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affiche Fast & Furious 8

Fast & Furious 8

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Un film de F. Gary Gray ,
Avec Vin Diesel, Dwayne Johnson, Jason Statham,

Genre : Film d'action
Durée : 2h16
États-Unis

En Bref

Dominic Toretto, suite à ses précédentes aventures trépidantes, se la coule douce à La Havane sauf quand un caïd du coin bouscule son neveu. Monsieur gros muscles abandonne sa lolita Letty pour lui coller la honte de sa vie. Faut dire que lorsque l’on parle belle carrosserie et jolie pépée, le Dom il n’est pas en reste. On commence par une course folle où chacun montre qu’il en a sous le capot. Grand seigneur, Dom retourne à sa lune de miel avec madame pour compléter la famille et profiter du ciel bleu. Il existe des cadors qui attirent les ennuis comme la fleur le papillon. Cette fois c’est Cipher, peut-être Lou de son prénom, qui pointe le bout de son nez.

Tignasse à la Bob Marley, Charlize Theron semble s’amuser comme une midinette. La patronne d’un groupuscule de teigneux anarchistes a décidé de devenir la gardienne du monde. Si un pays effectue un faux pas de danse, boom dans ta gueule, un gros missile furax te rappelle à l’ordre. Pour ce faire, il lui faut déjà s’équiper avant de jouer la menace et le chantage au bonheur du monde. C’est un argument qui calmerait tous les malades du bouton rouge et on en aurait bien besoin aujourd’hui. Pour s’équiper et récupérer du gros calibre qui tache, elle compte bien utiliser Dom. Pour cela, elle possède une arme secrète qui retourne notre homme comme une crêpe ! Gentil comme un toutou, il obéit au doigt et à l’œil de son ennemi et se retourne contre sa propre équipe. Après un séjour en prison et une évasion spectaculaires meilleurs moments du film, Hobbs et Monsieur personne s’entendent pour réunir l’équipe des Fast & Furious  et partir en quête de Dom et de Cipher. La partie ne semble pas jouée d’avance, mais le sort de la famille et du monde est en jeu.


Entre la franchise Marvel et Expendables, Fast & Furious trouve facilement sa place avec des premiers volets ou tuning, Bimbos et vroom vroom boostés à la vitesse d’un TGV font le bonheur du spectateur. C’est des courses folles sur le bitume mouillé comme Ursula Andress dans James Bond. La formule archaïque trouvait son public de Néandertaliens prêts à reproduire sur les parkings les combats versus Clio, Twingo, 206, etc. Aux commandes, des réalisateurs venus de tout bord et des personnages qui s’entrecroisent dans une belle anarchie de l’asphalte. Avec le cinquième épisode, la saga prend un autre tournant et s’intéresse plus à l’esprit d’équipe et la thématique existentielle du cinéma américain depuis ses débuts, la famille. Elle raccroche toutes les valeurs liées à celle-ci que tirent la caravane dans son sillage, l’amour, l’honneur, le courage, la fidélité, etc.

Les filles (Gal Gadot, Nathalie Emmanuel, Elsa Pataky) devenaient des mères, des sœurs, elles en avaient dans le soutif et surtout dans la caboche. Les mecs roulaient toujours des mécaniques, mais des petits nouveaux carburaient au cerveau, raccords aux nouvelles technologies, inter nénettes, et autres mécaniques du troisième millénaire. La bande prenait des allures sympathiques et gagnait à chaque épisode en notoriété et engouement. Des gros calibres de testostérone, des « badas » à la mornifle percutante, Dwayne Johnson, Jason Statham, Kurt Russell rejoignaient la bande pour le plaisir de tous. Des actrices d’un autre genre, comme Charlize Theron, Helen Mirren n’hésitaient pas à venir faire un tour et nous régaler sans cabotiner. La mort de Paul Walkern figure incontournable du mythe devenue une légende pour l’équipen n’arrête pas le succès de la saga et son absence est même utilisée avec intelligence. Brian vit désormais dans un autre monde où la violence n’est plus de mise. Il devient l’utopie qu’ils valorisent comme ce dernier volet, la famille réunie et le guerrier profitant du repos mérité. On ne boude pas le plaisir de Fast & Furious 8, même s’il ne fait pas avancer la machine.

Il revient dans sa première partie au bon vieux crédo du début, belles pépées et jolies bagnoles et quelques torgnoles dans ta tronche si tu n’es pas sage. La saga n’a jamais non plus décollé pour devenir un mythe comme Star Wars, Alien, Mad Max. Elle le doit sans doute à ses réalisateurs, habiles faiseurs, Rob Cohen, John Singleton, Justin Lin, James Wan et pour ce huitième opus, F. Gary Gray. Nous sommes loin des maitres d’hier, Walter Hill, Ted Kotcheff, John Milius, John McTiernan qui savaient apporter le petit plus qui transformait l’ordinaire en extraordinaire. Il existe aujourd’hui tout un tas de réalisateurs qui pourraient glisser dans la grille formatée leur patte personnelle. Fast & Furious 8 joue la carte de la menace du monde et de la famille que le film ressasse sur toute sa longueur, dans un discours appuyé et parfois lourd. C’est la famille que l’on crée avec sa dulcinée, et celle que l’on choisit avec ses amis.

Il manque juste à la fin au tableau idyllique de la famille recomposée, le chien, qui depuis un moment a disparu des écrans. Dans le mythe de La petite maison dans la prairie, Qu’elle était verte ma vallée, sur le pas de la porte, la mère et les enfants attendaient le héros avec le chien aboyant le bonheur retrouvé. Le spectateur en aura pour son pesant de sensations fortes, d’humour décalé, avec la course du début dans les rues de La Havane. C’est aussi la séquence de prison assez jouissive, les intermèdes avec Helen Mirren, pleins d’humour, et le final dans un feu d’artifice d’explosions sur la glace. Nous rajouterons l’esprit des vannes, qui fusent à la même vitesse que les bagnoles, du cinéma divertissement calibré pour faire oublier que dehors, le monde ne tourne pas rond. 

Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
Support vidéo :
Langues Audio :
Sous-titres :
Edition :


•  Titre original : The Fate of the Furious

    •       Titre français : Fast and Furious 8

    •       Titre québécois : Le destin des dangereux

    •       Réalisation : F. Gary Gray

    •       Scénario : Chris Morgan, d'après les personnages créés par Gary Scott Thompson

    •       Direction artistique : Desma Murphy

    •       Décors : Bill Brzeski

    •       Photographie : Stephen F. Windon

    •       Montage : Paul Rubell et Christian Wagner

    •       Musique : Brian Tyler

    •       Chanson Originale: Go Off de Travis Scott, Lil Uzi Vert et Quavo

    •       Production : Vin Diesel, Michael Fottrell, Neal H. Moritz

    •       Coproducteur : Cliff Lanning

    •       Producteur délégué : Chris Morgan

    •       Sociétés de production : One Race Films et Original Film

    •       Société de distribution : Universal Pictures (États-Unis)

    •       Budget : 230 000 000 $

    •       Pays d'origine :  États-Unis

    •       Langue originale : anglais

    •       Genre : action

    •       Dates de sortie : 12 avril 2017  

Distribution

    •       Vin Diesel : Dominic Toretto

    •       Dwayne Johnson : Luke Hobbs

    •       Jason Statham : Deckard Shaw

    •       Michelle Rodríguez (VF : Laëtitia Lefebvre) : Leticia Ortiz

    •       Tyrese Gibson : Roman Pearce

    •       Ludacris : Tej Parker

    •       Nathalie Emmanuel : Ramsey

    •       Kurt Russell (VF : Philippe Vincent) : Frank Petty

    •       Scott Eastwood (VF : Benjamin Gasquet) : Eric Reisner

    •       Charlize Theron : Cypher

    •       Helen Mirren : Magdalene Shaw

    •       Elsa Pataky (VF : Dorothée Pousséo) : Elena Neves

    •       Tego Calderón : Tego Leo

    •       Don Omar : Rico Santos

    •       Kristofer Hivju : Conner Rhodes

    •       Luke Evans : Owen Shaw