Pour son treizième film, le britannique David MacKenzie a choisi de nous plonger dans l'univers carcéral en suivant l'arrivée en prison du jeune Eric Love (génial Jack O'Connell), 19 ans, violent et incontrôlable.
Après plusieurs passages infructueux en maison de redressement, la justice décide de le faire rentrer dans la cour des grands en le surclassant.
Le film démarre à son arrivée en prison, et débute de manière forte avec sa rencontre avec les différents gangs et ses premières frasques. Eric entend se montrer fort et compte bien gagner sa place dans cette jungle.
Pour son treizième film, le britannique David MacKenzie a choisi de nous plonger dans l'univers carcéral en suivant l'arrivée en prison du jeune Eric Love (génial Jack O'Connell), 19 ans, violent et incontrôlable.
Après plusieurs passages infructueux en maison de redressement, la justice décide de le faire rentrer dans la cour des grands en le surclassant.
Le film démarre à son arrivée en prison, et débute de manière forte avec sa rencontre avec les différents gangs et ses premières frasques. Eric entend se montrer fort et compte bien gagner sa place dans cette jungle.
Avec son style documentaire et ses images crues, David MacKenzie dresse un portrait sans concession de la prison (violence entre les prisonniers, passage de drogues, surveillants pourris...).
Les poings contre les murs s'inscrit dans la veine de Dog Pound ou encore de l’excellente série Oz et puise sa force dans un casting remarquable, porté par le jeune Jack O'Connell (révélé dans la série britannique Skins et Eden Lake) oscillant entre force et faiblesse tout au long du film.
Outre le casting, le film tire son originalité de la relation père/fils qui nait dans ce huis-clos.
En effet, le fiston Love n'est pas le seul à être délinquant, son père Neville, (Ben Mendelsohn) est incarcéré depuis de nombreuses années déjà. Ces retrouvailles n'ont bien sûr rien de magique et l'incompréhension, la rancoeur sont au cœur de cette relation.
Cette atmosphère pesante et cruelle de la prison tient tout de même ses moments de respiration grâce aux séances de thérapie de groupe, menées par Oliver (Rupert Friend) aux méthodes nouvelles pour vaincre la rage des prisonniers. Contre toute attente, Eric accepte de participer à ces réunions et tant peu à peu à apaiser ses pulsions violentes mais c'est sans compter les pressions extérieures...
Evitant tout sentimentalisme, la caméra s'immisce dans le quotidien d'Eric et plonge au cœur des cellules de prison avec un réalisme qui permet de nous accrocher à cette histoire malgré un scénario qui donne parfois l'impression de ne pas être abouti. On regrette certains raccourcis et le traitement peut-être trop léger de certains personnages qui pourtant semblaient intéressants et auraient permis au film de dresser un portrait plus complet de ce microcosme.
Rapports de force, amitiés, survie, le jeune Eric va devoir laisser de côté sa violence primaire et apprivoiser tous les codes de la prison pour s'en sortir.
Les poings contre les murs manque certes un peu de nerfs par moment mais fait partie des belles surprises de ce printemps 2014 !
Sarah Lehu