Claudia (Ximena Yamala) est mexicaine, elle a 22 ans et travaille en tant que démonstratrice dans un supermarché. Visiblement triste et seule, ses journées sont rythmées par un travail ennuyant et ses nuits bercées par le bruit constant d'une usine juxtaposée à son petit appartement.
Une nuit, elle est contrainte de se rendre aux urgences pour ce qui s'avère être une crise d'appendicite aiguë. Livrée à elle-même, personne ne vient la visiter durant son séjour à l'hôpital alors que le lit voisin, occupé par Martha, une quadragénaire, est encombré de ses 4 enfants attentionnés envers elle.
Claudia (Ximena Yamala) est mexicaine, elle a 22 ans et travaille en tant que démonstratrice dans un supermarché. Visiblement triste et seule, ses journées sont rythmées par un travail ennuyant et ses nuits bercées par le bruit constant d'une usine juxtaposée à son petit appartement.
Une nuit, elle est contrainte de se rendre aux urgences pour ce qui s'avère être une crise d'appendicite aiguë. Livrée à elle-même, personne ne vient la visiter durant son séjour à l'hôpital alors que le lit voisin, occupé par Martha, une quadragénaire, est encombré de ses 4 enfants attentionnés envers elle.
Si l'affiche du film laissait présager un road-movie familial aux accents pop rappelant Little Miss sunshine, la comédie dramatique de Claudia Sainte-Luce s'en éloigne dès les premières images. Les drôles de poissons-chats est avant tout un portrait réaliste et assez pessimiste d'une famille mexicaine.
Cette famille est donc composée de Martha, la mère malade, l'aînée, Alejandra (Sonia Franco), Wendy (Wendy Guillén), Mariana (Andrea Baeza), une pré-adolescente qui adore se maquiller et Armando (Alejandro Ramirez-Muñoz), seul garçon de la famille. Au milieu de tout cela se débat Claudia qui, peu habituée à vivre en communauté, peine à trouver sa place dans cette tribu bruyante et en sursis.
Malgré toutes ces bonnes intentions et le potentiel dramatiquement fort de son sujet, le film ne parvient pas à décoller et c'est malheureusement l'ennui qui gagne le spectateur plutôt que l'envie de s'impliquer dans cette histoire familiale.
Les personnages manquent de profondeur et n'offrent pas tout leur potentiel au spectateur. Chacun semble renfermer des trésors de moments dramatiques et comiques (notamment les deux sœurs Wendy et Mariana en opposition totale tant physiquement que mentalement) mais ne sont jamais poussés au bout par la réalisatrice.
Il en est de même pour les scènes et les idées visuelles pourtant originales qui tombent généralement à plat et qui mises bout à bout donnent finalement un ensemble fade et faible dramatiquement.
Car, si l'on devine assez rapidement l'issue du film, on aurait aimé regagner de l’intérêt pour cette histoire grâce aux relations entre les personnages, leur manière de réagir face à la maladie... dommage que cela n'arrive pas.
Pour les points positifs, on retient l'absence de mélodrame, le jeu naturel et juste des acteurs et la manière presque documentaire dont est tourné le film aident à faire fonctionner ce portrait social.
Les drôles de Poissons chats est un filmhonnête qui manque quelque peu de parti pris scénaristique et esthétique forts pour en faire un film réellement intéressant.
Sarah Lehu
Bonus:
Entretien avec la réalisatrice (25')