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affiche Une Intime Conviction

Une Intime Conviction

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Un film de Antoine Raimbault ,
Avec Marina Foïs, Olivier Gourmet, Laurent Lucas,

Genre : Drame psychologique
Durée : 1h50
France

En Bref

Tout tient à un matelas jeté pour qu’un homme se retrouve sur le banc des accusés. Nora ne croit pas en la culpabilité de Jacques Viguier, jugé en appel lors d’un second procès. Dans son intime conviction, sûre de son innocence, elle décide de tout faire pour l’aider. Elle persuade un ténor du barreau de prendre l’affaire en main. Peu à peu ils vont découvrir des failles, des oublis comme ces écoutes n’ayant pas fait l’objet d’une vérification rigoureuse. Nora s’attelle à cette tâche pendant que l’avocat mène la lutte au sein du prétoire. Ils auront fort à faire car tout accuse cet homme silencieux et un couple en bout de course. Animée par sa quête d’innocence, Nora ira jusqu’au bout. Habité par la certitude que le doute doit profiter à l’accusé Éric Dupont Moretti ira jusqu’au bout. Nora n’hésite pas à sacrifier sa vie de famille et son boulot pour que la justice triomphe. C’est toute la justice de notre pays qui défile sous nos yeux avec ses bons et ses mauvais côtés. Messieurs les jurés, nous vous attendons dans votre intime conviction, coupable ou innocent ?


La France se passionne pour l’affaire de cette mère de famille toulousaine disparue mystérieusement et le procès de son mari, Jacques Viguier, coupable idéal. Antoine Raimbault s’inspire du procès en appel pour examiner la justice sous toutes ses facettes. Il invente le personnage de fiction de Nora pour explorer les zones d’ombre et pointer les failles du système. Il évite tous les écueils du film judiciaire, le parti pris, l’excès de zèle de certains personnages, et le côté spectaculaire. Au contraire, chaque protagoniste permet de mettre en avant et d’examiner la justice sous tous les angles, bons et mauvais. Le film de procès est un genre peu couru chez nous. À l’inverse, il passionne les Américains. Les plus emblématiques restent 12 hommes en colère, le Verdict, L’idéaliste, les adaptations des romans de John Grisham et les séries télé de Dick Wolf entre autres.

Le cinéma français s’intéresse peu au film judiciaire. Nous citerons La Vérité, Music Box, l’affaire Dominici, Chiens perdus sans collier, Le procès de Jeanne D’Arc, Le septième juré, Nous sommes tous des assassins, Présumé Coupable. C’est dans cette lignée qu’Antoine Raimbault inscrit Une intime conviction. Avec minutie, il pointe le doute qui plane, qui doit servir l’accusé, le manque de preuves et certains aspects absurdes, pour ne pas dire kafkaïens, comme le démontrent les écoutes de l’amant. Ce dernier semble tout faire pour que Jacques Viguier soit accusé. Raimbault  prend pour base les éléments du procès, s’approchant du documentaire par sa véracité et restant dans la fiction par le jeu des acteurs.

Marina Foïs prouve une fois de plus ses capacités à tout interpréter, et Olivier Gourmet campe un Eric Dupont Moretti crédible. Il compose une figure qui est un mélange du travail du comédien et de l’image médiatique. Le tout défile avec ses moments de suspense, d’interrogation sur le sens de la justice, et ces passages incontournables où chacun se remet en question. C’est un premier long métrage maitrisé et réussi qui annonce un réalisateur de talent à suivre.

Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
Support vidéo :
Langues Audio :
Sous-titres :
Edition :


    Titre original : Ulysse et Mona

    Réalisation : Antoine Raimbault

    Scénario : Antoine Raimbault, Isabelle Lazard et Karim Dridi

    Décors : Nicolas de Boiscuillé

    Costumes : Isabelle Pannetier

    Photographie : Pierre Cottereau

    Montage : Jean-Baptiste Beaudouin

    Musique : Grégoire Auger

    Producteur : Caroline Adrian

    Production : UMedia et Delante Productions

    Distribution : Memento Films Distribution

    Pays d'origine :  France

    Langue originale : français

    Format : couleur

    Genre : Drame

    Durée : 110 minutes

    Dates de sortie : 6 février 2019

Distribution

    Marina Foïs : Nora, le seul personnage fictif du film, tous les autres acteurs incarnant des personnes ayant effectivement participé au procès

    Olivier Gourmet : Éric Dupond-Moretti

    Laurent Lucas : Jacques Viguier

    Jean Benguigui : Maître Szpiner

    François Fehner : président Richiardi

    François Caron : Maître de Caunes

    Philippe Dormoy : l'avocat général

    Jean-Claude Leguay : Maître Debuisson

    Philippe Uchan : Olivier Durandet

    Roger Souza : Jean Viguier

    India Hair : Séverine Lacoste