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affiche Le Hobbit la bataille des cinq  armées

Le Hobbit la bataille des cinq armées

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Un film de Peter Jackson ,
Avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage,

Genre : Fantastique
Durée : 2h24
États-Unis

En Bref

C’est la fin d’un rêve, l’aboutissement de toute une vie, le point final de la longue route, une terre un roi ! Il reste un goût amer au cœur de la victoire, une sensation de perte et de vide, un néant de ténèbres qui gagne sur la lumière. Thorin écu de chêne, nouveau Midas sur sa montagne d’or, retrouve son royaume au cœur de la montagne. De nouveau, les étendards claquent au vent de la folie. Les morts et le prix du sang sont loin, la terre des ancêtres peut être de nouveau foulée, mais il existe un mal plus pernicieux s’infiltrant dans l’âme du héros.

Une montagne pour un roi, nain déchu. Il peut de nouveau prétendre au statut de meneur, mais la soif de l’or l’aveugle. Ce dernier combat se livre d’abord au plus profond de soi alors que dehors gronde le bruit de la bataille. Elfes, humains et nains s’allient de nouveau, car une armée jaillit du fond des âges, d’un temps où le seigneur des ténèbres régnait en maitre. Il réclame son dû ! Les querelles anciennes s’effacent pour que brille la seule valeur, le chant divin du bien, et que triomphe la lumière sur la nuit.

Des êtres tomberont sous le couperet de la faucheuse l’unique gagnante, des héros se révèleront aux yeux du monde, des  amours secoueront le cœur des braves. C’est du chaos et du fond du vide que prennent racine le courage et l’honneur, que les vrais rois se révèlent enfin libres de leurs tourments. C’est le dernier chapitre, celui du commencement de la première pierre d’un renouveau, mais à quel prix. C’est dans cet ouragan qu’un Hobbit trouve son chemin et sa place dans le monde.


 Dernier volet de la saga c’est le combat d’un être pour prendre sa place de roi. Cette bataille extérieure réelle peut se voir comme l’écho de celle qui se livre dans le cœur de Thorin écu de chêne. Le dernier nain de la lignée d’un roi fou, déchu, part reconquérir son trône. Il se retrouve confronté à la même problématique prendre les bonnes décisions, ne pas laisser la folie de l’or vous anéantir. Nous pouvons voir une métaphore de notre société où l'humain est abandonné au profit de l’argent et de l’or. C’est la problématique du roi sage et vertueux conduisant son peuple à l’éveil. Il doit passer par de multiples épreuves pour comprendre et toucher sa vraie nature. Nous l’avons déjà dit dans les chroniques précédentes, semblables au voyage de Valentin de Majipoor, c’est la route qui compte. Elle sert de révélateur, de formateur à l’esprit du roi. Dans ce dernier volet, le voyage est achevé et reste sur le même canevas que Le seigneur des anneaux, la dernière bataille à livrer.

Forcément le film se résume très vite à environ 1h30 de combats où chacun révèlera sa vraie nature. Dans le fracas des armes, les histoires des uns et des autres s’achèvent l’amour entre Tauriel et le nain, Legolas s’émancipe du poids de son père, Bard s’affirme comme un roi, etc. Les conclusions éclosent rapidement et il ne reste que le champ de la bataille, le fracas des armes. Dans ce sens Le Hobbit la bataille des cinq  armées se résume vite à un savoir-faire épique et technologique où Peter Jackson joue sur ses acquis. Certains lui reprocheront de se laisser porter sans faire de magie ou d’innovation. De la même manière, les puristes, les bigots de la saga, se sentiront trahis par ses ajouts, ses choix, les personnages prenant une autre tonalité, la fin qui ne ressemble pas à celle de Bilbo.

Je leur soumettrai cette phrase de Jean Tulard sur le tournage d’Austerlitz  avec Abel Gance. Jean Tulard  s’exprimant sur une scène : « ce n’est pas dans l’histoire. » Abel Gance de lui répondre : « monsieur je ne fais pas de l’histoire, je fais du cinéma. » Dans l’ensemble Peter Jackson respecte celle-ci, sans la déflorer, en la trahissant juste ce qu’il faut. Pour l’historique, il avait accepté dans un premier temps et refusé le projet, le laissant à Guillermo Del Toro. Devant son désistement il revient pour le reprendre en main avec son savoir-faire acquis sur la saga du Seigneur des anneaux. Les studios voyant la manne à tirer proposent deux puis trois films, Peter Jackson rajoute des nouvelles parties, les développe, et finit par tenir son contrat. Ce troisième film nous prouve que nous sommes bien dans une trilogie indissociable, les trois morceaux formant un tout.

Il semble difficile de les séparer, c’est donc dans la totalité que nous devons appréhender le film. Le Hobbit la bataille des cinq  armées apparaît comme une conclusion. C’est à la fois sa force elle assène le dernier message, le plus important, celui pour quoi tout ce chemin a été fait. C’est aussi sa faiblesse, car une fois celui-ci développé, il ne reste plus rien à dire. Nous pouvons juste regretter que le regard qui était celui de Bilbo se noie dans la bataille. Il passe de personnage principal à une ombre perdue dans la bataille. C’est une bonne trilogie où Peter Jackson utilise tout son savoir-faire acquis dans Le seigneur des anneaux pour nous raconter une autre histoire où la conclusion est la même. Nous pouvons lui reprocher de faire trop de concessions au business, deux films suffisaient largement.

 Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.35, Format DVD-9
Langues Audio : Anglais, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Edition : Warner vidéo

Bonus:

- la copie digitale offerte au format UltraViolet
"La Nouvelle-Zélande : pays de la Terre du Milieu, partie 3" (HD - VOST)
"Le recrutement des cinq armées"
"L'intégrale de la Terre du Milieu"
Clip vidéo : "Le dernier adieu"
Teaser et bande-annonce

•Titre original : The Hobbit: The Battle of the Five Armies ; antérieurement The Hobbit: There and Back Again

            •Titre français : Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées ; antérieurement Le Hobbit : Histoire d'un aller et retour

            •Réalisation : Peter Jackson, assisté d'Andy Serkis (2e équipe)

            •Scénario : Peter Jackson, Guillermo del Toro, Fran Walsh et Philippa Boyens, d'après J. R. R. Tolkien

            •Direction artistique : Dan Hennah

            •Décors : Simon Bright

            •Costumes : Ann Maskrey et Richard Taylor

            •Photographie : Andrew Lesnie

            •Montage : Jabez Olssen

            •Musique : Howard Shore

            •Production : Carolynne Cunningham, Peter Jackson et Fran Walsh ; Zane Weiner (délégué) ; Philippa Boyens (coproductrice)

            •Sociétés de production : Metro-Goldwyn-Mayer, New Line Cinema, WingNut Films et 3Foot7

            •Société de distribution : Warner Bros.

            •Budget : 250 000 000 $2

            •Pays d’origine :  États-Unis /  Nouvelle-Zélande

            •Langue originale : anglais

            •Format : couleurs − 35 mm (version IMAX : 70 mm) − 2,35:1 − son Dolby numérique

            •Genre : fantasy, aventure

            •Durée : 144 minutes

Distribution des rôles

            •            Martin Freeman (VF : Julien Sibre) : Bilbon Sacquet

            •            Ian Holm (VF : Marc Cassot) : Bilbon Sacquet âgé

            •            Ian McKellen (VF : Jean Piat) : Gandalf le gris

            •            Benedict Cumberbatch (VF : Jérémie Covillault) : Smaug / le Nécromancien (voix)

            •            Richard Armitage (VF : Xavier Fagnon): Thorin

            •            Ken Stott (VF : Jean-Claude Donda) : Balin

            •            Graham McTavish (VF : Philippe Catoire) : Dwalin

            •            Aidan Turner (VF : Damien Boisseau) : Kíli

            •            Dean O'Gorman (VF : Alexandre Cross) : Fíli

            •            James Nesbitt (VF : Marc Saez) : Bofur

            •            William Kircher (VF : Olivier Bouana) : Bifur

            •            Stephen Hunter (VF : Thierry Murzeau) : Bombur

            •            John Callen (VF : Patrick Béthune) : Óin

            •            Peter Hambleton (VF : Jean-Claude Sachot) : Glóin

            •            Mark Hadlow (VF : Jean-Loup Horwitz) : Dori

            •            Jed Brophy (VF : Vincent Violette) : Nori

            •            Adam Brown (VF : Adrien Larmande) : Ori

            •            Orlando Bloom (VF : Denis Laustriat) : Legolas

            •            Evangeline Lilly (VF : Laëtitia Lefebvre) : Tauriel

            •            Luke Evans (VF : Cédric Dumond) : Bard l'Archer

            •            Billy Connolly : Dáin II

            •            John Bell (en) : Bain

            •            Peggy Nesbitt : Sigrid, fille de Bard

            •            Mary Nesbitt : Tilda, fille de Bard

            •            Lee Pace (VF : Anatole de Bodinat) : Thranduil

            •            Stephen Fry : le Maitre de Lacville

            •            Mikael Persbrandt : Beorn

            •            Manu Bennett : Azog

            •            Lawrence Makoare : Bolg

            •            Sylvester McCoy (VF : Gabriel Le Doze) : Radagast

            •            Ryan Gage (en) : Alfrid, serviteur du Maitre de Lacville

            •            Cate Blanchett (VF : Déborah Perret) : Galadriel

            •            Hugo Weaving (VF : Féodor Atkine) : Elrond

            •            Christopher Lee (VF : Michel Le Royer) : Saroumane