Aujourd’hui, Ford Brody reste marqué par ce souvenir de 1999 au Japon où sa mère trouve la mort dans une centrale nucléaire. Il ne se remet pas du drame, ni son père persuadé que ce n’est pas un tremblement de terre la cause de celle-ci. Depuis, Joe Brody, le père, hante les lieux de la catastrophe pour retrouver un signe, des preuves de sa théorie. Le professeur Daisuke Serizawa connaît la réponse. Joe n’est pas fou, la menace est bien plus terrifiante. Leurs routes se croisent et cette fois, la vérité apparaît, sans compromis. La nature se rebelle par l’intermédiaire d’une créature, le Muto, titan assoiffé d’énergie nucléaire, rien ne l’arrête. L’armée n’arrive pas à endiguer la destruction, des villes saccagées, des paysages détruits. La menace devient plus grande lorsque sur les écrans radars apparaît un second monstre, une femelle. Ford Brody se trouve bien malgré lui impliqué dans cette course contre la montre. Un troisième démon surgit des confins du monde, Godzilla. Nous souhaite-t-il du bien ou du mal ?
Warner est sans doute un des derniers studios à oser bousculer les conventions et se lancer dans des projets ambitieux et innovants. À la fois grand spectacle et film d’auteur, la nouvelle version devrait vous surprendre. Un blockbuster d’auteur, ce n’est pas commun. Le réalisateur Gareth Edwards renoue avec la version originale, nombreux clins d’œil que le spectateur s’amusera à découvrir. Pour lui, les terreurs animales primaires de nos cauchemars s’adaptent à nos sociétés gigantesques en épousant les mêmes proportions. C’est aussi une réflexion sur la nature que l’arrogance croit domestiquer et qui lui échappe. Les Mutos sont la matérialisation de l’aspect négatif, ils absorbent le nucléaire et les mauvaises énergies. Godzilla retrouve sa nature première, il est celui qui brise le chaos et rétablit l’équilibre naturel. C’est un film à grand spectacle rempli de symbolique et d’action, il réconcilie les fans du genre et le grand public. Ils trouveront le plaisir du film à grand spectacle avec un contenu, quoi de mieux !
Aujourd’hui, Ford Brody reste marqué par ce souvenir de 1999 au Japon où sa mère trouve la mort dans une centrale nucléaire. Il ne se remet pas du drame, ni son père persuadé que ce n’est pas un tremblement de terre la cause de celle-ci. Depuis, Joe Brody, le père, hante les lieux de la catastrophe pour retrouver un signe, des preuves de sa théorie. Le professeur Daisuke Serizawa connaît la réponse. Joe n’est pas fou, la menace est bien plus terrifiante. Leurs routes se croisent et cette fois, la vérité apparaît, sans compromis. La nature se rebelle par l’intermédiaire d’une créature, le Muto, titan assoiffé d’énergie nucléaire, rien ne l’arrête. L’armée n’arrive pas à endiguer la destruction, des villes saccagées, des paysages détruits. La menace devient plus grande lorsque sur les écrans radars apparaît un second monstre, une femelle. Ford Brody se trouve bien malgré lui impliqué dans cette course contre la montre. Un troisième démon surgit des confins du monde, Godzilla. Nous souhaite-t-il du bien ou du mal ?
Warner est sans doute un des derniers studios à oser bousculer les conventions et se lancer dans des projets ambitieux et innovants. À la fois grand spectacle et film d’auteur, la nouvelle version devrait vous surprendre. Un blockbuster d’auteur, ce n’est pas commun. Le réalisateur Gareth Edwards renoue avec la version originale, nombreux clins d’œil que le spectateur s’amusera à découvrir. Pour lui, les terreurs animales primaires de nos cauchemars s’adaptent à nos sociétés gigantesques en épousant les mêmes proportions. C’est aussi une réflexion sur la nature que l’arrogance croit domestiquer et qui lui échappe. Les Mutos sont la matérialisation de l’aspect négatif, ils absorbent le nucléaire et les mauvaises énergies. Godzilla retrouve sa nature première, il est celui qui brise le chaos et rétablit l’équilibre naturel. C’est un film à grand spectacle rempli de symbolique et d’action, il réconcilie les fans du genre et le grand public. Ils trouveront le plaisir du film à grand spectacle avec un contenu, quoi de mieux !
Dans notre imaginaire Gojira où Godzilla appartient à la catégorie des Titans, ces protecteurs de Gaïa avant que Chronos ne les repousse au fin fond de son noyau. Il y a soixante ans, en 1954, Ishiro Honda réalise le premier du genre « Kaiju Eiga » (film de monstre(s)en japonais), Gojira. Il fallait voir dans ce monstre réveillé par une explosion atomique, la métaphore de la peur d’Hiroshima et de l’appétit destructeur des États-Unis. Pour son soixantième anniversaire, 28 films plus tard où le monstre se transforme en protecteur de la nature, luttant contre d’autres créatures imaginaires, Warner propose à un réalisateur prometteur une nouvelle vision de l’origine du Titan. Pacifique Rime avec son succès mitigé aux allures de film culte réveille peut-être l’envie de se lancer dans le film de monstres. Gareth Edwards semble tout désigné pour relever le défi avec un premier film bousculant le genre, Monster. Nourri par cet imaginaire de la pop culture de l’aube des années soixante et plus, il avoue une passion pour les grosses bestioles (voir Interview).
Après le Roland Emmerich en 1998 assez moyen ne renouvelant pas le genre plus blockbuster que dans l’esprit de la saga, Godzilla version 2014 s’inscrit dans la tradition du genre et se comptabilise bien comme le 29e du nom. Dès sa scène d’ouverture, le poids, le sens de la nature envahissent l’écran, les paysages japonais saisissent dans leur aspect sauvage et vierge face aux centrales nucléaires annonciatrices de ce paradoxe d’un pays tiraillé entre la modernité et le matin calme. Le ventre du Japon et ses forêts tranquilles ses temples perdus, La balade de Narayama et le dos, Tokyo, ville bouillonnante, temple de la modernité d’un monde avançant vers un avenir où la nature perd sa place. Ne l’oublions pas, à l’origine il annonçait déjà la crainte du nucléaire, une énergie vue comme une promesse par l’Occident. Il pouvait guérir, transformer des hommes ordinaires en super héros et raser des villes, des continents, Dr Jekyll et Mr Hyde des temps modernes.
Nous voyons naitre la science-fiction apocalyptique où les Français brilleront tout particulièrement, Pelot, Andrevon, etc. L’ouverture du film se situe en 1999, elle rappelle avec l’apparition, non pas de Godzilla, mais d’un Mutos, cette métaphore négative, chaotique de la nature.
L’ambiance du nid rappelle Alien avec la découverte de ces démons. Le père de Brody se retrouve avec le poids de la mort de sa femme, symbole de ce nucléaire qui finit par hanter l’humanité toujours tiraillée entre le bien et le mal. C’est alors qu’apparaît le couple de Mutos. Les canarder de bombes atomiques ne sert à rien. Ils s’en rassasient comme de nos mauvaises énergies. L’humanité se trouve donc désemparée dans un premier temps jusqu'à l’apparition de Godzilla. Très vite elle comprend qu’il est de notre côté et plutôt chargé de rétablir l’équilibre. Nouvelle métaphore la nature reprendra ses droits, l’homme perdu face au nucléaire qu’il ne maitrise toujours pas, peut compter sur dame nature pour s’en sortir. Chaque personnage prend donc sa place même si on peut regretter le traitement de certains.
Ils s’épaississent, prennent du relief et ne deviennent pas de simples faire-valoir. Le choix de valeurs montantes d’Hollywood, Ken Watanabe (Inception, Batman Begins), Sally Hawkins (Blue Jasmine), Aaron Taylor Johnson (Kick Ass), Elizabeth Olsen (Old boy), Juliette Binoche (Chocolat) et enfin Bryan Cranston (Breaking Bad, Malcolm) nous apparait très judicieux. Chacun reprend une facette de notre humanité face à la nature et au nucléaire, grande thématique de la franchise. Nous le voyons, le dernier Godzilla respecte toute la symbolique, la mythologie du personnage et se permet même de nombreux clins d’œil que le fan pourra traquer tout au long du récit, que ce soit les monstres parsemant la saga originale, ou des détails plus précis. Le néophyte quant à lui, passe un bon moment dans un film d’un nouveau genre que nous réclamons depuis longtemps, des blockbusters avec un contenu. Il nous faudra inventer le terme de blockbuster d’auteur… Au final, Godzilla dans sa conclusion rejoint la grande question existentielle qui éclatera avec la génération des babas cool, enfant des hippies. Gaia la terre est vivante et nous devons respecter son harmonie. Si nous ne le faisons pas, nous risquons de voir s’amplifier ce qui a déjà commencé, mais rassurons-nous, Godzilla veille.
Patrick Van Langhenhoven
Bonus:
Copie digitale offerte au format UltraViolet
Bonus BR :
Copie digitale offerte au format UltraViolet
"MONARCH: Declassified", de nouvelles informations inédites révélant les secrets autour de l'existence de Godzilla :
- "Operation: Lucky Dragon"
- "MONARCH: The M.U.T.O. File"
- "The Godzilla Revelation"
"The Legendary Godzilla", coulisses du film avec l'équipe et les acteurs :
- "Godzilla: Force of Nature"
- "A Whole New Level Of Destruction"
- "Into The Void: The H.A.L.O. Jump"
- "Ancient Enemy: The M.U.T.O.s"
Titre original et français : Godzilla
Réalisation : Gareth Edwards
Scénario : Max Borenstein, d'après une histoire de David Callaham
Direction artistique : Grant Van Der Slagt
Décors : Owen Paterson
Costumes : Sharen Davis
Photographie : Seamus McGarvey
Montage : Bob Ducsay
Musique : Alexandre Desplat
Production : Jon Jashni, Mary Parent, Brian Rogers et Thomas Tull
Production déléguée : Yoshimitsu Banno, Alex Garcia, Kenji Okuhira et Patricia Whitcher
Sociétés de production : Legendary Pictures et Warner Bros. Pictures ; Disruption Entertainment et Tōhō (coproductions)
Sociétés de distribution : Warner Bros., Japon Tōhō, Warner Bros. France
Budget : 215 000 000 de dollars
Pays d’origine : États-Unis, Japon
Langue originale : anglais
Format : couleur - 35 mm - 2,35:1 - son Dolby Digital
Genre : science-fiction
Durée : 123 minutes
Distribution
Aaron Taylor-Johnson (V. F. : Jean-Christophe Dollé) : le lieutenant Ford Brody
Bryan Cranston (V. F. : Jean-Louis Faure) : Joseph Brody
Elizabeth Olsen (V. F. : Céline Mauge) : Elle Brody
Juliette Binoche (V. F. : elle-même) : Sandra Brody
Carson Bold : Sam Brody
Ken Watanabe (V. F. : François Dunoyer) : le Docteur Ichiro Serizawa
David Strathairn (V. F. : Hervé Bellon) : l'Amiral William Stenz
Sally Hawkins (V. F. : Danièle Douet) : Dr Wates
Richard T. Jones (V. F. : Daniel Lobé) : le capitaine Russell Hampton
Victor Rasuk : le sergent Tre Morale
Patrick Sabongui (en) : le lieutenant-commandeur Marcus Waltz
Catherine Lough Haggquist (V. F. : Marion Valantine) : Martinez
Al Sapienza : Huddleston
Brian Markinson (en) : Whelan
Ty Olsson : Jainway
Jared Keeso (V. F. : Stéphane Pouplard) : Jump Master
Taylor Nichols (V. F. : Olivier Chauvel) : l'analyste militaire
Akira Takarada : l'agent de l'immigration japonaise
Source et légende : Version française (V. F.) sur RS Doublage