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affiche Une rencontre

Une rencontre

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Un film de Lisa Azuelos,
Avec Sophie Marceau, François Cluzet, Lisa Azuelos,

Genre : Comédie romantique
Durée : 1h21
France

En Bref

Leur histoire pouvait commencer ce soir là, deux âmes perdues dans le cœur de la foule qui se reconnaissent et s’attrapent du bout du cœur. Deux regards se croisent, s’enlacent, se reconnaissent, tissent les méandres de lendemains où l’absence se brise sur les récifs d’un amour éternel. Ils décident de laisser le hasard jouer sa petite musique, le destin prendre les cartes en mains. Elle soigne ses blessures d’un amour déçu, papillonne dans les bras d’un homme plus jeune dans l’attente.

Elsa possède un principe : on ne brise pas un couple. Lui, avocat brillant fidèle à Anne et ses enfants depuis 15 ans, sans que le temps n’effrite les sentiments. Pierre préfère l’oublier, mais quand l’image de l’autre s’ancre au vieux port des habitudes, le hasard les principes ne pèsent pas lourd dans la balance du destin. Ils se croisent de nouveau, s’effleurent, s’accrochent, jettent l’ancre dans la crique arc en ciel des désirs. Ils résistent, éloignent les tempêtes de leur corps frémissants, soignent leur regret ailleurs, mais sans cesse reviennent. Ils sont guidés par une force plus forte, résisteront-ils à leur passion tsunami brisant la vie d’hier ou prendront-ils la voie de la sagesse, une rencontre sans lendemain, sans promesse.

Après un intermède américain avec Lol, version US où nous pensions l’avoir un peu perdue, Lisa Azuelos nous revient avec ses histoires accroche-cœur, prenant notre quotidien pour inspiration. Elle s’intéresse à cette rencontre, ce moment où un couple peu basculer dans les cris et déchirements. Sophie Marceau donne corps et âme à ce personnage d’Elsa, heureuse malgré son divorce. Elle croise le grand amour incarné par François Cluzet. Ils laisseront le choix au hasard malicieux, il les bouscule, les pousse à la faute. Le film joue parfois de l’onirisme pour renforcer son discours et égarer le spectateur sur la route à prendre. La même question hante le coeur du récit, le grand Amour existe-il deux fois et peut-on tout briser pour une nouvelle aventure ?


Leur histoire pouvait commencer ce soir là, deux âmes perdues dans le cœur de la foule qui se reconnaissent et s’attrapent du bout du cœur. Deux regards se croisent, s’enlacent, se reconnaissent, tissent les méandres de lendemains où l’absence se brise sur les récifs d’un amour éternel. Ils décident de laisser le hasard jouer sa petite musique, le destin prendre les cartes en mains. Elle soigne ses blessures d’un amour déçu, papillonne dans les bras d’un homme plus jeune dans l’attente.

Elsa possède un principe : on ne brise pas un couple. Lui, avocat brillant fidèle à Anne et ses enfants depuis 15 ans, sans que le temps n’effrite les sentiments. Pierre préfère l’oublier, mais quand l’image de l’autre s’ancre au vieux port des habitudes, le hasard les principes ne pèsent pas lourd dans la balance du destin. Ils se croisent de nouveau, s’effleurent, s’accrochent, jettent l’ancre dans la crique arc en ciel des désirs. Ils résistent, éloignent les tempêtes de leur corps frémissants, soignent leur regret ailleurs, mais sans cesse reviennent. Ils sont guidés par une force plus forte, résisteront-ils à leur passion tsunami brisant la vie d’hier ou prendront-ils la voie de la sagesse, une rencontre sans lendemain, sans promesse.

Après un intermède américain avec Lol, version US où nous pensions l’avoir un peu perdue, Lisa Azuelos nous revient avec ses histoires accroche-cœur, prenant notre quotidien pour inspiration. Elle s’intéresse à cette rencontre, ce moment où un couple peu basculer dans les cris et déchirements. Sophie Marceau donne corps et âme à ce personnage d’Elsa, heureuse malgré son divorce. Elle croise le grand amour incarné par François Cluzet. Ils laisseront le choix au hasard malicieux, il les bouscule, les pousse à la faute. Le film joue parfois de l’onirisme pour renforcer son discours et égarer le spectateur sur la route à prendre. La même question hante le coeur du récit, le grand Amour existe-il deux fois et peut-on tout briser pour une nouvelle aventure ?

 Dès le début il ne fait aucun doute que Pierre et Elsa s’accordent comme ces âmes errantes de vie en vie pour finir par se retrouver. Lisa Azuelos piège le spectateur en empathie avec ces deux là, ils ne souhaitent qu’une chose, qu’ils franchissent le pas. Elle ne charge pas le portrait d’un côté comme d’un autre. Pierre est heureux dans sa vie de couple, père exemplaire, mari idéal, pourquoi briser ce bonheur parfait ? Nous voilà donc prisonniers, emportés par les mêmes sentiments que notre amant. Comme lui, nous aimerions succomber au charme de Sophie Marceau, mais nous ne cèderons pas aux chants des sirènes.

De même la femme de Pierre se doute que se joue une partie importante et ne prend pas la voix de la  jalousie. Le film prend plus de couleur, se démarquant des images habituelles pour garder celle du quotidien. C’est avec subtilité qu’elle montre à Pierre ce bonheur qu’il possède et risque de perdre pour une histoire inconnue. En face, Elsa mène une bataille intérieure entre ses principes, une histoire pleine de promesses, et les sentiments  déraisonnables, petites canailles malicieuses.

Le film oscille entre nos envies, nos souhaits, nos sens affolés par le regard, la caresse de l’autre et la raison. C’est en prenant ce parti que Lisa Azuelos propose un nouveau regard sur le couple plus ancré dans la réalité. Le suspens est bien de savoir s’ils basculeront ou pas. De même elle laisse la lumière les frôler, toujours en fond cette porte lumineuse conduisant à un paradis qu’ils auront la force de franchir ou pas. Un peu comme ce tunnel où brille la lumière blanche, derrière il abandonne une vie aux pleurs des vivants et devant une autre pleine de promesse. Notre karma est bien de nous affranchir de ce cercle pour trouver l’éveil. 

Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.35, Format DVD-9,
Langues Audio : Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : aucun
Edition : Pathé Vidéo

aucun bonus

Ciné Région : Vous disiez tout à l’heure que vous seriez Pierre, vous pouvez développer ?

Lisa Azuelos : La vérité c’est que je suis un petit peu tous les personnages de mes films à chaque fois donc je suis même les adolescentes dans le film… Mais c’est vrai que je suis très touchée par le personnage de Pierre parce que ça m’est arrivé d’être en relation avec quelqu’un et de rencontrer quelqu’un d’autre et d’avoir à choisir ou pas. Ca tombe ici sur l’homme mais ça peut tomber sur la femme et la situation qu’il vit me touche vraiment. De plus, comme je ne suis pas un homme et que j’ai du m’identifier à lui pour écrire, ça a demandé un peu plus de compassion que sur les femmes, il faut inventer quelque chose qui est aussi un ressenti.

C.R : Ca vous touche particulièrement parce qu’il résiste ?

L.A : Non, ça me touche particulièrement parce qu’il essaye de combiner des choses qui ne sont pas combinables et ce sont ces situations là qui me touchent dans la vie. Lorsqu’on essaye de ne pas trahir les autres et de ne pas se trahir soi-même. On n’est pas obligé de devoir faire des compromis tout le temps, on peut se retrouver dans des solutions où tout le monde gagne.

C.R : Parmi vos sources d’inspiration pour ce film il y a le sixième conte moral d’Eric Rohmer, L’amour l’après-midi.

L.A : Oui, en fait c’est un film que j’ai vu il y a longtemps et que j’ai revu il y a deux ans et je me suis dit, c’est fou comme dans les années 60-70 on s’occupait des couples, des petites histoires où les gens se rencontraient, se mariaient et ça faisait un film. Aujourd’hui on a l’impression qu’il en faut beaucoup plus pour faire un film alors que je trouve que déjà ça c’est énorme. Et donc, partant de ce film, j’avais envie de faire la version un peu moderne d’un adultère parce qu’un adultère dans les années 70, ce n’est pas la même chose qu’aujourd’hui et en même temps ça reste la même chose.

C.R : C’est un adultère moral ?

L.A : Non, ça fait pas mal de temps qu’on me demande justement : c’est quoi tromper ? C’est quoi l’adultère ? Et j’y ai trouvé une réponse figurez-vous qui m’arrange. La question c’est : est-ce que quelqu’un qui couche avec une autre personne une nuit en dehors du mariage, qui ne se rappelle même pas de son prénom et qui rentre le lendemain sans rien dire a vraiment trompé son mari ou sa femme ? Moi je ne suis pas sûr qu’on puisse dire que ce soit tromper. En tout cas, à mon sens, pas tant que ça. Par contre, quelqu’un qui en aime un autre en secret mais qui ne couche pas forcément avec, c’est tout de même une tromperie. Ca n’a pas forcément à voir avec la consommation physique. Ce qui est important surtout, c’est de ne pas se mentir.

C.R : Est-ce que ce n’est pas osé aujourd’hui de montrer un couple qui tient quand même ?

L.A : Ah oui mais si je ne fais pas des films pour que soit un peu osé, ça ne servirait à rien. Et puis, je trouve que cette histoire tient le coup si le couple est heureux. Sinon, évidemment, on part avec Sophie Marceau, il n’y aucune raison de ne pas y aller. Le challenge du film, c’était que quand on le voit avec elle, on pense qu’il devrait être avec elle et quand on le voit dans sa famille, on se dit qu’en fait il doit rester, qu’il est bien. Et que du coup, on soit comme lui, qu’on n’arrive pas à choisir.

C.R : C’était votre choix de couple dès l’écriture François Cluzet et Sophie Marceau ?

L.A : Oui j’avais envie d’un couple de comédiens forts qui ne s’étaient jamais rencontrés dans d’autres films, qui appartiennent à deux cinémas différents et j’avais envie de les réunir comme dans le film : tout à coup ces deux personnes qui n’étaient pas faites pour se rencontrer se croisent. François a une telle capacité à tout jouer, j’aimais bien le fait que ce soit justement son premier rôle de beau gosse, de jeune premier. Et puis Sophie, c’est un peu ma petite chouchoute donc voilà.

C.R : Après Lol, vous aviez encore envie de traiter de relation mères/ados ?

L.A : Je trouve ces relations magnifiques. Je ne suis pas quelqu’un qui a beaucoup d’imagination non plus donc je me nourri de ce que j’ai à la maison, pour l’instant j’en ai plein des ados. Après, bientôt, ils seront partis et là je raconterai des histoires de femme qui doit vivre une vie quand les enfants sont partis. Voilà, je vous le dis à l’avance.

C.R : C’est important pour vous d’arriver à faire une romcom à deux ?

L.A : C’est mon premier film où il n’y a pas de bandes et je l’ai trouvé super facile à tourner. C’était vraiment les vacances pour moi de ne me concentrer que sur deux personnes, j’ai adoré. Je pense d’ailleurs que dans le prochain, il sera tout seul carrément.

C.R : Un mot sur votre aventure américaine avec Lol USA.

L.A : J’ai la chance de rêver ma vie et après, de faire en sorte qu’elle m’arrive et c’était mon rêve, Hollywood c’était mon rêve et surtout de rencontrer Demi Moore et de travailler avec elle.

C.R : Est-ce que vous vous êtes amusé à imaginer des acteurs américains pour Une rencontre ?

L.A : Oui, bien sûr. Je pense que ce serait Cate Blanchett, Colin Firth et Kate Winslet. Voilà. Mais bon s’il y a Hugh Grant ou Georges Clooney, c’est bien aussi.

C.R : Votre personnage de la femme a tout deviné mais ne reproche rien, elle n’a pas d’agressivité du tout, elle a une certaine bravoure quand même.

L.A : Je pense qu’être marié avec un homme depuis 15 ans, il n’y a pas plus brave. Elle est quand même surentrainée à la bravoure et lui aussi d’ailleurs et elle sait ce qu’ils ont. Un cheval qui est blessé à la bouche, on ne va pas lui tirer sur le mord. Disons que c’est important dans ces cas là de lâcher la bride et d’avoir confiance en l’amour qu’on se porte l’un l’autre et de laisser les gens libres. Elle a un deuil à faire et elle a à se montrer sous son meilleur jour donc je pense qu’elle est brave mais elle est aussi très stratège.

 Interview réalisé par Patrick Van Langhenhoven retranscrit et mis en forme par Eve Brousse

Fiche Technique :

  • Réalisation : Lisa Azuelos
  • Scénario : Lisa Azuelos
  • Photographie : Alain Duplantier
  • Montage : Stan Collet et Karine Prido
  • Musique : My Melody
  • Producteur : Lisa Azuelos et Julien Madon
    • Coproducteur : Romain Le Grand
    • Producteur associé : Florian Genetet-Morel
  • Production : Bethsabée Mucho, Pathé et TF1 Films Production
    • Coproduction : Movie Pictures et Chaocorp
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Pays d'origine : rapeau de la France France
  • Genre : Film d'amour
  • Durée : 81 minutes

Distribution

  • Sophie Marceau : Elsa
  • François Cluzet : Pierre
  • Lisa Azuelos : Anne
  • Alexandre Astier : Eric
  • Arthur Benzaquen : Julien
  • Jonathan Cohen : Marc
  • Niels Schneider : Hugo
  • Stéphanie Murat : Valérie
  • Olivia Côte : Caro
  • Syrus Shahidi : un ami de Julien
  • Lily Taïeb : Lili
  • Jules Benchetrit : Louis
  • Tatiana Khayat : Lola
  • Stylane Lecaille : Ben
  • Thaïs Alessandrin : Jeanne