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affiche Pirates des Caraïbes  La Vengeance de Salazar

Pirates des Caraïbes La Vengeance de Salazar

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Un film de Joachim Rønning , Espen Sandberg ,
Avec Johnny Depp, Javier Bardem, Brenton Thwaites,

Genre : Film d'aventure
Durée : 2h09
États-Unis

En Bref

Le jeune Henry rêve de sauver un père légendaire qu’il ne connaît pas, victime d’une malédiction aussi profonde que les abysses. Pour lever celle du Hollandais volant et de ses marins, il n’existe qu’un seul moyen, remettre les compteurs à zéro et effacer la dette, grâce au trident magique. Carina Smith, damoiselle au cœur volontaire, ne se laisse pas mener par aucun sacripant, soit-il de la pire espèce. Astronome, femme de science, elle n’a de cesse de percer les mystères de l’univers et entre autres, celui du trident perdu au fond des océans. Il appartenait à Poséidon, maitre des flots, aux origines du monde quand les dieux régnaient sur la boule bleue. C’est en suivant les étoiles que l’on trouvera le centre du monde et que l’on dénouera le nœud de l’affaire. Le sceptre du dieu des abysses permet de lever toutes les malédictions et de relancer la roue du monde.

Il ne manque plus à notre bande de pirates en quête d’un avenir prometteur qu’un sacripant de la pire espèce, Jack Sparrow. C’est en cambriolant la banque du coin qu’il croise la route de Carina. Ils s’embarquent dans un rafiot de fortune le Dying Gull pour changer les revers de fortune qui le prive du fringant Black Pearl et retrouver son aura d’autrefois. Un vent de terreur se soulève et menace de compliquer fortement la belle aventure. Échappé du triangle maudit, un vieil ennemi à la rancune tenace, le capitaine Salazar, cherche Jack pour mettre fin à sa légende. Il faudra tout le courage et la persévérance des pirates, de Carina, Jack et Henry qui rejoint le groupe. Pour que le paysage soit complet, nous rajouterons le capitaine Barbossa, en route lui aussi pour obtenir le trident qui lui accorderait le pouvoir extrême. Des liens sombres et secrets, des filiations entre père et enfants compliquent un rien l’aventure, mais laissent de belles promesses à un nouvel horizon.


Les deux réalisateurs relancent une franchise qui n’était qu’une activité du parc aujourd’hui devenus saga incontournable. Ils prennent la relève avec succès exécutant une alchimie parfaite du film d’action racontant une belle histoire. C’est toujours avec plaisir que nous retrouvons la bande de loups des mers, mélange d’histoire de pirates de notre enfance et de fantastique. Les personnages hauts en couleur, nouveaux ou anciens, comme Carina féministe et mathématicienne dans un monde où l’inquisition règne. Il ne faut pas oublier qu’il y a peu, un certain Galilée fut condamné pour ses idées. A l’époque, le terme de mathématique regroupait plusieurs disciplines, dont l’astronomie et la physique. C’est une façon de rajouter le cachet des sciences, aujourd’hui à la mode, dans les séries populaires. C’est aussi un beau personnage féminin volontaire qui, malgré sa robe et son corset, n’hésite pas à suivre le physique Jack Sparrow dans ses acrobaties.

Cela nous vaut une des premières scènes d’ouverture avec course poursuite à travers la ville, bluffante. Celle d’ouverture du film donne le ton entre lyrisme, filiation, et spectaculaire. C’est la rencontre émouvante d’un jeune garçon et de son père sur le fameux Hollandais volant jaillissant des flots. Tout l’esprit de la saga s’incarne dans ce moment où le passé et le présent se rejoignent. La présence des pères et de la famille n’échappe pas à l’histoire orpheline, en quête de son géniteur où le jeune homme réalise tout pour lever une malédiction qui emprisonne son père. Pour une fois, nous ne contredirons pas son utilisation à de bonnes fins, donnant du relief à l’histoire et faisant apparaître certains personnages sous un autre jour. Le fil de la narration prend le chemin de la quête impossible avec une ombre menaçante. C’est déjà celle que nous retrouvons sur la majorité des autres épisodes. La trame est en général la même, tout en réussissant à nous entrainer dans son rythme et sa faconde pour nous la faire oublier. C’est une formule qui n’est pas près d’être épuisée, la mer recelant bien des secrets.

Pirates des Caraïbes la Vengeance de Salazar marque peut-être le passage entre l’équipe de Jack, Wil, et Elizabeth, et Henry et Carina, Sparrow représentant le lien, pivot central entre les deux. Il fallait un méchant revenu d’entre les morts, le capitaine Salazar, commandant de la flotte espagnole qui mit fin aux invasions pirates. Nous l’imaginons facilement en Capitaine Alatriste des océans, fier et fougueux combattant ne baissant jamais la garde. Il possède une dent de requin sans doute contre Jack Sparrow qui le piège dans le triangle maudit, fantôme condamné à vivre éternellement. Echappé de l’antre des ténèbres, cette autre version du Hollandais volant en veut à Sparrow qu’elle traque sans merci. Le finale nous offre des séquences magnifiques comme un combat sous-marin extraordinaire et surtout des fantômes de capitans espagnols marchant sur les flots comme le Christ. Pour une fois, la 3D offre de magnifiques perspectives de relief à voir en Imax pour un vrai spectacle de cinéma. Si vous attendez la fin du générique, un petit bonus nous montre que l’histoire n’est pas finie.

 Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
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Javier Bardem

Cr : Ce n’était pas difficile avec tout ce maquillage pour votre personnage ?

 Javier Bardem : Il n’y avait rien de vraiment difficile dans ce film. Bien sûr supporter 3 heures de maquillage et porter un masque n’est pas très agréable mais c’était formidable de jouer avec les gens qui ont fait Mad Max et gagné des Oscars. Parfois il fallait beaucoup attendre. C’est comme un manège de Disney ! Ce n’est pas facile (c’est du travail) mais tout le monde autour fait un boulot formidable et les décors sont incroyables. Ils sont source d’inspiration, surtout le bateau. Et bien sûr avoir la chance de travailler avec Jeffrey Rush... rien de difficile là-dedans.

Cr : comment c’est passé la proposition et la composition du rôle ?

  Javier Bardem : Quand on vous passe un scénario, c’est une proposition. Puis on prend cette proposition et c’est une sorte de marché. Il y a des choses que j’aime, d’autres que je n’aime pas. Donc après, on commence la négociation, une négociation créative pour trouver un terrain d’entente. Ça se passe toujours comme ça, sauf quand on vous dit « C’est comme ça, c’est à prendre ou à laisser ». J’ai apporté au personnage sa façon de marcher, en partie sa coiffure, sa rage, l’idée d’un taureau blessé, blessé dans l’arène. Il saigne, il est sur le point de mourir alors il cherche à se venger de ce combat de taureaux, à tuer pour sortir de l’arène. Tout a déjà été joué en termes de personnages. La seule chose que tu puisses faire est d’apporter un petit parfum de nouveauté, une parcelle de ta personnalité qui n’a encore jamais été faite : une petite touche espagnole par exemple ! Du coup c’est la même chose, mais un peu différent. On ne peut rien faire de plus. Il faut rester humble, le faire avec honnêteté. Mais ça dépend vraiment de la matière. Si elle n’est pas riche, il n’y a vraiment rien à faire. J’ai la même façon de travailler sur un blockbuster et un film d’auteur. Bien sûr, dans le premier cas, ce n’est pas simple d’avoir autant de gens autour de soi qui vous scrutent. Au début, j’étais timide, mais à la fin on s’habitue et c’est le même travail, il faut croire à ce que l’on fait.

CR : Est-ce que ce pourrait être le Capitaine Alatriste version marine ?

 Javier Bardem : Je me suis imaginé mon propre capitaine. Il est différent. Il appartient à la mer qui est un monde au-dessus des lois. Il y a un code d’honneur, mais pas de lois, hormis celles qu’on instaure sur le bateau.

Cr : vous avez vu le film fini ?

 Javier Bardem : J’étais époustouflé par le résultat. C’est l’avantage de ce genre de films. On passe 5 mois à tourner sur fond vert et après, on fait une totale confiance. Bien sûr, il y a eu beaucoup d’argent sur la table, mais le résultat est vraiment incroyable.

Interview réalisée par Patrick Van Langhenhoven, merci à Laurence pour la transcription. Et à Françoise Poul pour la correction.

•  Titre original : Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales

    •       Titre français : Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar

    •       Titre québécois : Pirates des Caraïbes : Les morts ne racontent pas d'histoires

    •       Réalisation : Joachim Rønning et Espen Sandberg

    •       Scénario : Jeff Nathanson, d'après les personnages créés par Stuart Beattie, Ted Elliott, Terry Rossio5 et Jay Wolpert

    •       Casting : Nikki Barrett, Susie Figgis et Ronna Kress

    •       Direction artistique : Nigel Phelps

    •       Décors : Tom Nursey, John Dexter, Jacinta Leong, Michael Turner, Beverley Dunn, Shannon Gottlieb et Steve Parsons

    ◦       Superviseur : Ian Gracie

    •       Costume : Penny Rose

    •       Photographie : Paul Cameron

    •       Montage : Roger Barton et Leigh Folsom Boyd

    •       Musique : Geoff Zanelli

    •       Production : Jerry Bruckheimer

    ◦       Producteurs exécutifs : Joseph M. Caracciolo Jr., Chad Oman, Brigham Taylor

    ◦       Producteurs associés : Melissa Reid

    •       Sociétés de production : Jerry Bruckheimer Films et Walt Disney Pictures

    •       Société de distribution : Walt Disney Pictures

    •       Budget : 320 000 000 $6,7

    •       Pays d’origine :  États-Unis

    •       Langue : anglais

    •       Format : Couleurs - 35 mm - 2,35:1 - Son Dolby numérique

    •       Genre : aventure, fantastique

    •       Durée : 129 min environ (2 h 09 )

    •       Dates de sortie : 24 mai 2017

Distribution

    •       Johnny Depp (VF : Bruno Choël) : Capitaine Jack Sparrow

    •       Geoffrey Rush (VF : Philippe Catoire) : Hector Barbossa

    •       Javier Bardem : Capitaine Armando Salazar9

    •       Brenton Thwaites (VF: Gauthier Battoue)  : Henry Turner

    •       Kaya Scodelario (VF : Karine Foviau) : Carina Smyth / Carina Barbossa

    •       Orlando Bloom : Will Turner

    •       Keira Knightley : Elizabeth Swann

    •       Stephen Graham : Scrum

    •       Kevin McNally : Joshamee Gibbs

    •       Martin Klebba : Marty

    •       Golshifteh Farahani3 : Haifaa Meni

    •       David Wenham : John Scarfield

    •       Ben O'Toole : Bourreau britannique10

    •       Alexander Scheer : Capitaine Teague jeune

    •       Adam Brown : Jib

    •       Danny Kirrane : Bollard

    •       Angus Barnett : Mullroy

    •       Giles New : Murtogg

    •       Derloy Atkinson : 

    •       Paul McCartney : Uncle Jack (caméo)