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affiche Mandela

Mandela

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Un film de Justin Chadwick,
Avec Idris Elba, Naomie Harris, Tony Kgoroge ,

Genre : Biographique
Durée : 2h19
Afrique du Sud

En Bref

C’est au cœur du pays zoulou que commence l’histoire de Mandela, dans les herbes hautes de la savane où, entre tradition et modernisme, il forgera son âme. Très vite, ses compatriotes feront appel à sa sagacité pour obtenir gain de cause. Il rejoint les rangs de l’ANC (Congrès National Africain) dont il devient le président en 1952. Contre l’Apartheid, il privilégie la désobéissance civile à la violence armée. Face à la pression du monde sur l’Afrique du Sud, à la non-violence comme arme, les Afrikaners ne cèdent rien, au contraire ils intensifient les répressions et humiliations. Convaincu du bien fondé de la non-violence, Mandela tiendra jusqu’en 1961 où il fonde la branche armée de l’ANC, le MK. Arrêté et emprisonné, commence la longue marche, la libération et la réconciliation. Il ne concède rien au président De Klerk et aux Afrikaners, une fois les pourparlers entamés. Le film s’achève sur le pardon par  un Mandela libéré de ses chaines. Il revient à l’esprit de Gandhi après un détour par la violence.

« L’amour vient naturellement au cœur de l’homme » Mandela

Justin Chadwick choisit le chemin d’une réalisation classique pour un sujet qui ne devait pas tomber dans les extrêmes. Il s’attache au cœur de la grande histoire du pays, au pas de l’homme et de ses proches. Ainsi, la place de Winnie Mandela et des compagnons de l’ANC prend toute son importance. Idris Elba compose une figure sage, encore trop sous le poids du mythe vivant. Justin Chadwick évite le pathos, tout en choisissant les moments importants de la vie privée, ses deux mariages, le lien avec son clan, et son implication dans les évènements. Il marque la première pierre posée sur un sujet difficile. Vous en apprendrez plus sur cette figure incontournable de notre époque et son long parcours vers la paix.


C’est au cœur du pays zoulou que commence l’histoire de Mandela, dans les herbes hautes de la savane où, entre tradition et modernisme, il forgera son âme. Nous le retrouvons tout jeune avocat où il défend une bonne, accusée de vol par une lady blanche. Mandela s’appuie sur la mentalité de son ennemi pour faire tomber l’accusation. Sans doute inspiré par Gandhi qui, de 1893 à 1914, élabore en Afrique du Sud les bases et l’application de la non-violence.

Très vite, ses compatriotes feront appel à sa sagacité pour obtenir gain de cause. Il rejoint les rangs de l’ANC (Congrès National Africain) dont il devient le président en 1952. Contre l’Apartheid, il privilégie la désobéissance civile à la violence armée. Face à la pression du monde sur l’Afrique du Sud, à la non-violence comme arme, les Afrikaners ne cèdent rien, au contraire ils intensifient les répressions et humiliations. Convaincu du bien fondé de la non-violence, Mandela tiendra jusqu’en 1961 où il fonde la branche armée de l’ANC, le MK. Arrêté et emprisonné, commence la longue marche, la libération et la réconciliation. Il ne concède rien au président De Klerk et aux Afrikaners, une fois les pourparlers entamés. Le film s’achève sur le pardon par  un Mandela libéré de ses chaines. Il revient à l’esprit de Gandhi après un détour par la violence.

« L’amour vient naturellement au cœur de l’homme » Mandela

Justin Chadwick choisit le chemin d’une réalisation classique pour un sujet qui ne devait pas tomber dans les extrêmes. Il s’attache au cœur de la grande histoire du pays, au pas de l’homme et de ses proches. Ainsi, la place de Winnie Mandela et des compagnons de l’ANC prend toute son importance. Idris Elba compose une figure sage, encore trop sous le poids du mythe vivant. Justin Chadwick évite le pathos, tout en choisissant les moments importants de la vie privée, ses deux mariages, le lien avec son clan, et son implication dans les évènements. Il marque la première pierre posée sur un sujet difficile. Vous en apprendrez plus sur cette figure incontournable de notre époque et son long parcours vers la paix.

Par exemple, la scène où Mandela, jeune avocat, défend une bonne accusée de vol par sa patronne. Il utilise les sous-vêtements et la pudeur catholique extrême de la patronne, en refusant de reconnaître ses dessous affriolants. L’accusation tombe. Cette séquence nous dévoile un Mandela fin tacticien. Nous retrouverons celle-ci dans sa lutte avec l’ANC notamment lors de la désobéissance civile. Elle s’exprime par les passeports brulés en signe de non-violence et de refus d’être marginalisé, marqué. Nous pourrions le rapprocher de la désobéissance de Rosa Parks dans le Bus de Montgomery ou de la marche du sel de Gandhi, brûlant les vêtements de l’occupant anglais. Le film montre bien la volonté de la lutte à s’inscrire dans la non-violence, née en Afrique du Sud quelques années avant la naissance de Nelson. Étape par étape, le réalisateur balise le parcours de Mandela, le basculement dans la lutte armée devant l’obsession de l’état afrikaner à répondre par la violence. Le début dans l’île où ils se retrouvent à casser des cailloux, sous la haine des gardiens. Pendant ce temps, le réalisateur montre le flambeau repris par Winnie Mandela qui continue la lutte pour la fin de l’Apartheid. Les scènes se suivent dans une mise en scène trop sage, trop didactique, sans doute sous le poids de la vénération. I

l n’évacue pas non plus les errances du personnage, mais n’appuie pas assez sur sa face sombre. Nous sommes loin du Gandhi d’Attenborough, mais cela ne fait pas de Mandela un mauvais film, au contraire. Nous découvrons que nous entretenions la flamme d’une icône pour qui la non-violence par exemple était le sommet. Nous comprenons en même temps le basculement à la Che Guevara dans la lutte armée. D’ailleurs les deux personnages, Gandhi, Guevara occupent la même place pour toute une génération, comme Mandela ou le Dalaï-Lama. Nous ne sommes pas à une contradiction près.

Derrière le parcours du grand homme, nous revisitons celui d’un pays et des films comme Cry Freedom, d’Attenborough reviennent à notre mémoire. C’est un film à voir pour mieux comprendre l’importance du combat et de la place qu’occupe Mandela dans le cœur du monde. La dernière partie de sa vie le ramène au pardon et à la non-violence. Il m’évoque ces moines tibétains, qui vous disent que le plus dur, c’est de ne pas haïr votre bourreau. C’est ce que nous retiendrons de Mandela, l’abandon de la haine pour la réconciliation, à voir absolument.

Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.35, Format DVD-9
Langues Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Edition : Pathé vidéo

Bonus aucun et c'est bien dommage.