Cine-Region.fr
affiche Pop Rédemption

Pop Rédemption

___

Un film de Martin Le Gall ,
Avec Julien Doré, Grégory Gadebois, Jonathan Cohen,

Genre : Comédie
Durée : 1h34
France

En Bref

D’ordinaire vilipendé, le monde des métalleux est mis à l’honneur dans le premier long métrage de Martin Le Gaal, Pop Redemption. Un road-movie/film de potes musical qui joue franc jeu et qui tente avec l’air de ne pas y toucher de sortir des clous de la comédie française, mais dont les lacunes scénaristiques et le traitement doucereux viendront mettre des battons dans les roues.

Chaque été, depuis leur adolescence, les « Dead MaKabés » se paient ce qu’ils appellent prétentieusement une "tournée d’été" - quelques concerts dans des festivals du fin fond de l’Europe. Mais, pour ces quatre copains, la crise de la trentaine couve et cette semaine de récréation risque bien d’être la dernière. En route pour le Hellfest, graal des métalleux, ils vont devoir fuir la gendarmerie et jouer un genre de pop Beatles à l’occasion du festival de la fraise de St Peperac. 

Après un générique black & pop qui annonce déjà le ton, le film part sur les chapeaux de roue en insérant sur un ton léger ses quatre marginaux, lors de leur répétition routinière dans la cave du restaurant de Pascal, le batteur. Avec J.P, le bassiste et Erik, à la guitare, il assiste, blasé, aux élucubrations d’Alex, le chanteur et à son entrain fatiguant. Une entrée en matière bien emmenée qui mise tout sur l’originalité toute trouvée du genre musical. Le réalisateur, à qui l’on doit l’idée originale et une partie du scénario, s’amuse continuellement du grand écart entre le black (qu’il a choisi pour être le plus à l’extrême) et la pop. Ce face à face continuel entre atmosphère sombre et démoniaque et teints blafards et la pop avec son imagerie multicolore, ses afficionados exaltés et ses références très appuyées aux Beatles constitue d'ailleurs presque tout le potentiel comique du métrage. Mais Le Gaal a surtout pris soin de faire en sorte qu’on s’attache à ses personnages en les plaçant dans une situation de couple en crise, qui se chamaille puis se remémore les bons moments. En plein questionnement existentiel, les quatre compères se retrouvent confrontés au doute, à la mort, au mensonge et finalement, au choix crucial entre la réalité et la poursuite de ses idéaux, thème central de la besogne.


D’ordinaire vilipendé, le monde des métalleux est mis à l’honneur dans le premier long métrage de Martin Le Gaal, Pop Redemption. Un road-movie/film de potes musical qui joue franc jeu et qui tente avec l’air de ne pas y toucher de sortir des clous de la comédie française, mais dont les lacunes scénaristiques et le traitement doucereux viendront mettre des battons dans les roues.

Chaque été, depuis leur adolescence, les « Dead MaKabés » se paient ce qu’ils appellent prétentieusement une "tournée d’été" - quelques concerts dans des festivals du fin fond de l’Europe. Mais, pour ces quatre copains, la crise de la trentaine couve et cette semaine de récréation risque bien d’être la dernière. En route pour le Hellfest, graal des métalleux, ils vont devoir fuir la gendarmerie et jouer un genre de pop Beatles à l’occasion du festival de la fraise de St Peperac. 

Après un générique black & pop qui annonce déjà le ton, le film part sur les chapeaux de roue en insérant sur un ton léger ses quatre marginaux, lors de leur répétition routinière dans la cave du restaurant de Pascal, le batteur. Avec J.P, le bassiste et Erik, à la guitare, il assiste, blasé, aux élucubrations d’Alex, le chanteur et à son entrain fatiguant. Une entrée en matière bien emmenée qui mise tout sur l’originalité toute trouvée du genre musical. Le réalisateur, à qui l’on doit l’idée originale et une partie du scénario, s’amuse continuellement du grand écart entre le black (qu’il a choisi pour être le plus à l’extrême) et la pop. Ce face à face continuel entre atmosphère sombre et démoniaque et teints blafards et la pop avec son imagerie multicolore, ses afficionados exaltés et ses références très appuyées aux Beatles constitue d'ailleurs presque tout le potentiel comique du métrage. Mais Le Gaal a surtout pris soin de faire en sorte qu’on s’attache à ses personnages en les plaçant dans une situation de couple en crise, qui se chamaille puis se remémore les bons moments. En plein questionnement existentiel, les quatre compères se retrouvent confrontés au doute, à la mort, au mensonge et finalement, au choix crucial entre la réalité et la poursuite de ses idéaux, thème central de la besogne.

Mais sous ces bonnes idées se cachent tout de même une indolence du scénario qui ne passe pas inaperçu — l’humour pince-sans-rire d’Alexandre Astier (Kaamelott) n’aura pas suffit à donner un coup de fouet à l’ensemble. Le traitement bien-pensant et le regard doux porté sans conteste sur tous ses personnages et sur leurs péripéties laissent passer une bonne dose de clichés pour servir une image sympathique et finalement accessible du radical black métal. La narration, qui pose plutôt efficacement l’opposition entre le diktat de la conformité et ces rockeurs qui refusent de passer au stade adulte, tombe pourtant bien vite dans des rebondissements convenus et prend du plomb dans l’aile lorsque vient le temps des considérations sur l’amitié ou la mort. La mise en scène, de son côté, ne fait pas d’étincelles mais place habilement ses références musicales et suit chaque personnage avec justesse. D’autant que le casting, aussi surprenant soit-il, est franchement réussi. Julien Doré fanfaronne et en fait des tonnes mais rentre finalement pas si mal dans ce hard-tendre qui cherche son identité. Autour de lui, Jonathan Cohen et Yacine Belhousse n’ont qu’à faire une grimace avec leur maquillage et leur accoutrement pour susciter le rire et mention spéciale à Grégory Gadebois en gros nounours au look de Viking qui préférerait passer du temps avec sa famille plutôt que de nourrir ce rêve d’ado. Les personnages secondaires ne sont pas oubliés non plus avec une Audrey Fleurot un peu trop mécanique, un Alexandre Astier à la prose « kaamelotesque » et une découverte agréable avec Délia Espinat Dief.

Doucement déjanté, Pop Redemption se révèle à l’arrivée plutôt inoffensif. Filmé avec un premier degré aussi salvateur que gênant, l’ensemble ne tombe jamais dans une parodie lourdingue (redoutée) et diffuse un parfum seventies agréable dans un ton comique frais et décomplexé. On regrette peut-être une certaine acidité ou une une prise de position plus franche qui aurait pu donner une toute autre dimension à ce coup d’essai.

 Eve BROUSSE

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.85, Format DVD-9
Langues Audio : Audiodescription (pour malvoyants) Français Dolby Digital 2.0, 5.1
Sous-titres : anglais
Edition : Gaumont Vidéo

Bonus : 4 modules "backstage" :

- La chanson "Gadebois" - La télécommande à Johnny
- Métal d'avant - Ukulélé  Le 1er court-métrage de Martin Le Gall : "Diva et Pianiste"