Cine-Region.fr
affiche Mon Ket

Mon Ket

___

Un film de François Damiens ,
Avec François Damiens , Matteo Salamone, Tatiana Rojo,

Genre : Film d'action
Durée : 1h29
Belgique

En Bref

Dany est un homme sans foi ni loi. Il n’en fait qu’à sa tête, ne se préoccupant, ni des obstacles, ni de l’avis des autres. Nous le découvrons en prison, se comportant comme un parrain et préparant son évasion. En cavale, il s’arrête dans un hôpital pour se faire soigner et se débarrasser de quelques objets encombrants aux urgences. Il retrouve son fils qu’il entraine, comme un compagnon de misère, dans sa valse de marlous. Il a bien l’intention d’inculquer à sa manière quelques notions de l’existence au mioche. Il lui apprend à fumer, à sécher l’école, reluquer les filles et bien d’autres petits bonheurs pour un gamin en pleine croissance. C’est la course poursuite entre un père déglingué et les flics, en compagnie de son enfant où tout est possible. Nous trouverons sur la route le pire comme le meilleur pour que son « ket » devienne un homme. 


Spécialiste de la caméra cachée, François Damiens réussit l’exploit de construire un film sur ce principe. De la prison jusqu’au point de chute final, c’est environ vingt-cinq quidams anonymes qui se font prendre au piège. Il enchaine les situations les plus absurdes et surréalistes, dans l’esprit de la comédie belge. Toutes ces petites perles d’humour donnent un sacré collier qui possède un sens, celui de la vie. C’est le parcours d’un type irresponsable, libre comme l’air, qui comprendra que son gamin à peut-être besoin de plus. Depuis longtemps, il souhaitait aborder le thème de la paternité. Comme il le dit : « C’est un thème qui me touche beaucoup, celui de ces parents et donc des pères qui essaient de faire du mieux possible pour élever leur enfant, mais qui au final font tout le contraire !

Il y a chez eux une vraie volonté de bien faire, mais en les regardant agir, on sait, nous, que ce n’est pas la bonne façon de procéder et qu’évidemment, c’est le gamin qui va morfler ! ». Et à propos de son personnage, il rajoute : « C’est un “baraki”, c’est-à-dire un type sans foi ni loi, complètement en marge des règles de la société. » Il est logique pour ce papa d’inculquer le même sens de l’existence à son rejeton, le libre arbitre sans aucune restriction. La légèreté du film cache une machinerie complexe, pour réussir à piéger les inconnus se retrouvant acteurs malgré eux. C’est d’abord un travail d’écriture précis pour orchestrer un ensemble qui a du sens et qui tienne la route. Il fallait une équipe technique et logistique importante pour gérer le tout avec discrétion et plus de quatre heures de maquillage pour transformer l’acteur. Le film démarre fort dès la première scène, face à un gardien qui tente de calmer un prisonnier fou. Ensuite, la machine prend très vite de la vitesse et nous entraine dans un délire où l’on se demande à chaque séquence comment aller plus loin. Mon ket est bien un film avec une histoire et non une succession de sketches. On s’amuse beaucoup de la dérision du monde quand plus rien ne retient la folie de l’acteur. Cela donne parfois de grands moments quand la réalité dépasse la fiction.

Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
Support vidéo :
Langues Audio :
Sous-titres :
Edition :


    •       Titre original : Mon Ket

    •       Réalisation : François Damiens

    •       Scénario : François Damiens et Benoît Mariage

    •       Décors : Paul Rouschop

    •       Costumes : Cathy Marchand

    •       Photographie : Virginie Saint-Martin

    •       Montage : Isabelle Devinck

    •       Musique : Clément « Animalsons » Dumoulin

    •       Production : Hugo Sélignac, Vincent Mazel et Patrick Quinet

    •       Sociétés de production : Chi-Fou-Mi Productions et Artémis Productions, coproduit par WMG4

    •       Sociétés de distribution : Cinéart (Belgique), Studio Canal (France)

    •       Budget : n/a

    •       Pays d'origine : France,  Belgique

    •       Langue originale : français

    •       Format : couleur

    •       Genre : comédie

    •       Durée : 89 minutes

    •       Dates de sortie : 30 mai 2018

Distribution

    •       François Damiens : Dany Versavel

    •       Matteo Salamone : Sullivan Versavel

    •       Tatiana Rojot : Patience, la femme de Dany

    •       Christian Brahy : le parrain

    •       Serge Hutry : le chef des urgences