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affiche L'Empereur de Paris

L'Empereur de Paris

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Un film de Jean-François Richet ,
Avec Vincent Cassel, Freya Mavor, Denis Ménochet,

Genre : Historique
Durée : 1h50
France

En Bref

Évadé du bagne flottant de Toulon, Vidocq l’empereur de l’escapade, se retrouve au cœur d’une sombre affaire à Paris. Accusé de meurtre, il sauve son retour à la case prison par sa volonté de dévoiler la vérité. Il connaît bien ce monde de la pègre, enfant de la Cour des Miracles, père des Apaches. Ses délits ne sont que duels et escroqueries, jamais le crime. Il a autrefois plongé au cœur de la fange pour se fondre dans l’ombre. Aidé de quelques voleurs et sacripants de son acabit, il se lance à la poursuite des coupables. C’est un premier coup d’archet qui fait mouche et le propulse dans les couloirs secrets de l’Empire. Aux ordres d’Henry, chef de la sécurité, il s’enfonce dans les bas-fonds pour remettre de l’ordre et, au passage, régler ses comptes. On ne se fait pas que des amis sur les pontons flottants. Dubillard, un flic à l’ancienne, ne croit pas en la rédemption ni au rachat de la faute. Vidocq espère retrouver sa liberté en effaçant son passé de jeune homme tumultueux. Une nouvelle page de l’histoire s’ouvre avec les débuts de la police moderne sur fond d’un Empire agonisant. Au cœur des salons dorés de l’Empire, il existe aussi un monde de complot qu’il lui faudra affronter pour y trouver sa place.


« L’engagement que j’avais pris n’était pas aussi facile à remplir que l’on pourrait le croire. » Vidocq. Mémoires.

Jean-François Richet renoue avec le cinéma à grand spectacle, décors somptueux et un récit qui vous emballe, vous entraine sur fond d’Histoire. C’est d’abord un travail de reconstitution impressionnant avec, à taille réelle et en dur, les rues de Paris reproduites pour les besoins du film. La France possède une solide expérience cinématographique et télévisuelle, du feuilleton au film historique, qu’elle avait perdue. Elle la retrouve jusque dans les pavés d’époque, comme nous le disait Jean-François Richet. C’est ce Paris des rues sombres, des coupe- gorges datant du Moyen Âge que le Second Empire effacera plus tard avec Haussmann. Ce sont les tavernes humides, enfumées où le crime prend sa source. Les salons dorés de l’Empire sur sa fin avec Fouché l’âme sombre. Comme Vidocq, il survit à de nombreuses tempêtes. L’histoire romancée s’appuie sur un fond historique précis sur la vie de ce personnage mystérieux méconnu des Français.

De Vidocq,nous avons surtout l’image goualante imposée par Claude Brasseur et le feuilleton des années soixante-dix. C’est d’abord Bernard Noel qui endosse le rôle, bien après Vidocq lui-même en 1846. Il avait tout compris déjà sur la rumeur et la force des médias, l’utilisation de son image, devenue une légende de son vivant. Vincent Cassel compose un nouveau Vidocq, réaliste sombre, un peu fauve et capable de se frayer un chemin dans ce monde de comploteurs. Le film joue de la rédemption et de la notion de bien et de mal, et de la loi avec subtilité. Les combats, inspirés d’un art martial russe, mais qui selon l’acteur pouvaient aussi être pratiqués partout en Europe, donnent un air de vérité aux bagarres. L’empereur de Paris s’inscrit dans la grande lignée du cinéma historique, policier souvent considéré comme un western urbain. Nous retrouvons les mêmes figures: le Shérif obsédé par la loi, Dubillard, l’ancien bagnard en quête de rédemption,

Vidocq, la belle des salons, Annette et la Baronne, le grand patron manipulateur, Fouché, les Indiens dans leur double aspect positif et négatif, les voyous en tout genre. Luchini compose un Fouché machiavélique à souhait, Balzac voyait en lui un singulier génie. Il trace en quelques scènes le portrait exact de cet homme  rempli de paradoxes, craint par Robespierre, redouté et admiré par l’empereur Napoléon. Vidocq, à travers ses mémoires hagiographiques et en partie arrangées, construit une légende jusqu’à sa mort et bien après. Les historiens s’interrogent encore sur la véracité de celles-ci. Il décède du choléra à Paris en 1857 à l’âge de 82 ans. Pour la première fois, avec cette figure, Jean-François Richet et Vincent Cassel bâtissent les codes d’une saga que l’on aimerait aussi longue que celle de Bond.

Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
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    Titre original : L'Empereur de Paris

    Réalisation : Jean-François Richet

    Scénario : Éric Besnard

        Adaptation et dialogues : Éric Besnard et Jean-François Richet

    Costumes : Pierre-Yves Gayraud

    Photographie : Manuel Dacosse

    Montage : Hervé Schneid

    Production : Éric et Nicolas Altmayer

    Sociétés de production : Mandarin Cinéma ; Gaumont, France 2 Cinéma et France 3 Cinéma (coproductions)

    Sociétés de distribution : Gaumont Distribution (France) ; Athena Films (Belgique)

    Budget : 22 000 000 euros

    Pays d'origine : Drapeau de la France France

    Langue originale : français

    Format : couleur

    Genre : policier historique

    Dates de sortie : 19 décembre 2018

Distribution

    Vincent Cassel : Eugène-François Vidocq

    Freya Mavor : Annette

    Denis Ménochet : Dubillard

    August Diehl : Nathanael de Wenger

    James Thierrée : le duc de Neufchâteau

    Patrick Chesnais : Mr Henry

    Olga Kurylenko : la baronne de Giverny

    Fabrice Luchini : Joseph Fouché

    Denis Lavant : Maillard

    Jérôme Pouly : Courtaux

    Antoine Basler Brigand

    Nemo Schiffman : Charles

    Nicolas de Lavergne

    Greg Justin Costecalde

    Daniel Girondeaud

    François Girard

Cinéma et Télévision :

 1909 : Harry Baur dans La Jeunesse de Vidocq ou Comment on devient policier, court métrage de Gérard Bourgeois. C'est la première apparition de Vidocq à l'écran.

1910 : L'Évasion de Vidocq film muet français réalisé par Georges Denola

1911 : Harry Baur dans Vidocq de Gérard Bourgeois.

1922 : René Navarre dans Vidocq, réalisé par Jean Kemm, sur un scénario d'Arthur Bernède adapté de son propre roman.

1936 : Scandale à Paris de Douglas Sirk

1939 : André Brulé dans Vidocq, réalisé par Jacques Daroy.

1946 : George Sanders dans Scandale à Paris (A Scandal in Paris), réalisé par Douglas Sirk.

1947 : Henri Nassiet dans Le Cavalier de Croix-Mort, réalisé par Lucien Ganier-Raymond.

1961 : Jean Martinelli dans Le Comte de Monte-Cristo, réalisé par Claude Autant-Lara.

1967 : Bernard Noël dans Vidocq, série télévisée.

1971 : Claude Brasseur dans Les Nouvelles Aventures de Vidocq, série télévisée.

2001 : Gérard Depardieu dans Vidocq : réalisé par Pitof sur un scénario de Jean-Christophe Grangé.

2010 : Bruno Madinier dans Vidocq, Le Masque et la Plume, téléfilm de Alain Choquart sur un scénario de Hervé