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affiche Les croods

Les croods

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Un film de Chris Sanders, Kirk DeMicco,
Avec Nicolas Cage, Ryan Reynolds, Emma Stone,

Genre : Film d'animation
Durée : 1h32
États-Unis

En Bref

Papa, maman, la belle-mère, petit Crood et la sœur curieuse de tout vivent enfermés au sein d’une caverne qu’ils ne quittent que le jour venu pour se nourrir. Dès que la lumière touche le rocher servant de barricade aux créatures de la nuit, ils s’élancent dans la lumière gorgée de soleil, chassant les ombres pour courir après leur proie suivant une technique bien rodée. Eep en profite pour pousser le bout de son nez un peu plus loin et percer les mystères des limites du monde qui l’entoure. Il faut juste que son père la laisse faire. Un jour, une petite lueur tremblotante, vacillante, perce la nuit, dessine des ombres inconnues. Eep n’hésite pas une seconde et se lance à la découverte de cette merveille pendant que tout le monde dort. Elle se lie d’amitié avec une créature nouvelle qui lui ressemble, aussi curieuse et surtout elle maitrise le feu et la lumière. Guy, orphelin perdu, cherche à rejoindre la montagne pour accéder au secret de la lumière. La famille Croods, poussée par la fille, Eep, et une partie de la famille et des circonstances qui marquent la fin d’un monde, chassée de la caverne, ne possède d’autre choix que de suivre le nouvel explorateur. Ils seront confrontés à la vision d’un autre monde, la peur, le danger, mais aussi des merveilles et des splendeurs insoupçonnées, un monde nouveau s’ouvre à leur avenir. Avant cela la route semble longue pour atteindre le sommet de la montagne.

 Pendant que Pixar et Disney ronronnent un peu, les Studios Fox osent l’inimaginable sous une idée  d’un ex Monty Python, John Cleese, un scénario de Kirk DeMicco et Chris Sanders, un transfuge de Disney. Il faut être gonflé pour bâtir un récit sur le mythe de la caverne de Platon. En résumé et en raccourci, les hommes, coincés dans une caverne, ne voient que les ombres portées par la lumière. Un jour, l’un d’entre eux pousse le nez dehors et découvre un univers nouveau. C’est étonnant, ce rappel de la connaissance partagée avec le retour des réactionnaires en force à notre époque. D’un côté, la famille Croods, barricadée dans sa grotte, refuse de voir le monde extérieur


Papa, maman, la belle-mère, petit Crood et la sœur curieuse de tout vivent enfermés au sein d’une caverne qu’ils ne quittent que le jour venu pour se nourrir. Dès que la lumière touche le rocher servant de barricade aux créatures de la nuit, ils s’élancent dans la lumière gorgée de soleil, chassant les ombres pour courir après leur proie suivant une technique bien rodée. Eep en profite pour pousser le bout de son nez un peu plus loin et percer les mystères des limites du monde qui l’entoure. Il faut juste que son père la laisse faire. Un jour, une petite lueur tremblotante, vacillante, perce la nuit, dessine des ombres inconnues. Eep n’hésite pas une seconde et se lance à la découverte de cette merveille pendant que tout le monde dort. Elle se lie d’amitié avec une créature nouvelle qui lui ressemble, aussi curieuse et surtout elle maitrise le feu et la lumière. Guy, orphelin perdu, cherche à rejoindre la montagne pour accéder au secret de la lumière. La famille Croods, poussée par la fille, Eep, et une partie de la famille et des circonstances qui marquent la fin d’un monde, chassée de la caverne, ne possède d’autre choix que de suivre le nouvel explorateur. Ils seront confrontés à la vision d’un autre monde, la peur, le danger, mais aussi des merveilles et des splendeurs insoupçonnées, un monde nouveau s’ouvre à leur avenir. Avant cela la route semble longue pour atteindre le sommet de la montagne.

 Pendant que Pixar et Disney ronronnent un peu, les Studios Fox osent l’inimaginable sous une idée  d’un ex Monty Python, John Cleese, un scénario de Kirk DeMicco et Chris Sanders, un transfuge de Disney. Il faut être gonflé pour bâtir un récit sur le mythe de la caverne de Platon. En résumé et en raccourci, les hommes, coincés dans une caverne, ne voient que les ombres portées par la lumière. Un jour, l’un d’entre eux pousse le nez dehors et découvre un univers nouveau. C’est étonnant, ce rappel de la connaissance partagée avec le retour des réactionnaires en force à notre époque. D’un côté, la famille Croods, barricadée dans sa grotte, refuse de voir le monde extérieur et se replie sur elle-même. Sa peur primordiale et primaire, celle de la nuit, peut-être la première, celle du singe qui se dresse debout pour voir les prédateurs dans la savane (lire Yves Coppens).  Un jour, l’un des membres affronte les ténèbres, guidé par une petite lueur. La symbolique paraît évidente. Celle-ci, portée par un homme nouveau peut-être le passage d’Erectus à Sapiens, guide le peuple vers la montagne. Il partage sa connaissance et les Croods apportent aussi, avec leur savoir-faire, leur mémoire, un élan qui permet d’avancer en s’appuyant sur le passé, bâtissant le monde moderne. S’ouvre la route de l’initiation, jalonnée par l’Arbre de vie où la bande trouve refuge et le but final, la montagne d’où descendra peut-être demain Zarathoustra. Elle donne accès à la connaissance, l’illumination. En raccourci, c’est la vision de l’humanité et de son parcours.

Je vous entends grogner, me dire, mais c’est un dessin animé pour adultes ou les enfants s’égareront-ils dans le labyrinthe ? Justement dans une première lecture, c’est avant tout un grand sens de l’aventure, du rebondissement du bon jeu de mots plus à la Monty Python qu’à la nouvelle tendance pipi caca. C’est bien le coup de génie des Studios de la Fox, proposer un récit pour toute la famille, boosté à la vitalité et au retour à une vraie histoire sur nos origines. Dans une seconde lecture, les curieux pourront trouver matière à nourrir leur imaginaire avec un monde fabuleux que découvre dans une vallée de l’Éden, là encore un autre mythe, la famille et leur nouveau compagnon. Vient se greffer autour de cette thématique  une belle histoire d’amour, à la fois entre le père et la fille et entre la fille et le nouvel arrivant. Elle brise les barrières de la différence, du partage et de l’étranger qui, en bousculant nos acquis, nous force à aller de l’avant. Voilà donc un dessin animé gonflé qui est avant tout une aventure pour toute la famille avec ces figures fortes. Chaque personnage, de la grand-mère à Guy, trouve un moment pour montrer ses qualités et son relief, sans être abêtissant. Chacun se reconnaitra dans une des figures de la famille, prenant sa place pour que le monde avance et ne recule pas. Nous vous conseillons de visiter le site du film, excellent. Il ravira les plus petits qui trouveront des jeux à leur portée. (http://www.lescroods-lefilm.com/)

Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.85, Format DVD-9
Langues Audio : Audiodescription en anglais (pour malvoyants) Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Edition : fox vidéo

Bonus : Le journal de Brassé (6'02" - VF/VOST)  4 scènes coupées avec introduction des réalisateurs (8'03" - VOST) Bande-annonce cinéma (2'06" - VOST)  Aperçu : bandes-annonces Fox/Dreamworks L'univers de DreamWorks : clips