La mise en scène épouse avec harmonie son sujet, sans sur jouer des effets, au contraire. Tom Elkins s’appuie plus sur l’atmosphère et son récit que sur des effets racoleurs. Il s’avère très subtil comme dans la narration de l’histoire des deux amoureux jouant sur plusieurs époques en même temps, passant du présent au passé dans une fluidité inspirée. Il crée même un bon suspense avec des rebondissements et des coups d’éclat, le tout servi par une distribution sans faux pas. La petite Heidi sur qui repose le film colle admirablement au rôle. Chaque personnage représente notre attitude face au monde des revenants, des fantômes, le refus, la religion ou le médium qui les côtoie. Le film nous interpelle sur le revenant, fantôme dans le cinéma.
Le zombie est un être sans futur, avec un passé qu’il oublie et un présent immobile. En clair, c’est une société bloquée qui ne progresse pas. Le fantôme demande réparation, il veut retrouver la paix pour se libérer de son fardeau et enfin avancer. C’est une société qui doit s’affranchir de ses démons, de son passé pour construire l’avenir. Il peut aussi nous montrer son accroche à la vie aux désirs du monde des vivants. Il l’ignore, mais ils lui sont inutiles, ce n’est pas ce qui le libère. Je vous laisse faire la suite de l’analyse. La fin en ce sens montre bien ce chaos qui retrouve son équilibre après la tempête et la vie peut reprendre son cours. Nous espérons voir d’autres volets de cette série, s’ils sont de la même veine.
Patrick Van Langhenhoven
Bonus : Commentaire audio du réalisateur Tom Elkins, du scénariste David Coggeshall et du producteur Brad Kessell (VO) La véritable histoire des Wyricks, 13 scènes coupées (avec/sans commentaire audio) Bêtisier. Vous aurez la possibilité de circuler dans beaucoup de bonus, de l’anecdotique, les bêtisiers et scènes coupées, le plus intéressant est la véritable histoire des Wyricks.