Sweetwater au Nouveau-Mexique pendant la conquête de l'Ouest. Un drôle de shérif arrive en ville pour enquêter sur la disparition du gendre d'un gouverneur. Au même moment Miguel et Sarah qui tentent de cultiver en discrétion leur lopin de terre sont menacés par leur voisin Josiah, un fanatique religieux et raciste.
Les amateurs de westerns traditionnels risquent d'être désarçonnés en découvrant le shérif Jackson, homme de loi intègre mais totalement imprévisible. Ed Harris campe avec un excès délicieux l'un des héros les plus bizarres vus dans un genre habitué à plus de classicisme. Habillé avec des couleurs aussi chatoyantes que Jamie Foxx dans Django Unchained de Quentin Tarantino, l'acteur hurle à la lune et danse comme un pantin désarticulé. Il se livre à une prestation étonnante, quelque part entre le Johnny Depp de Pirates des Caraïbes et un Columbo qui se serait égaré trop loin de chez lui. Jason Isaacs, inquiétant Malefoy Senior dans la série des Harry Potter, n'en fait pas moins en pasteur à la foi douteuse et obsédé par sa table en acajou. Il est un méchant excessif et outré, et c'est assez savoureux. Leur duel, d'abord à distance puis plus frontal est particulièrement décalé. Le couple de fermiers est campé avec plus de retenue par Eduardo Noriega et January Jones même lorsque cette dernière, une ancienne prostituée, se transforme en ange exterminateur. Stephen Root est lui aussi franchement baroque en banquier malhonnête et aussi salace que l'épicier qui aime regarder ses clientes essayer des robes dans sa boutique par un petit trou dans un mur. Il le paiera d'ailleurs assez cher...
Sweetwater au Nouveau-Mexique pendant la conquête de l'Ouest. Un drôle de shérif arrive en ville pour enquêter sur la disparition du gendre d'un gouverneur. Au même moment Miguel et Sarah qui tentent de cultiver en discrétion leur lopin de terre sont menacés par leur voisin Josiah, un fanatique religieux et raciste.
Les amateurs de westerns traditionnels risquent d'être désarçonnés en découvrant le shérif Jackson, homme de loi intègre mais totalement imprévisible. Ed Harris campe avec un excès délicieux l'un des héros les plus bizarres vus dans un genre habitué à plus de classicisme. Habillé avec des couleurs aussi chatoyantes que Jamie Foxx dans Django Unchained de Quentin Tarantino, l'acteur hurle à la lune et danse comme un pantin désarticulé. Il se livre à une prestation étonnante, quelque part entre le Johnny Depp de Pirates des Caraïbes et un Columbo qui se serait égaré trop loin de chez lui. Jason Isaacs, inquiétant Malefoy Senior dans la série des Harry Potter, n'en fait pas moins en pasteur à la foi douteuse et obsédé par sa table en acajou. Il est un méchant excessif et outré, et c'est assez savoureux. Leur duel, d'abord à distance puis plus frontal est particulièrement décalé. Le couple de fermiers est campé avec plus de retenue par Eduardo Noriega et January Jones même lorsque cette dernière, une ancienne prostituée, se transforme en ange exterminateur. Stephen Root est lui aussi franchement baroque en banquier malhonnête et aussi salace que l'épicier qui aime regarder ses clientes essayer des robes dans sa boutique par un petit trou dans un mur. Il le paiera d'ailleurs assez cher...
Après une première demi-heure qui laisse circonspect par son style iconoclaste et les performances outrées des acteurs, la folie furieuse de cette étrange opposition entre deux visages du bien et du mal à peine dissemblables nous contamine insidieusement. Les réalisateurs et frères jumeaux Noah et Logan Miller, qui font une apparition remarquée, se livrent à une réjouissante révision cynique du rêve américain sans oublier de rendre justice à la beauté des décors traversés. Un film libre jusqu'à un art du grotesque assumé dans une sacrée générosité.
Pascal le Duff
Bonus
- La conférence de presse (Festival de Deauville)
- Interviews de l'équipe du film