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affiche Monuments Men

Monuments Men

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Un film de Georges Clooney,
Avec Georges Clooney, Matt Damon, Bill Murray, Jean Dujardin,

Genre : Guerre
Durée : 1h58
États-Unis

En Bref

« ils venaient de treize pays différents et dans la vie civile ils étaient architectes, conservateurs, historiens de l’art… Leur mission : protéger le patrimoine européen lors de la reconquête alliée et récupérer les milliers d’œuvres d’art saisies par les Nazis. » Robert Edsel.

Le grand débarquement vient d’avoir lieu sur les plages de Normandie, les armées s’avancent à la reconquête du territoire. Dans ce chaos, Frank Stokes attire l'attention du président Roosevelt sur une autre bataille, le pillage des œuvres d’art par les Allemands. Pietà, tableaux de valeur, collections privées ou œuvres du patrimoine, d’immenses convois remontent avant l’hallali vers des lieux secrets. Stokes obtient le feu vert des autorités pour monter une équipe de spécialistes que l’histoire appellera les « monuments men ». Ils viennent d'horizons divers, simples soldats, spécialistes de l’art, conservateurs, parfois trop vieux pour monter au front, les voici lancés dans la guerre. Pendant que James Granger se rend à Paris pour rencontrer une autre figure de la sauvegarde de ce patrimoine, Claire Simone, les six autres entreprennent une véritable enquête pour retracer la route des œuvres et surtout découvrir au cœur de l’Allemagne chaotique où elles sont secrètement gardées. Il leur faut jouer la carte de la vitesse entre les Allemands, les bombardements et une unité russe chargée du même travail. 

 George Clooney, pour sa troisième réalisation, s’inspire toujours de la réalité avec ce film de guerre dans la pure tradition du genre. La grande question qu’il pose est : « peut-on mourir pour des œuvres d’art  ou plutôt pour sauver la mémoire de la civilisation ? » George Clooney choisit de s’inscrire dans la grande tradition du cinéma de guerre, Les canons de Navaronne, La grande évasion, Le pont de la rivière Kwai, et plus qu’Ocean's Eleven. C’est aux 12 salopards que le film s’apparente, même construction, même principe, celui de réunir une pléiade de stars au générique. Le sujet s’inspire des mémoires de Robert Edsel, l’un des monuments men. Il fonctionne parfaitement et offre à chacun dans ce chant choral, une partition où il trouve son heure de gloire. Entre émotion et film de genre, Clooney s’offre un film plus léger mais tout aussi profond sur le sujet que les autres.

 Patrick Van Langhenhoven


« ils venaient de treize pays différents et dans la vie civile ils étaient architectes, conservateurs, historiens de l’art… Leur mission : protéger le patrimoine européen lors de la reconquête alliée et récupérer les milliers d’œuvres d’art saisies par les Nazis. » Robert Edsel.

Le grand débarquement vient d’avoir lieu sur les plages de Normandie, les armées s’avancent à la reconquête du territoire. Dans ce chaos, Frank Stokes attire l'attention du président Roosevelt sur une autre bataille, le pillage des œuvres d’art par les Allemands. Pietà, tableaux de valeur, collections privées ou œuvres du patrimoine, d’immenses convois remontent avant l’hallali vers des lieux secrets. Stokes obtient le feu vert des autorités pour monter une équipe de spécialistes que l’histoire appellera les « monuments men ». Ils viennent d'horizons divers, simples soldats, spécialistes de l’art, conservateurs, parfois trop vieux pour monter au front, les voici lancés dans la guerre. Pendant que James Granger se rend à Paris pour rencontrer une autre figure de la sauvegarde de ce patrimoine, Claire Simone, les six autres entreprennent une véritable enquête pour retracer la route des œuvres et surtout découvrir au cœur de l’Allemagne chaotique où elles sont secrètement gardées. Il leur faut jouer la carte de la vitesse entre les Allemands, les bombardements et une unité russe chargée du même travail. 

George Clooney, pour sa troisième réalisation, s’inspire toujours de la réalité avec ce film de guerre dans la pure tradition du genre. La grande question qu’il pose est : « peut-on mourir pour des œuvres d’art  ou plutôt pour sauver la mémoire de la civilisation ? » George Clooney choisit de s’inscrire dans la grande tradition du cinéma de guerre, Les canons de Navaronne, La grande évasion, Le pont de la rivière Kwai, et plus qu’Ocean's Eleven. C’est aux 12 salopards que le film s’apparente, même construction, même principe, celui de réunir une pléiade de stars au générique. Le sujet s’inspire des mémoires de Robert Edsel, l’un des monuments men. Il fonctionne parfaitement et offre à chacun dans ce chant choral, une partition où il trouve son heure de gloire. Entre émotion et film de genre, Clooney s’offre un film plus léger mais tout aussi profond sur le sujet que les autres.

 Patrick Van Langhenhoven

Commentaire d'Eve BROUSSE :

Avec un casting prestigieux, une intrigue ‘incroyable mais vraie’, une époque spectaculaire et dramatique, Clooney tient en main une mise de départ impressionnante. Sans trop savoir qu’en faire, il manipule son sujet sur un ton léger et sympathique, entre pointe d’humour, franche amitié et un penchant pour le pathos non dissimulé. Dans un déroulement elliptique sans grand suspense, on suit nos valeureux gaillards dans leur chasse au trésor aplanie au sein d’une Allemagne verdoyante aux allemands méprisables qui tirent à côté et qui posent des mines qui n’explosent pas. La tâche est tout sauf gagnée d’avance, et pourtant… nos héros avancent sans difficulté — hormis ça et là quelques pertes humaines (attendez de voir comment notre Dujardin national perd la vie...) ­—, rencontrent les bonnes personnes, perçoivent les indices cachés et sauvent des milliers d’œuvres au nez des russes, eux aussi sur le coup, mais mal intentionnés. Excessivement romancé et décousu, le récit saute de groupe en groupe et tisse des intrigues parallèles sans saveur, dont l’idylle naissante entre Rose Valland, rebaptisée Claire Simone et James Granger. En dehors du fait que cette femme avait assumé publiquement son homosexualité, leur petite complicité a tendance à voiler la valeur réelle de son rôle dans la restitution des œuvres d’art à ses propriétaires. Il en est de même pour un patriotisme américain envahissant qui obscurcit l’implication des autres alliés. Enfin, le pillage des œuvres manque fortement de précisions. Ce qui apparaît dans le film comme un pillage totalement aléatoire, est en réalité très organisé selon un seul critère : être collectionneur juif. Cette notion est presque inexistante dans le récit et si elle paraît évidente, elle aurait mérité tout de même qu’on mette le doigt dessus.

Outre cette tendance aux raccourcis et à l’absence de rythme, Georges Clooney prend un plaisir non dissimulé à diriger son petit groupe où règne une franche camaraderie agréable. Dans cette peinture d’un combat intime, Clooney réalisateur poursuit sa démarche qui soutient et mise avant tout sur la nature humaine et sur sa fiabilité dans des épreuves où la valeur d’une vie est remise en question « Qu’est-ce qu’une vie face à l’héritage de notre civilisation ? ». La mise en scène sans ambages, qui contraste avec le raffinement de ses Marches du Pouvoir, reste pour autant fidèle au ton de l’ouvrage, personnel. Un hommage inégal qui ne fait guère plus que son devoir : honorer son exercice de mémoire (plus ou moins fidèle) et porter des grands noms dans une crédibilité historique toute discutable. En réalité, la valeur ajoutée de son Monuments Men réside essentiellement dans l’intrigue : une épopée qui aurait mérité plus grand, plus beau, plus spectaculaire et plus audacieux qu’un film de potes.

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.40, Format DVD-9,
Langues Audio : Anglais , Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Edition : 20th Century Fox

Bonus:

Scènes inédites

Une femme parmi les "Monuments Men"

Bande-annonce