Walter n’a jamais fait de voyage ou des actes remarquables ou dignes d’intérêt. Petit homme gris dans une vie ordinaire, il développe dans les sous-sols de Life les photos de ceux qui vivent l’aventure. Ce jour-là, il n’arrive pas à envoyer un simple clin d’œil, un signe à la fille de ses rêves, une autre employée du magazine. Pourtant ailleurs, dans un monde secret d’une vie rêvée, il devient le sauveteur du chien de la belle, l’aventurier revenu du Grand Nord, un super héros, un autre. Il déconnecte souvent, comme le dit sa mère et le voilà parti dans son monde, absent du nôtre. La vie, hélas, est ici et maintenant et pas dans de multiples univers du songe existant réellement peut-être, suivant les traditions Aborigènes. Bientôt Life fermera ses portes, nouvelle époque, nouvelle donne, fini le papier.
C’est sur internet que tout se passera. Il faut se surpasser pour la finale, Sean O’Connell le photographe maison souhaite mettre le négatif 25 de sa dernière pellicule en couverture. Elle représente la quintessence de son travail et de la devise de Life « Voir derrière les murs ». Dans ce moment de grand trouble, impossible de remettre la main sur ce dernier. A la place dans le négatif original, un grand trou noir, il faut vite le remplir en le retrouvant. Aidé de Cheryl, Walter se lance sur la piste de Sean O’Connell. Cette fois la vie n’est plus un rêve, mais bien une réalité. Sauter d’un hélicoptère, surfer sur un skate sur une route perdue d’Islande, affronter un volcan en colère, des requins, et après bien des aventures, finir sur le toit du monde. Là, dans le silence, observer une panthère des neiges en compagnie de Sean.
Il apprendra peut-être enfin le sens à donner à sa vie, sortir du trou noir de la cave pour se prendre en main et avancer dans la lumière. Quand au négatif 25, il vous faut découvrir le film pour obtenir la morale du conte, la parabole de l’histoire.
Walter n’a jamais fait de voyage ou des actes remarquables ou dignes d’intérêt. Petit homme gris dans une vie ordinaire, il développe dans les sous-sols de Life les photos de ceux qui vivent l’aventure. Ce jour-là, il n’arrive pas à envoyer un simple clin d’œil, un signe à la fille de ses rêves, une autre employée du magazine. Pourtant ailleurs, dans un monde secret d’une vie rêvée, il devient le sauveteur du chien de la belle, l’aventurier revenu du Grand Nord, un super héros, un autre. Il déconnecte souvent, comme le dit sa mère et le voilà parti dans son monde, absent du nôtre. La vie, hélas, est ici et maintenant et pas dans de multiples univers du songe existant réellement peut-être, suivant les traditions Aborigènes. Bientôt Life fermera ses portes, nouvelle époque, nouvelle donne, fini le papier.
C’est sur internet que tout se passera. Il faut se surpasser pour la finale, Sean O’Connell le photographe maison souhaite mettre le négatif 25 de sa dernière pellicule en couverture. Elle représente la quintessence de son travail et de la devise de Life « Voir derrière les murs ». Dans ce moment de grand trouble, impossible de remettre la main sur ce dernier. A la place dans le négatif original, un grand trou noir, il faut vite le remplir en le retrouvant. Aidé de Cheryl, Walter se lance sur la piste de Sean O’Connell. Cette fois la vie n’est plus un rêve, mais bien une réalité. Sauter d’un hélicoptère, surfer sur un skate sur une route perdue d’Islande, affronter un volcan en colère, des requins, et après bien des aventures, finir sur le toit du monde. Là, dans le silence, observer une panthère des neiges en compagnie de Sean.
Il apprendra peut-être enfin le sens à donner à sa vie, sortir du trou noir de la cave pour se prendre en main et avancer dans la lumière. Quand au négatif 25, il vous faut découvrir le film pour obtenir la morale du conte, la parabole de l’histoire.
Ben Stiller adapte un roman La vie secrète de Walter Mitty de James Thurber écrit en 1939, en le transposant à notre époque avec le passage de Life sur internet. La vie rêvée de Walter Mitty semble bien éloignée des films qui ont fait le succès de l’acteur réalisateur, que ce soit Mary à tout prix des frères Farrelly qui le révèlent au grand public ou Mon beau père et moi. Côté réalisation, entre Zoolander, disjoncté ou Tonnerre sous les tropiques, nous sommes dans le registre de la comédie. Si l’humour est toujours présent dans La vie rêvée de Walter Mitty, nous approchons plus d’un registre onirique, fantaisiste et mélancolique, jamais nostalgique.
Le choix de Life est la première pierre d’une parabole sur notre société, « Voir derrière les murs », un slogan qui mettait en avant la photo, la vie saisie dans l’instant pour la première fois. Paris Match s’en inspirera pour créer sa différence à l’époque, avec « Le poids des mots, le choc des photos ». Walter au début est un homme ordinaire son rôle consiste à choisir les meilleurs clichés envoyés par les photographes de la maison. Amoureux platonique de la belle Cheryl à la compta, il n’ose même pas lui avouer ses sentiments. Pourtant cette fois il devra s’affranchir du passé et oser enfin sortir de l’ombre.
Première symbolique, il quitte la cave, la caverne de Platon peut-être, pour se lancer dans le monde. C’est peut-être aussi le ventre de la mère où il se sent bien pour le dehors plus inquiétant. Deuxième symbolique, la photo est représentée par un grand trou vide. Elle peut représenter à la fois toutes les photos d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Elle est aussi l’unique, celle qui n’est pas comme les autres. Walter ne s’interroge pas sur son contenu, mais il nous laisse à nous, spectateurs, le soin de spéculer dessus. C’est le Graal à trouver. Pour que Perceval le découvre, il doit parcourir le monde, se confronter à lui, s’y abandonner et enfin entrer au château du roi pécheur. Walter part donc sur les traces de Sean O’Connell, le vieux sage sur la montagne.
Toutes les personnes qu’il croise auront un effet sur son avenir et sa quête. C’est dans le détail que Ben Stiller construit la parabole, le conte, la symbolique, personne n’est innocent, chaque action est un pas de plus vers la compréhension ultime. Le piano de sa mère ne peut rentrer dans la maison de retraite où elle va. Pour lui et sa sœur, impossible de l’abandonner, c’est mon passé à moi comme le chante Barbara dans la salle des ventes. Ce passé tient notre homme prisonnier de ses rêves, ce cocon douillet où le bébé vit une autre vie. Sortir et se confronter au monde, oublier tout le reste ? Nous remarquerons Shirley MacLaine, excellente dans le rôle de la mère, en deux phrases, deux gestes comme Sean Penn, ils nous disent tout ce que nous devons savoir de leurs personnages. La quête finit sur une très belle scène sur la montagne.
Sean attend une panthère des neiges pour la photographier. Il devise avec Walter sur la photo, mais derrière celle-ci, vous avez compris que se cache bien autre chose. L’animal entre dans le cadre. « Vous n’appuyez pas ? » demande Walter. Non parfois la photo est juste pour moi, vide comme le négatif 25. Tout est dit, ils retourneront jouer au foot avec les porteurs, la vie continue. Il a compris que si Sean est le doigt qui appuie sur l’appareil et saisit l’instant, il faut toujours quelqu’un pour le révéler, le développer, le donner à la scène du monde. Pour jalonner la quête, donner des indices, Sean lui laisse trois photos, un détail architectural, un doigt et un océan avec une inscription.
Deuxième point, le regard que le réalisateur porte sur la fin d’un journal et des jeunes loups venus décider de sa mort, avides, assoiffés de sang. Parabole de notre société qui fait table rase d’hier, ferme une usine sans se poser la question de l’après et de l’hier. C’est le business. Descendu de la montagne il comprend que la photo, c’est la vie à remplir, à prendre à pleine dents, oser franchir le seuil des rêves pour la vivre. Même si sa place n’est plus au sein du journal, elle est ailleurs, pas de nostalgie, d’agressivité, la vie est toujours belle. Il faut juste l’embrasser, l’enlacer et valser avec elle pour le meilleur et pour le pire. Comme le dit le vieux sage au Maharadjah, lui demandant une phrase pour les bons et mauvais jours. « Ça passera ».
Après Life une autre vie l’attend, peut être pour déclarer sa flamme et construire sa vie. Ben Stiller nous dit que les rêves c’est bien, mais que la vie c’est encore mieux. Une fois le Graal trouvé, la quête accomplie, la photo peut enfin se révéler et elle nous donne une autre leçon. Dans la mise en scène il joue toujours de l’optimisme, même quand les ténèbres enserrent le volcan de fumée noire où plonge Sean. Le paysage en avant-plan est clair et ensoleillé, quand les nuages s’annoncent, pensons-y. La mise en scène s’applique à souligner la fantaisie du monde et son côté merveilleux, ludique comme le dit une de mes amies, critique. Il nous livre un petit bijou de film, conte, parabole, leçon de vie, tout en fantaisie, amoureux de la vie et de sa beauté.
Patrick Van Langhenhoven
Bonus:
Dans les coulisses du film (11')
Galerie de photos