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affiche Man of Steel 3D

Man of Steel 3D

___

Un film de Zack Snyder ,
Avec Henry Cavill, Amy Adams, Diane Lane, Amy Adams, Diane Lane,

Genre : Science-fiction
Durée : 2h23
États-Unis

En Bref

« Mon père pensait que si les hommes découvraient ma vraie nature ils me rejetteraient. Ils n’étaient pas prêts et vous ? »

C’est un monde à l’agonie, des cités antiques au fond de l’espace, et dans ce crépuscule des dieux, le cri d’un enfant porteur des espoirs et des défaites. Jor-El pense que le temps du départ arrive, que la longue migration d’un peuple commence. Il faut descendre de cet Olympe indestructible qui se meurt pour trouver une autre terre où porter le germe de Krypton. Pour son vieil ami Zod, le temps de la révolte a sonné, le glas des vieillards est venu à terme. Il faut un nouveau sang, un nouveau cercle de jeunes valeurs pour que le monde continue. Est-ce l’épuisement du cœur d’une planète qui étouffe et bientôt se fracassera dans la soif insatiable du toujours plus.

Est-ce un gouvernement immortel qui s’essouffle ? La réponse ne viendra jamais, le monde explose dans jaillissement de feu et de colère, le cosmos, le Mu reprend ses droits et crie à l’infamie. Dans cette dernière bataille, Zod, général corrompu est emprisonné et Jor-El a juste le temps d’envoyer un morceau d’espérance au fin fond de l’univers.

« C’est à toi de décider quel genre d’homme tu veux être, Clark. Quelque soit cet homme il changera le monde » Jonathan Kent

Retour a notre monde, cette petite boule bleue miroitante comme un phare, un corps perdu au cœur de l’océan. Il flotte comme un bois mort au milieu de nulle part. Nous retrouvons l’homme sur les routes, il erre âme solitaire oubliée des hommes, que cache-t-il, quelle faute commise à effacer de sa mémoire. Nous apprendrons par flashbacks qu’il n’est pas d’ici. Enfant recueilli par un couple du Kansas, il porte une croix, des dons qui le rendent différent. Ailleurs, une jeune femme Lois Lane cherche des réponses à qui est cet étrange sauveteur. La journaliste soulève des questions et des réponses qui la mènent à cet homme perdu.

L’heure des choix devient urgente quand, venu du néant, le général rebelle ne pouvant plus atterrir sur son monde perdu. Il en choisit un autre qu’il pourra kryptoformater, la Terre, pour que les enfants du nouveau Krypton trouvent l’air et la pesanteur suffisants à leur maturation. Il est temps pour cet homme de prendre un nom, de trouver sa voie, de choisir entre ses origines et son pays d’accueil, celui où il a bâti sa vie. Les réponses arrivent comme un fleuve furieux, la conscience de son père lui sert de guide, dans ce vaisseau dissimulé au fond de la terre de glace. Superman est enfin prêt, mais quel camp va-t-il choisir, son peuple ou celui qui l’a recueilli et adopté ?


« Mon père pensait que si les hommes découvraient ma vraie nature ils me rejetteraient. Ils n’étaient pas prêts et vous ? »

 C’est un monde à l’agonie, des cités antiques au fond de l’espace, et dans ce crépuscule des dieux, le cri d’un enfant porteur des espoirs et des défaites. Jor-El pense que le temps du départ arrive, que la longue migration d’un peuple commence. Il faut descendre de cet Olympe indestructible qui se meurt pour trouver une autre terre où porter le germe de Krypton. Pour son vieil ami Zod, le temps de la révolte a sonné, le glas des vieillards est venu à terme. Il faut un nouveau sang, un nouveau cercle de jeunes valeurs pour que le monde continue. Est-ce l’épuisement du cœur d’une planète qui étouffe et bientôt se fracassera dans la soif insatiable du toujours plus. Est-ce un gouvernement immortel qui s’essouffle ? La réponse ne viendra jamais, le monde explose dans jaillissement de feu et de colère, le cosmos, le Mu reprend ses droits et crie à l’infamie. Dans cette dernière bataille, Zod, général corrompu est emprisonné et Jor-El a juste le temps d’envoyer un morceau d’espérance au fin fond de l’univers.

« C’est à toi de décider quel genre d’homme tu veux être, Clark. Quelque soit cet homme il changera le monde » Jonathan Kent

Retour a notre monde, cette petite boule bleue miroitante comme un phare, un corps perdu au cœur de l’océan. Il flotte comme un bois mort au milieu de nulle part. Nous retrouvons l’homme sur les routes, il erre âme solitaire oubliée des hommes, que cache-t-il, quelle faute commise à effacer de sa mémoire. Nous apprendrons par flashbacks qu’il n’est pas d’ici. Enfant recueilli par un couple du Kansas, il porte une croix, des dons qui le rendent différent. Ailleurs, une jeune femme Lois Lane cherche des réponses à qui est cet étrange sauveteur. La journaliste soulève des questions et des réponses qui la mènent à cet homme perdu. L’heure des choix devient urgente quand, venu du néant, le général rebelle ne pouvant plus atterrir sur son monde perdu.

Il en choisit un autre qu’il pourra kryptoformater, la Terre, pour que les enfants du nouveau Krypton trouvent l’air et la pesanteur suffisants à leur maturation. Il est temps pour cet homme de prendre un nom, de trouver sa voie, de choisir entre ses origines et son pays d’accueil, celui où il a bâti sa vie. Les réponses arrivent comme un fleuve furieux, la conscience de son père lui sert de guide, dans ce vaisseau dissimulé au fond de la terre de glace. Superman est enfin prêt, mais quel camp va-t-il choisir, son peuple ou celui qui l’a recueilli et adopté ?

 Le dernier Superman n’est ni bon, ni mauvais, ni riche ni pauvre. Pas facile de démarrer par une réponse de normand. Il contient tous les ingrédients à en faire un film culte et en même temps son montage, les pistes soulevées à peine esquissées, donnent un beau corps sans âme. C’est bien de ce petit plus qui vous saisit aux tripes qui lui fait défaut. Il le doit beaucoup à une bataille interminable à la fin qui lasse au bout d’un moment. Un montage avec des flashbacks trop nombreux et mal dispatchés distrait l’attention et ne permet pas d’approfondir les questionnements soulevés. Cette fabrication perturbe le récit. Et la 3D n’apporte rien au récit au contraire, parfois elle le gêne plus qu’elle ne le sert.

 Pourtant, le film porte en lui plein de richesses, de thématique intéressantes. La première partie peut se voir comme une vision des dieux de l’Olympe. Krypton est un monde bien restitué géré par un cercle de sage. Les naissances ne sont pas naturelles, mais in vitro dans des œufs - il y aurait beaucoup à dire. Jor-El et sa femme transgressent cet interdit en donnant naissance à un enfant naturel. C’est une société bien calibrée, équilibrée, mais elle ne se remet pas en cause. C’est une vision de la nôtre qui n’est pas inintéressante, ni stupide. Comme nous, les Kryptoniens puisent dans le cœur de leur monde leur énergie en pensant qu’il est inépuisable. Le cœur se meurt et le monde arrive à sa fin, la décision de changer complètement devient cruciale. Cela nous renvoie à notre société qui est peut-être condamnée si elle n’effectue pas un changement radical. Les dieux tombent de l’Olympe, leur folie à tuer leur monde, et l’un d’eux arrive chez nous. Dans cette deuxième partie, le film martèle un thème messianique évident.

Dans ce sens, la fin de Krypton peut aussi être vue comme la chute des anges et Zod la figure de Satan. Superman est le Messie attendu, il guide les hommes vers un monde d’espérance et donne aux peuples de la terre un idéal. Le film fera souvent les références au christianisme et certains passages apparaitront comme des moments de la vie du Christ. La traversée du  désert, les 40 jours, la discussion avec le diable, Zod,  s’achève par une confession dans une église. Nous noterons la présence de la mère comme la vierge marie et Lois Lane Marie Madeleine. Et c'est le dieu unique qui succède aux dieux multiples, le principe de l'univers « un », face aux forces des éléments, la terre, l’eau, le feu, l’air, etc.

Dans cet ordre d’idée, la notion de bien et de mal parcourt toute la seconde partie, renforçant le manichéisme des débuts de la religion chrétienne. Quand les hommes connaitront ta vraie nature, tu seras un démon ou un dieu. Quand Lois le cherche, elle obtient cette réponse aux légendes qu’il laisse derrière lui. Certains l’on vu comme un démon et d’autre comme un ange. Quand le monde apprendra ce qu’il est, il changera notre vision. Quand il interroge son père sur quel but donner à sa vie, travailler la terre. Il soulève une autre question, la présence d’une autre vie dans l’univers, semblable à la nôtre ou pas. Tu es la réponse à « sommes-nous seul dans l’univers ? ». Zod apparaît donc comme la figure du diable qui veut éradiquer notre monde pour en installer un autre. Comme dans tout film de super héros la question des super pouvoirs revient sans cesse. À de grands pouvoirs de grandes  responsabilités, nous dit l’oncle de Spiderman. Superman peut reprendre à son compte cette notion.

La petite différence, intéressante - à super pouvoir, super esprit - la notion d’outils au service d’un esprit maléfique pour Zod et bénéfique pour Superman. Ce qui est primordial c’est comment j’agis et non ma super force. Les formes, les rayons de lumière descendant sur le personnage, de nombreuses symboliques confirment cette thématique. Derrière, en grattant, nous trouvons d’autres références plus mythologiques comme Samson et Dalila, l’amour comme une faiblesse.

Le baiser scellant la notion du roi et de la reine unit et la terre retrouve sa stabilité, comme dans les sociétés celtes. Superman et derrière toute l’armada terrienne, les hommes suivant leur messie. Enfin notre hypothèse, l’aspect terrorisme, avec la question « qui dois-je suivre, le peuple de mes origines ou celui qui m’a accueilli nourri et élevé ? ». Cela nous renvoie à l’émigration liée aux actes terroristes comme il y a peu sur le sol américain. Nous le voyons, Man of Steel nous interroge sur de nombreux sujets, mais le problème est qu’il ne fait que les survoler. C’est bien dommage, mais le film reste intéressant pour cela et pour de nombreux autres questionnements. 

 Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.85, Format DVD-9
Langues Audio : Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Edition : Warner vidéo

Bonus : "Krypton décodé" : Dylan Sprayberry (Clark Kent à l'âge de 13 ans) donne toutes les explications sur les incroyables technologies, armes et vaisseaux spatiaux kryptoniens qui figurent dans "Man Of Steel" (6'42" - VOST) 

Court métrage d'animation pour le 75ème anniversaire de Superman (2'03" - muet)