Le quatrième pouvoir, la presse est-elle en passe de ne plus être qu’un vague souvenir et son poids une légende ? Un nouveau pouvoir émerge de la nébuleuse interactive, le cinquième. Le film tente de nous démontrer, si nous en doutions, l’importance de Julian Assange et de Wikileaks. Il y eut un avant, il y aura un après. Tout commence par un jeune hacker et son site qui balance des informations cachées par les plus grands. Réseaux bancaires et autres magouilleurs n’ont qu’à bien se tenir. Il raconte comment Julian Assange, aidé de Berg, son lieutenant, sortent de l’ombre pour entrer dans la lumière. La presse comprend tout l’intérêt des infos qu’ils dévoilent.
Nous suivons donc la naissance de Wikileaks qui passe du stade de l’ombre à celui de provocateur, jetant sur la place publique les âmes sombres des grands de ce monde. Entre parano et la mise en place d’un vrai réseau de Geeks chargés de fouiller dans les poubelles de notre société. Elles ne sont pas bien reluisantes et sentent le vomi et l’ordure à plein nez. En 2010, ils ont accès aux documents les plus importants de leur histoire : des secrets militaires américains concernant la guerre en Afghanistan. Le film suivait la relation entre Julian Assange mégalo, parano, anarchiste, dans son obsession de tout publier sans restriction et sans préserver la vie de certains individus mis en danger par ses révélations. C’est à partir de cet instant où l’admiration de Berg et de certains membres de Wikileaks bascule et crée le schisme. Faut-il tout divulguer au nom de la transparence ? C’est la grande question que pose le film, dans cette volonté d’un retour au vrai journalisme d’investigation, est-il nécessaire de tout montrer ?
Le quatrième pouvoir, la presse est-elle en passe de ne plus être qu’un vague souvenir et son poids une légende ? Un nouveau pouvoir émerge de la nébuleuse interactive, le cinquième. Le film tente de nous démontrer, si nous en doutions, l’importance de Julian Assange et de Wikileaks. Il y eut un avant, il y aura un après. Tout commence par un jeune hacker et son site qui balance des informations cachées par les plus grands. Réseaux bancaires et autres magouilleurs n’ont qu’à bien se tenir. Il raconte comment Julian Assange, aidé de Berg, son lieutenant, sortent de l’ombre pour entrer dans la lumière. La presse comprend tout l’intérêt des infos qu’ils dévoilent.
Nous suivons donc la naissance de Wikileaks qui passe du stade de l’ombre à celui de provocateur, jetant sur la place publique les âmes sombres des grands de ce monde. Entre parano et la mise en place d’un vrai réseau de Geeks chargés de fouiller dans les poubelles de notre société. Elles ne sont pas bien reluisantes et sentent le vomi et l’ordure à plein nez. En 2010, ils ont accès aux documents les plus importants de leur histoire : des secrets militaires américains concernant la guerre en Afghanistan. Le film suivait la relation entre Julian Assange mégalo, parano, anarchiste, dans son obsession de tout publier sans restriction et sans préserver la vie de certains individus mis en danger par ses révélations. C’est à partir de cet instant où l’admiration de Berg et de certains membres de Wikileaks bascule et crée le schisme. Faut-il tout divulguer au nom de la transparence ? C’est la grande question que pose le film, dans cette volonté d’un retour au vrai journalisme d’investigation, est-il nécessaire de tout montrer ?
Nous répondrons non. Je me souviens d’une image qui me marque définitivement. Lors d’une catastrophe, une coulée de boue, une petite fille se retrouve prise dans un trou avec l’eau qui monte. Nous suivrons pas à pas son calvaire. Je ne sais plus si elle s’en sort, dans mon esprit, non. C’était le début d’une télé spectacle, avide de sensations fortes et morbides. Il me semble qu’un journaliste dans sa volonté de l’information se doit de préserver la vie avant tout. C’est bien le cœur du problème pour Julian Assange. Il faut donner le document brut dans un esprit impartial et libertaire. C’est le but du site. Pour Berg et les journalistes qui l’accompagnèrent dans la masse de cette info, non. Les noms doivent être masqués de façon à ne pas mettre des vies en péril. Les deux idées finissent par s’affronter. Qui a raison ? Nous noterons, comme le dit un des personnages du film, qu’il suffit d’un simple soldat avec un CD de Lady gaga pour pirater le système !
Le cinquième pouvoir aurait pu être à Julian Assange et Wikileaks, ce qu’était The Social Network de David Fincher à Facebook. Hélas Bill Condon, réalisateur des deux derniers Twilight, donne un film sans saveur et sans parti pris. Il se contente de faire du sous Matrix dans ses séquences où le monde des hackers se répand sur la toile pour infiltrer les lieux stratégiques ou véhiculer l’information. Du sous Tony Scott dans celles de suspense, flirtant avec le thriller. Le film ne décolle jamais, il se contente de livrer comme un documentaire où parfois le spectateur se perd dans des tentatives illusoires comme les tentatives de représentation de la multiplication des comptes d’Assange à travers une salle remplie de PC. L’idée d’ancrer le film dans le genre techno thriller était plutôt bonne, sauf que les effets s’avèrent désastreux et surtout dépassés.
Benedict Cumberbatch, sans être exceptionnel, campe un Julian Assange entre le génie et la parano, hanté par un passé qui en dit beaucoup sur sa construction. D'ailleurs, celui-ci aurait mérité un autre développement. Daniel Brühl dans le rôle du lieutenant est dépassé par la folie ou la grandeur du personnage. Il reste convaincant, mais n’arrive pas à s’imposer. Nous sentons que parfois le film touche à ce qu’il devrait être dans sa construction, mêlant moments intimistes, action, et jeu des pouvoirs. Hélas Bill Condon se contente de peu et ne rebondit sur aucun des éléments pour donner du souffle aux séquences plus ardues ou optimisées dans une mise en scène en dentelle et une réalisation percutante. Nous sommes continuellement en dessous entre fiction et documentaire ce qui plombe le sujet. Il filme trop de moments où les deux protagonistes dialoguent par ordinateurs interposés. Il faudra encore attendre pour avoir un vrai film qui soulève la question d’un cinquième pouvoir, celui d’internet et des réseaux sociaux.
Patrick Van Langhenhoven
Bonus:
La création de la plateforme informatique et les effets spéciaux (VOST)
- Interviews de Benedict Cumberbatch qui interprète Julian Assange et du réalisateur (VOST)
Bonus BR:
- le Blu-ray du film
- le DVD du film
Boîtier Blu-ray avec fourreau
La création de la plate-forme informatique et les effets spéciaux (VOST)
L'interaction des comédiens avec les écrans d'ordinateurs (VOST)
La musique du film
Interviews de Benedict Cumberbatch (qui interprète Julian Assange) et du réalisateur Bill Condon (VOST)