Tout juste sortie de son alvéole, la jeune Maya sème la pagaille au sein de la ruche et finit par se faire renvoyer dans le monde extérieur. La petite butineuse en profite pour partir à la découverte de la grande prairie. Elle croise Flip la sauterelle une bande de frelons venus s’installer dans le coin. Flip la ramène à la ruche où il pense que se trouve sa place. La petite Maya tombe sur un complot orchestré par la conseillère royale, Buzzlina. Cette dernière profite du manque de gelée pour prendre la place de la reine mourante.
Elle n’hésite pas à lancer une guerre contre les frelons, les machos du coin. Si personne n’intervient, la prairie risque de s’embraser et la ruche de finir à feu et à sang. Maya se sent bien seule pour déjouer les noirs projets de la conseillère. Elle court chercher l’aide de son ami Flip, d’un jeune bourdon croisé dans la prairie et d’une petite abeille timide, Willy. Aidé par la maitresse d’école de la ruche, tout ce petit monde devrait réussir à mettre hors jeu une guerre pernicieuse et inutile.
À l'origine, l'écrivain allemand Waldemar Bonsels crée en 1912 la facétieuse Maya l’abeille dans l'un de ses romans. C’est la série télé originale d'animation japonaise (104 épisodes de 22 minutes), créée par Nisan Takahashi, qui marque la France, depuis sa première diffusion au milieu des années 70. C’est l’occasion de retrouver l’univers de la petite abeille qui imprègne toute une génération. Elle trouve là l’occasion de transmettre son amour de jeunesse à ses enfants. Dans une histoire assez simple, nous retrouvons à la fois l’idée d’être réunis tous ensemble, mais aussi de trouver son indépendance. Maya a besoin des autres pour lutter contre le mal, mais son penchant à explorer le monde lui permet de mieux le comprendre. Ainsi, les idées reçues sur les frelons mangeurs de cervelle tombent comme des mouches à miel !
Le partage avec l’étranger se fait aussi avec les autres habitants de la prairie, les fourmis, le bousier rejeté, chacun découvre sa place au sein du groupe. Maya portait déjà d’une certaine façon les idées de mai 68, la lutte contre la discrimination, la place de la femme, la non-violence, etc. Elle subit un petit lifting, moins rondelette et moins frondeuse, sans doute pour atteindre la cible des plus petits. Le doublage et la 3D sont d’une facture correcte, donnant un film pour un public souvent oublié par l’animation. La nature colorée sert de décor avec une prairie plus vraie que nature. Nous retrouvons les personnages décalés avec les deux fourmis militaires, faire-valoir du dessin animé. Dans l’ensemble, le film touche sa cible et relance la franchise de la petite Maya sur de nouvelles pistes.
Patrick Van Langhenhoven
Bonus:
L'interview de Maya
Karaoké de la chanson de Maya, chantée par Jenifer
3 teasers avec Maya et Flip
"Jenifer et Christophe Maé donnent de la voix"
Titre : La Grande Aventure de Maya l'abeille
Titre original : Maya the Bee
Réalisation : Alex Stadermann
Scénario : Fin Edquist, Martin Quaden et Marcus Sauermann
Montage : Adam Smith
Animation : Simon Pickard
Musique : Ute Engelhardt
Producteur : Barbara Stephens, Thorsten Wegener, Jim Ballantine, Patrick Elemendorff et Alexia Gates-Foale
Production : Studio 100 Media, Flying Bark et Screen Australia
Distribution : La Belle Company
Pays d’origine : Allemagne et Australie
Genre : Animation
Durée : 85 minutes
Distribution
Voix anglaises
Coco Jack Gillies : Maya l'abeille
Kodi Smit-McPhee : Willy
Noah Taylor : Crawley
Richard Roxburgh : Flip
Jacki Weaver : Buzzlina von Beena
Miriam Margolyes : la Reine
Andy McPhee : Hank
Justine Clarke : Mme Cassandra
Cam Ralph : Moth