Cine-Region.fr
affiche Cruella

Cruella

___

Un film de Craig Gillespie ,
Avec Emma Stone, Emma Thompson, Joel Fry,

Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h14
États-Unis

En Bref

La jeune Estella et sa mère, en route pour Londres, s’arrêtent en chemin dans un château cossu. C’est ici, dans les jardins du parc, qu’une bande de dalmatiens précipite la pauvre femme en bas des falaises. Devenu orpheline, la jeune fille s’imagine porter le poids de cette mort à cause de son comportement rebelle. Le destin, sacré farceur, met sur sa route deux petits voleurs Jasper et Horace. Les deux brigands prennent sous leur aile la pauvrette et son chien bandit. Commencent pour la jeune fille des années de rapine et d’escroqueries en tous genres en compagnie de ses deux complices. Cela ne suffit pas à Estella. Elle voudrait devenir styliste et travailler pour la plus grande d’entre tous, la Baronne Von Hellman. La petite voleuse voit son rêve se concrétiser et même plus par une embauche au temple de la mode. Elle grimpe les échelons grâce à son talent et devient l’assistante de la terrible Baronne. Notre histoire pourrait s’arrêter là. Elle prend la forme d’une vengeance à la Monte Cristo, quand Estella découvre la vérité sur la mort de sa mère et ses origines. La chenille se transforme en Cruella, papillon de nuit vorace, prête à tout embraser pour sa vengeance et occuper la première place. C’est un duel entre deux drôlesses rivalisant pour occuper la première page. Tous les coups sont permis. Le diable en rit encore, il a trouvé sa Lilith. 


C’est le troisième volet de la série après 101 et 102 Dalmatiens avec Glenn Close dans le rôle-titre. On revient au début de l’histoire où comment une jeune fille turbulente et rebelle se transforme en la pire des méchantes, Cruella. On est loin du roman original de Dodie Smith Les 101 Dalmatiens paru en 1956. C’est une mise en scène vive, aux couleurs musicales pop-rock des années 70. Nous sommes au cœur de la mode, les vêtements, les décors explosent en multiples nuances et formes d’une époque capable de tout. C’est dans ce contexte que se joue le destin d’une jeune fille à l’étrange chevelure noire et blanche. Cette dernière est à l’image de son tempérament, parfois tout feu tout flamme, parfois triste. La Cruella du dessin animé s’efface derrière une jeune fille meurtrie choisissant une voie d’enfer, poussée par son destin. Elle voulait juste être libre mais la confrontation avec la mort et la Baronne en décident autrement.

Elle deviendra la reine détrônant la vieille suzeraine. Derrière la femme en colère en quête de justice se cache une jeune fille à l’âme perdue. Le blanc et le noir se teintent de grisn pour une fois de plus démontrer que les frontières de nos sentiments sont bien plus fluctuantes. La folie, la liberté courent comme l’eau vive en toile de fond entre la Baronne, nouvelle méchante, face à une Cruella moins mauvaise qu’on le dit. L’héritage, aux sens propre et figuré, est une autre thématique de cette préquelle. On s’interroge sur le caractère de la belle, fluctuant parfois aux portes de la folie, bipolaire ou pas. Est-ce un héritage de sa mère que je vous laisse découvrir ? Il y a du Comte de Monte-Cristo avec une jeune femme qui prépare sa vengeance en rejoignant le monde de la mode.

Le film emprunte aussi à l’univers du conte, le parcours initiatique et formateur, le film d’escrocs, sans jamais se perdre. La nouvelle reine pourrait être un mélange de Karl Lagerfeld et de Jean Paul Gaultier pour l’originalité, l’exubérance et le talent à transformer un univers qui ronronne. C’est la lutte de deux générations, la Baronne à bout de souffle et la jeune vague pleine de promesses innovantes et gonflées ! Tous les coups sont permis et la jeune Estella, se transformant comme les tissus en une nouvelle création, ne manque pas d’idées. Cruella nous en emporte dans un tourbillon de situations et de défilés qui nous laisseront ébaudis.

C’est un duel des deux Emma, deux actrices excellentes, poussant leur personnage dans un feu d’artifice exubérant. Emma Stone trouve un rôle à sa démesure, parfaite dans ce jeu d’ombres et de lumière, de vengeance et de douleur des mal-aimées. Elle propose une nouvelle figure de femme libre et indépendante à l’heure d’une révolution féminine en marche. Emma Thompson campe une Baronne aux portes de la folie, orgueilleuse, avide de pouvoir, sans une once de regret. Une fois de plus, après Maléfique, Disney prouve sa capacité à renouveler les personnages emblématiques de son catalogue. Et après, à qui le tour ? 

Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
Support vidéo :
Langues Audio :
Sous-titres :
Edition :


    Titre original : Cruella

    Réalisation : Craig Gillespie

    Scénario : Dana Fox et Tony McNamara, d'après une histoire d'Aline Brosh McKenna, Kelly Marcel et Steve Zissis, d'après les personnages du roman Les 101 Dalmatiens de Dodie Smith et du film Les 101 Dalmatiens

    Direction artistique : Martin Foley

    Décors : Fiona Crombie

    Costumes : Jenny Beavan

    Photographie : Nicolas Karakatsanis

    Montage : Tatiana S. Riegel

    Musique : Nicholas Britell

    Production : Andrew Gunn, Marc Platt et Kristin Burr

        Producteurs délégués : Emma Stone, Michelle Wright, Jared LeBoff et Glenn Close

    Sociétés de production : Walt Disney Pictures, Marc Platt Productions et Gunn Films

    Société de distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures

    Budget : 100 millions de $3

    Pays d'origine : États-Unis

    Langue originale : anglais

    Format : couleur

    Genre : Comédie dramatique

    Durée : 134 minutes

    Dates de sortie : 23 juin 2021 (au cinéma)

Distribution

    Emma Stone (VF : Élisabeth Ventura ; VQ : Catherine Brunet) : Estella Miller / Cruella d'Enfer (Cruella de Vil en VO)

        Billie Gadsdon : Estella à 5 ans

        Tipper Seifert-Cleveland (VF : Lévanah Solomon ; VQ : Emma Bao Linh Tourné) : Estella à 12 ans

    Emma Thompson (VF : Frédérique Tirmont ; VQ : Élise Bertrand) : la baronne von Hellman

    Joel Fry (VF : Eilias Changuel ; VQ : Adrien Bletton) : Jasper Badun

        Ziggy Gardner (VF : Isaac Lobé-Lebel ; VQ : Jacob Beaudry) : Jasper, enfant

    Paul Walter Hauser (VF : Jérémie Bédrune ; VQ : Martin Rouette) : Horace Badun

        Joseph MacDonald (VF : Aloïs Agaësse-Mahieu ; VQ : Raphaël Bleau) : Horace, enfant

    Emily Beecham (VF : Julia Boutteville ; VQ : Marie-Laurence Boulet) : Catherine Miller

    Kirby Howell-Baptiste (VF : Fily Keita ; VQ : Florence Blain Mbaye) : Anita Darling

        Florisa Kamara : Anita, enfant

    Mark Strong (VF : Pierre-François Pistorio ; VQ : Patrick Chouinard) : John

    John McCrea (VF : Hervé Rey ; VQ : Nicolas Bacon) : Artie

    Kayvan Novak (en) (VF : Xavier Fagnon ; VQ : Éric Bruneau) : Roger Dearly

    Jamie Demetriou (en) (VF : Thierry D'Armor ; VQ : Alexis Lefebvre) : Gerald

    Andrew Leung (VF : Alexandre Bierry ; VQ : Louis-Philippe Berthiaume) : Jeffrey