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affiche Orpheline

Orpheline

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Un film de Arnaud des Pallières ,
Avec Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Solène Rigot,

Genre : Drame psychologique
Durée : 1h51
France

En Bref

    La vie n’est pas un conte paisible où les fées se penchent sur le berceau et vous murmurent de doux mots d’amour. C’est une grande farce où la loterie du hasard déploie sa trame et narre les couleurs de l’espérance mâtinées de désespoirs. Parfois les arcs-en-ciel de l’existence jouent une valse à mille temps et à d’autres moments le cœur fragile s’emporte pour des mots d’amour. L’histoire commence dans les violents remous d’une jeune fille prise au piège de ses rêves. Elle trafique pour quelques sous et beaucoup d’espoir. Pourtant hier la petite fille avait des rêves plein la tête, des jeux d’innocence mais la mort s’invite dans la danse pour tout détruire.

L’adolescente se perd dans les bras des rondes infinies ou l’on désespère de vivre, de sourire. On cherche à se noyer, se perdre dans la nuit pour ne plus voir le jour où la mort traçait ses signes noirs. D’aventure en aventure elle finit par disparaître dans le cœur des hommes de passage, des corps qui l’entraînent au loin. Comme la chanson une petite voix lui dit peut-être « garde bien la dernière danse pour moi ». Elle se retrouve sur les champs de course, emportée dans un petit trafic qui rapporte gros mais où l’on finit par se perdre. Plus tard elle tente de construire une vie différente vouée aux autres. Elle s’insère dans le monde,  lui trouve un sens, boucle la boucle des recommencements. Elle s’éveille à une vie de bonheur, avec dans le corps un petit bout de vie qui attend son heure pour recommencer. Il faudra juste briser le cercle maudit pour que la malédiction ne s’acharne pas ou accepter de payer ses erreurs ?


Arnaud des Pallières fait appelle à quatre actrices pour raconter une vie. L’exercice n’est pas évident comme nous le disait la jeune Solène Rigot. Il faut inscrire sa partition dans une symphonie générale, sachant que notre caractère, nos rêves évoluent avec le temps. C’est celui de la toute petite fille, marquée par un drame , à la femme qui finit par briser le cercle de la malédiction. Chacune inscrit sur la route de l’existence sa part de rêve et de bonheur qui parfois lui échappe ou construit les bases d’une maison à venir. Le film commence au milieu de l’histoire avec Adèle Exarchopoulos et s’achève avec Adèle Haenel dans une magnifique séquence de rédemption. C’est l’histoire de toute une vie filmée au cœur du sujet. Entre Claude Lelouch et Stephan Brizé, le réalisateur trouve la juste mesure entre réalité et fiction.

Comme il nous le disait, le film évolue dans sa forme et ses couleurs à chaque fragrance de l’existence qu’il touche. C’est l’espérance plus lumineuse d’une petite fille découvrant le monde au bord de la rivière, image symbolique de ce fleuve qu’elle descendra de sa source jusqu’à l’océan marquant le temps de la vie. C’est la nuit où une jeune adolescente brisée tente de tenir debout dans les lumières creuses de la vie d’une vie qui déjà s’étiole. Solène Rigot apporte au personnage toute l’innocence, la page vierge sur laquelle le monde marquera son désespoir au trait noir. C’est la course folle d’un père qui ne sait plus, ne peut plus. Adèle Exarchopoulos marque le centre de l’histoire quand plus rien ne compte que se laisser porter pour oublier la nuit d’où l’on vient. Le film prend des couleurs particulières, froides pour marquer cette course folle sans but. La fin nous ramène a celle du début, l’espoir est de nouveau dans les cœurs, un miracle arrive. Une vie trouve son équilibre dans le partage aux autres, dans le cœur d’un homme prêt à construire et non plus à détruire.

C’est Adèle Haenel qui achève le voyage et comme le dit la chanson, elle fut longue la route qui me mena vers vous. Nous vous laisserons la surprise du choix final qui nous semble une évidence au regard du passé. C’est la vie, celle que nous menons du premier cri de l’enfance, en jaillissant assoiffé du corps des mères au dernier sanglot quand elle marque le mot fin. Comment tout un chacun, nous sommes marqués par les actes du passé qui construisent notre avenir. Il représente le petit cercle des renaissances où nous nous émancipons de nos désirs pour devenir plus que cosmos, l’infini. C’est un joli film qui parlera à chacun de l’enfance à la dernière aube où l’on regarde le soleil en se demandant surtout si cela valait le coup.

 Patrick Van Langhenhoeven

Note du support : n/a
Support vidéo :
Langues Audio :
Sous-titres :
Edition :


•  Titre : Orpheline

    •       Réalisation : Arnaud des Pallières

    •       Scénario : Christelle Berthevas et Arnaud des Pallières

    •       Sociétés de production : Arte, Les Films d'ici, Les Films Hatari

    •       Sociétés de distribution : Le Pacte

    •       Pays d'origine :  France

    •       Langues : français

    •       Format : couleur HD - 35 mm - 2,35:1 - son Dolby numérique

    •       Genre : drame

    •       Durée : 111 minutes

    •       Dates de sortie : 29 mars 2017

Distribution

    •       Adèle Haenel : Renée (Karine adulte)

    •       Adèle Exarchopoulos : Sandra (Karine adolescente)

    •       Véga Cuzytek : Kiki (Karine enfant)

    •       Solène Rigot : Karine à 13 ans

    •       Jalil Lespert : Darius

    •       Nicolas Duvauchelle : le père de Karine

    •       Gemma Arterton : Tara

    •       Sergi López : Maurice, le peintre

    •       Robert Hunger-Bühler (de) : Lev

    •       Mehdi Meskar : Samy

    •       Karim Leklou : Antonio

    •       Olivier Lousteau : François

    •       Rayan Rabia : Hakim

    •       Nina Mélo : Cindy

    •       Jonas Bloquet: Patrick