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affiche Thor le monde des ténèbres

Thor le monde des ténèbres

___

Un film de Alan Taylor ,
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston,

Genre : Science-fiction
Durée : 1h42
États-Unis

En Bref

Au commencement dans les ombres du chaos du monde existait le peuple des Elfes noirs et leur seigneur millénaire, Malekith. Dans une sombre bataille l’opposant à Bor le père d’Odin, il n’hésite pas à sacrifier son peuple. Après la dernière bataille avec les Avengers, Thor ramène les neuf royaumes au calme. Il bannit le mal et revient à Asgard pour prendre place comme digne successeur d’Odin. Il rêve pourtant d’autre chose, de cette femme qui lui a ravi le cœur, Jane Foster.

Il ne souhaite pas régner, mais mener une vie paisible auprès de  sa bien-aimée. Sur terre, Jane découvre la matière sombre de l’univers, l’arme ultime de Malekith, l’Éther. Elle entre en résonnance et en harmonie avec elle, ignorant qu’elle détient une force capable d’anéantir les 9 royaumes et l’univers entier. C’est ce moment que choisit Thor pour revenir et ramener sa bien-aimée au pays des dieux vikings. Hélas, rongé par l’Éther, il reste peu de temps à Jane pour se débarrasser du néant ou mourir. Un temps très compté car, dans l’ombre, Malekith se réveille et convoite la matière destructrice.

Une nouvelle bataille commence dans laquelle le sort de notre univers est en jeu. Pour mener le combat, Thor s’allie au fourbe Loki. Les dieux d’Asgard trouvent dans le dernier elfe noir un ennemi démesuré. Une grande part du plan repose sur la confiance en un frère imprévisible. Loki possède le choix, la fraternité ou le chaos pour profiter des ténèbres et asseoir un nouvel ordre.

Second volet de la saga consacrée à Thor, elle s’inscrit après Avengers et le dernier Iron Man, dans l’esprit actuel qui explore la part noire du monde. Depuis Nolan et son Batman, les réalisateurs n’hésitent plus à donner une part de ténèbres à leur film. Pour le dernier Thor confronté au retour d’un ennemi puissant en quête d’une anti matière capable d’anéantir les 9 royaumes, l’enjeu se révèle évident. Entre bien et mal, lumière et ténèbres, nous devrons accomplir des actes de bravoure pour donner un sens à notre univers. Alan Taylor privilégie l’action, dans une grande saga épique, non dénuée d’un discours sur le mensonge, la fourberie avec Loki, l’apparence, et le bien et cette fois le film est peut-être un peu moins manichéen que le laissent voir les apparences. C’est d’abord un bon film d’action qui marque un point de passage.


Au commencement dans les ombres du chaos du monde existait le peuple des Elfes noirs et leur seigneur millénaire, Malekith. Dans une sombre bataille l’opposant à Bor le père d’Odin, il n’hésite pas à sacrifier son peuple. Après la dernière bataille avec les Avengers, Thor ramène les neuf royaumes au calme. Il bannit le mal et revient à Asgard pour prendre place comme digne successeur d’Odin. Il rêve pourtant d’autre chose, de cette femme qui lui a ravi le cœur, Jane Foster.

Il ne souhaite pas régner, mais mener une vie paisible auprès de  sa bien-aimée. Sur terre, Jane découvre la matière sombre de l’univers, l’arme ultime de Malekith, l’Éther. Elle entre en résonnance et en harmonie avec elle, ignorant qu’elle détient une force capable d’anéantir les 9 royaumes et l’univers entier. C’est ce moment que choisit Thor pour revenir et ramener sa bien-aimée au pays des dieux vikings. Hélas, rongé par l’Éther, il reste peu de temps à Jane pour se débarrasser du néant ou mourir. Un temps très compté car, dans l’ombre, Malekith se réveille et convoite la matière destructrice.

Une nouvelle bataille commence dans laquelle le sort de notre univers est en jeu. Pour mener le combat, Thor s’allie au fourbe Loki. Les dieux d’Asgard trouvent dans le dernier elfe noir un ennemi démesuré. Une grande part du plan repose sur la confiance en un frère imprévisible. Loki possède le choix, la fraternité ou le chaos pour profiter des ténèbres et asseoir un nouvel ordre.

Second volet de la saga consacrée à Thor, elle s’inscrit après Avengers et le dernier Iron Man, dans l’esprit actuel qui explore la part noire du monde. Depuis Nolan et son Batman, les réalisateurs n’hésitent plus à donner une part de ténèbres à leur film. Pour le dernier Thor confronté au retour d’un ennemi puissant en quête d’une anti matière capable d’anéantir les 9 royaumes, l’enjeu se révèle évident. Entre bien et mal, lumière et ténèbres, nous devrons accomplir des actes de bravoure pour donner un sens à notre univers. Alan Taylor privilégie l’action, dans une grande saga épique, non dénuée d’un discours sur le mensonge, la fourberie avec Loki, l’apparence, et le bien et cette fois le film est peut-être un peu moins manichéen que le laissent voir les apparences. C’est d’abord un bon film d’action qui marque un point de passage.

Thor le monde des ténèbres se propose d’explorer notre part noire, l’ombre qui se dessine dans notre esprit de lumière. La part de nuit des dieux du Walhalla est incarnée par les elfes noirs. Ils vouent leur vie aux ténèbres du commencement. Ils nous ramènent à l’origine du monde et cette nuit sombre où le néant, le premier soubresaut, enfante l’univers. Pour Malekith, les neuf royaumes retourneront à leur origine pour qu’un monde nouveau puisse prendre naissance. Il s’inscrit dans l’idée d’une anarchie basique, mettre la société à terre pour la reconstruire en s’émancipant de tout ce qui fut. Odin, Loki, Thor et Jane se placent dans cette perspective avec, chacun, une motivation différente.

Pour Odin, suite à une tragédie que nous ne dévoilerons pas, il faut une fois pour toutes éradiquer la menace. Il n’accepte pas d’autre solution pour son fils que de le remplacer sur le trône. Il rejoint la tradition où le roi cède son royaume au fils ainé, pour  se retirer et méditer sur le monde. Nous revenons au pouvoir usant, rongeant l’individu. Il perd son objectivité, ne possède plus la même fougue ni la même réactivité qu’autrefois. Vient le temps de rentrer dans l’ombre pour s’apaiser, se fondre dans le cœur de l’univers.

Loki reste le dieu manipulateur, fourbe, nécessaire à l’avancée de la société par  le chaos qu’il apporte. Nous ne sommes jamais certains de ses motivations, désire-t-il le pouvoir pour la puissance ou pour  bâtir une ère  nouvelle ? Révolutionnaire ou profiteur assoiffé de puissance, c’est toute l’ambigüité qui rend le personnage intéressant. Le réalisateur joue avec celle-ci entre humour et fausses pistes.

Thor rêve de paix après la bataille, un peu comme Scylla, une fois les royaumes revenus au calme. Il souhaite retrouver sa bien-aimée Jane et vivre en paix. C’est le super héros qui agit pour le bien du monde, débarrassé de la soif du pouvoir. Il représente l’icône du roi juste et bon, agissant avec sagesse et amour. Le réalisateur joue sur l’alliance de Loki et son frère, si nous connaissons les motivations du dieu au marteau, nous sommes toujours dans l’entre-deux sur celles du dieu de la manipulation et du chaos.

Dans ce dernier volet, Loki vole la vedette à Thor, apparaissant plus en demi-teintes et nuances que nous ne le pensions. La relation père et fils tient une place particulière. Comment mon père peut-il me reconnaître ? Jane Foster prend une place plus importante. Elle détiendra même un pouvoir, encore plus grande que Thor. Cela l’aide à mieux comprendre Thor et ses responsabilités.

 Enfin, l’aspect humour est apporté par l’assistante de Jane et un nouveau venu. Ils forment un duo en contrepoint de l’aspect sombre, intéressant. Il manquait un électron fou. Le professeur, comme Loki, se trouve entre folie et clairvoyance de la catastrophe imminente. Les braves gens ne veulent pas entendre la vérité sur la fin du monde. Nous touchons un aspect de notre société et de la crise actuelle, refondation pour certains, simples remous pour d’autres.

Nous le voyons bien, Thor le monde des ténèbres propose d’abord un film à grand spectacle et divertissant. Il soulève aussi un certain nombre de questions sur notre société. Il rejoint l’univers des comics, n’oublions pas que Thor est un super héros secondaire dans le cœur des fans. Il possède son cercle d’aficionados, mais par rapport aux Xmen, le surfer d’Argent et même peut être le DC Strange, il n’arrive pas en tête. Cela n’en fait pas un personnage moins intéressant et Marvel ne se trompe pas en lui donnant une saga. La mise en scène d’Alan Taylor s’appuie sur le divertissement et remplit son contrat. Elle ne sort pas des cadres du film d’action, mais reste honnête et au service de son récit. Beaucoup de pyrotechnie, d’effets spéciaux, avec quelques scènes inspirées par les grandes sagas actuelles. S’il ne bouscule pas les codes,  il les utilise à bon escient pour valoriser son histoire comme dans le Trône de fer ou autres productions télé.

Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.40, Format DVD-9
Langues Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Edition : Disney Vidéo

Bonus:

Premières images : "Captain America - Le soldat de l'hiver"
"Jane découvre l'Ether"

Bonus BR:

Commentaire audio d'Alan Taylor, Kevin Feige (prod.), Tom Hiddleston et Kramer Morgenthau (chef op.)
2 reportages :
- "Deux frères : Thor et Loki"
- "La musique Brian Tyler"
6 scènes coupées ou rallongées :
- scène de la fête rallongée
- "Jane découvre le pouvoir de l'Ether"
- "Loki, le premier Avenger"
- "Thor et Frigga parlent à Loki"
- "Les Elfes Noirs préparent la bataille"
- scène rallongée sur Vanaheim
Édition unique Marvel : "Longue vie au Roi"
Bêtisier
Premières images : "Captain America - Le soldat de l'hiver"