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affiche Suez

Suez

___

Un film de Allan Dwan ,
Avec Annabella, Tyrone Power,

Genre : Historique
Durée : 1h33
États-Unis

En Bref

Allan Dwan appartient à ces réalisateurs reconnus souvent pour leur savoir-faire et une filmographie importante du muet au parlant, l’histoire lui attribue 1800 films. Souvent considérée comme la plus importante, elle couvre tous les genres. Il commence comme ingénieur inventeur de nombreux brevets techniques. Il passe vite de l’autre côté de la caméra et devient l’un des pionniers du genre en transformant aussi bien la technologie que le fond et la forme.

Suez raconte l’histoire de Ferdinand de Lesseps, diplomate et dandy parisien qui se retrouve consul au Caire. Ce sont d’abord les années parisiennes au sein de la Cour avec la belle Eugénie qui lui préfère les bras de l’empereur. Son poste de consul lui offre l’occasion de soigner son chagrin loin de la belle De Montijo devenue impératrice. C’est en orient, au pays des sables et des reines de Saba, qu’il croise la route de la douce Toni. Première scène de chemisier mouillé et de bain forcé qui noue des liens entre la jeune amoureuse et le consul encore dans les vapeurs de sa belle Parisienne.

C’est la découverte d’un monde mystérieux et magique rempli des sables du désert et de l’orientalisme des années 1800, porté par les peintres pompiers. Il en revient avec une idée folle, creuser un canal entre la Méditerranée et la mer Rouge. Napoléon devient empereur et la belle Eugénie se souvient du beau Ferdinand. Elle l’aide à obtenir des fonds pour son projet, souvent au bord du gouffre. C’est ainsi que démarre la grande aventure d’un projet fou que les Anglais tentent de saborder pour finir par appuyer le dernier coup de pioche.


Suez raconte l’histoire de Ferdinand de Lesseps, diplomate et dandy parisien qui se retrouve consul au Caire. Ce sont d’abord les années parisiennes au sein de la Cour avec la belle Eugénie qui lui préfère les bras de l’empereur. Son poste de consul lui offre l’occasion de soigner son chagrin loin de la belle De Montijo devenue impératrice. C’est en orient, au pays des sables et des reines de Saba, qu’il croise la route de la douce Toni. Première scène de chemisier mouillé et de bain forcé qui noue des liens entre la jeune amoureuse et le consul encore dans les vapeurs de sa belle Parisienne.

C’est la découverte d’un monde mystérieux et magique rempli des sables du désert et de l’orientalisme des années 1800, porté par les peintres pompiers. Il en revient avec une idée folle, creuser un canal entre la Méditerranée et la mer Rouge. Napoléon devient empereur et la belle Eugénie se souvient du beau Ferdinand. Elle l’aide à obtenir des fonds pour son projet, souvent au bord du gouffre. C’est ainsi que démarre la grande aventure d’un projet fou que les Anglais tentent de saborder pour finir par appuyer le dernier coup de pioche.

Nous sommes dans les années trente. Hollywood aime déjà le cinéma catastrophe et les grandes aventures épiques, les personnages hauts en couleur baignés d’un certain romantisme. Ferdinand de Lesseps et son canal deviennent vite incontournables. Allan Dwan montre tout son savoir-faire sur ce film classé comme le 177e incontournable de l’histoire du cinéma. C’est l’occasion de dévoiler tout son sens narratif dans la première partie à la reconstitution historique impeccable. La romance déborde de l’écran puisque c’est sur ce plateau que Tyrone Power et Annabella jouent les Roméo et Juliette.

L’Amérique nous vole notre Greta Garbo mâtinée de Louise Brooks, elle venait juste de tourner Hôtel du Nord. Annabella commence une carrière américaine qui s’achève dans les années cinquante, avant de finir dans sa propriété de Saint-Pée-sur-Nivelle au Pays Basque. Suez bénéficie de cette idylle qui se ressent dans les personnages du film.  Le film comporte de belles séquences. L’ouverture avec le jeu de paume où la caméra passe des joueurs à Napoléon et Eugénie annonçant déjà avec finesse le trio amoureux. L’inoubliable tempête de sable ou Allan Dwan refuse, à raison, de jouer la débauche.

Il dira : « trop de scènes de destruction tuent l’histoire ». Il est visionnaire sur notre époque où le récit étouffe sous la surenchère d’effets spéciaux, San Andréas par exemple. Allan Dwan malgré un noir et blanc désuet, captive le spectateur, le saisit dans un ballet d’émotions avec des effets assez gonflés pour l’époque. Il joue du cadre et de la lumière pour donner du relief à son histoire, petits moments intimes comme le cabinet de voyance côtoyant les grandes envolées plus lyriques. C’est un cinéma  grandiloquent jouant moins de la démesure que Cecil B DeMille. Nous sentons plus l’influence de celui qui modela le jeune ingénieur D. W. Griffith, le maitre du cinéma biblique avec la Naissance d’une nation. Grâce aux éditions Sidonis, c’est l’occasion de revoir ce film qui n’a rien perdu de sa force avec l’âge et dévoile un cinéma populaire et intelligent comme nous aimerions en voir plus souvent aujourd’hui.

Patrick Van Langhenhoven

Extrait : Le masque de fer avec Douglas Fairbanks  d'Allan Dwan
Le masque de fer avec Douglas Fairbanks

Support vidéo : Format 4/3, cinéma respecté 1.33, DVD-9, Film en Noir et Blanc
Langues Audio : Anglais, Français Dolby Digital 2.0 mono
Sous-titres : Français
Edition : Sidonis

Bonus :

 Présentation du film par François Guérif, Yves Boisset, Patrick Brion

Titre : Suez

            •            Réalisation : Allan Dwan

            •            Assistant-réalisateur (non crédité) : Aaron Rosenberg

            •            Scénario : Philip Dunne et Julien Josephson d'après une histoire de Sam Duncan

            •            Dialogues : Stanley Logan (non crédité)

            •            Production : Darryl F. Zanuck, Gene Markey (en) producteur associé

            et Ralph Dietrich  producteur assistant (non crédité)

            •            Société de production et de distribution : 20th Century Fox

            •            Photographie : J. Peverell Marley

            •            Musique : Louis Silvers, Robert Russell Bennett (non crédité),

            Charles Maxwell (non   crédité), Cyril J. Mockridge (non crédité),

            David Raksin (non crédité) et Ernst Toch (non crédité)

            •            Montage : Barbara McLean

            •            Direction artistique : Bernard Herzbrun et Rudolph Sternad (en)

            •            Décorateur de plateau : Thomas Little

            •            Création des costumes : Royer

            •            Pays d'origine :  États-Unis

            •            Format : Noir et blanc - Son : Mono (Western Electric Mirrophonic Recording)

            •            Genre : Film d'aventure, Drame

            •            Durée : 104 minutes

            •            Dates de sortie : France : 21 décembre 1938

Distribution

            •            Tyrone Power : Ferdinand de Lesseps

            •            Loretta Young : Comtesse Eugénie de Montijo

            •            Annabella : Toni Pèlerin

            •            Joseph Schildkraut : Vicomte René De Latour

            •            J. Edward Bromberg : Prince Said

            •            Henry Stephenson : Comte Mathieu de Lesseps

            •            Sidney Blackmer : Marquis Du Brey

            •            Maurice Moscovitch : Mohammed Ali

            •            Nigel Bruce : Sir Malcolm Cameron

            •            Sig Ruman : Sergent Pèlerin

            •            Miles Mander : Benjamin Disraeli

            •            George Zucco : Premier Ministre

            •            Leon Ames : Napoléon III

            •            Victor Varconi : Victor Hugo

            •            Rafaela Ottiano : Maria De Teba

            •            Albert Conti : M. Février

            •            Odette Myrtil : La duchesse

            •            Marcelle Corday : Mme Paquineau

            •            Leonard Mudie : Directeur de campagne

Et, parmi les acteurs non crédités :

            •            Jean De Briac : Un ingénieur

            •            Georges Renavent : Le président de la banque

            •            Michael Visaroff : Le marchand de bijoux