Cine-Region.fr
affiche Insidious 2

Insidious 2

___

Un film de James Wan ,
Avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Barbara Hershey,

Genre : Fantastique
Durée : 1h45
États-Unis

En Bref

En 2011, nous avions laissé Josh (Patrick Wilson) et Renai Lambert (Rose Byrne) lessivés par leur expérience horrifique dans Insidious. Ce second chapitre est la suite directe du film, la scène de conclusion du premier servant quasiment de scène d'ouverture au deuxième.

 Le réalisateur James Wan et son acolyte Leigh Whannell (acteur et scénariste) semblent, après le carton Saw, remettre le couvert pour une nouvelle saga d'horreur avec Insidious, où chaque épisode se termine par un cliffhanger à la manière des bons vieux sérials.

S'il s'était progressivement détaché de Saw, en passant petit à petit du rôle de scénariste et producteur à celui plus passif (mais lucratif) de producteur exécutif, le duo semble vouloir garder le contrôle créatif et financier d'Insidious. Une volonté de garantir la cohérence et l'intégrité qui fait aujourd'hui défaut à leur précédente saga.

Cela se traduit par un rapport décompléxé mais respectueux d'Insidious à tout un pan du cinéma d'horreur. Le film cumule ainsi les influences du giallo italien, du grand guignol et de l'esthétique, plus contemporaine, du film d'exorcisme revisité par les codes du found footage.


En 2011, nous avions laissé Josh (Patrick Wilson) et Renai Lambert (Rose Byrne) lessivés par leur expérience horrifique dans Insidious. Ce second chapitre est la suite directe du film, la scène de conclusion du premier servant quasiment de scène d'ouverture au deuxième.

 Le réalisateur James Wan et son acolyte Leigh Whannell (acteur et scénariste) semblent, après le carton Saw, remettre le couvert pour une nouvelle saga d'horreur avec Insidious, où chaque épisode se termine par un cliffhanger à la manière des bons vieux sérials.

S'il s'était progressivement détaché de Saw, en passant petit à petit du rôle de scénariste et producteur à celui plus passif (mais lucratif) de producteur exécutif, le duo semble vouloir garder le contrôle créatif et financier d'Insidious. Une volonté de garantir la cohérence et l'intégrité qui fait aujourd'hui défaut à leur précédente saga.

Cela se traduit par un rapport décompléxé mais respectueux d'Insidious à tout un pan du cinéma d'horreur. Le film cumule ainsi les influences du giallo italien, du grand guignol et de l'esthétique, plus contemporaine, du film d'exorcisme revisité par les codes du found footage.

Ce mélange casse-gueule frôle parfois l'indigestion dans ce deuxième opus (à l'image du premier à vrai dire), Wan et Whannell étant plus d'habiles artisans à la limite de la roublardise que des génies du 7e art. Il n'en reste pas moins qu'ils sont actuellement les principaux garants d'un certain héritage glorieux du cinéma d'horreur, là où pleuvent les Paranormal Activity à l'opportunisme inversement proportionnel à leur considération pour le public.

Whannell se permet même d'injecter dans son scénario un aspect, certes malvenu, mais qu'on imagine profondément personnel du duo : le rôle d'un pur geek, presque caricatural, joué par... Leigh Whannell lui-même, qu'on imagine facilement proche de son personnage !

James Wan a réalisé un film similaire, toujours avec l'acteur Patrick Wilson, cette année : The Conjuring qui a laissé sa petite marque chez les spectateurs.

Au risque de s'enfermer dans un tiroir (une chose courante dans une industrie hollywoodienne de plus en plus contrôlée par les exécutifs au détriment des créatifs), les deux copains de la fac continuent leur bonhomme de chemin et forcent le respect dans un genre actuellement en déclin après son revival de la décennie passée.

En attendant, James Wan refait une infidélité à Whannell, après l'expérience très encourageante du revenge movie Death Sentence (seule incursion de Wan hors du film d'horreur jusqu'à présent) : il tourne actuellement le prochain opus de Fast and Furious. Ce premier gros film pour Wan, toujours pour une saga mais qui connait un regain d’intérêt, devrait être la pierre angulaire de sa jeune carrière.

 Reda B

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.40, Format DVD-9
Langues Audio : Allemand, Anglais, Arabe, Français
Sous-titres :
Edition : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.

Bonus:

"Vision périphérique" : making of
"Transformation fantômatique"

Bonus Blu-Ray

Vision périphérique" : making of
"Transformation fantômatique"
"L'hôpital hanté" : sur les lieux du tournage
"Travaux en cours" : entretiens sur le plateau
"Le journal insidieux de Leigh Whannell"
"Insidious : visions spectrales" : 3 webisodes