

Aline Minchella