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affiche  The Bay

The Bay

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Un film de Barry Levinson,
Avec Kristen Connolly, Christopher Denham, Nansi Aluka,

Genre : Fantastique
Durée : 1h28
États-Unis

En Bref

C’est le 4 juillet à Claridge dans la baie du Maryland, la fête bas son plein, les familles sortent pour voir le défiler ou profiter des attractions nautiques. Une équipe couvre l’événement et bientôt un autre prend le pas sur le bonheur d’une journée qui s’annonçait pourtant idyllique. On note des cas d’empoisonnement, une contamination qui grimpe comme le thermomètre en plein centre du désert à midi. Les médecins reçoivent les cas sans réaliser l’ampleur de la maladie, virus, mauvaise nourriture ? Peu à peu les rues se vident et la ville ressemble de plus en plus à une de ses villes fantômes de l’Ouest.

En liaison avec le centre de contamination national, les médecins tentent de comprendre ce qui se passe et de trouver une réponse à ce qui pourrait rayer la ville, l’Etat de la carte, voire plus. Mis en quarantaine, comment les gens de Claridge, sortiront-ils de cette nasse qui se referme sur eux. Plus personne ne peut rentrer dans un rayon assez vaste, des patrouilles sillonnent le long de l’océan. Pendant ce temps un jeune couple et leur bébé n’entendent pas le dernier message de leur famille, ne descendez pas du bateau ! Que s’est-il passé le 4 juillet à Claridge, que nous cache le gouvernement, quelle horreur dissimule les morts de la Bay du Maryland ?

 Barry Levinson est surtout connu pour une filmographie grand spectacle et un certain savoir-faire récompensé par un Oscar et Ours d’or pour Rain Man. Nous lui devons aussi Good Morning Vietnam. Robin Williams reçoit un Golden Globe pour son rôle et une nomination aux Oscars. Il se faisait rare ces derniers temps et n’avait pas tourné pour le cinéma depuis 2008. Depuis les débuts du cinéma, la fiction tente de ressembler à la réalité avec cette idée qu’elle finirait par se transformer en documentaire. Lelouch rêve d’une caméra invisible et d’acteurs retrouvant le sens de la vie dans une fiction qui deviendrait l’existence elle-même. Le documentaire reste figé dans sa forme, dans le temps, pendant de nombreuses années. Depardon et d'autres lui donneront ses lettres de noblesse et un regard plus public. Il lorgne aujourd’hui vers la fiction, félin, chimpanzé. Il voit sa grammaire bousculer depuis peu par de jeunes talents, voir Sugar Man.


C’est le 4 juillet à Claridge dans la baie du Maryland, la fête bas son plein, les familles sortent pour voir le défiler ou profiter des attractions nautiques. Une équipe couvre l’événement et bientôt un autre prend le pas sur le bonheur d’une journée qui s’annonçait pourtant idyllique. On note des cas d’empoisonnement, une contamination qui grimpe comme le thermomètre en plein centre du désert à midi. Les médecins reçoivent les cas sans réaliser l’ampleur de la maladie, virus, mauvaise nourriture ? Peu à peu les rues se vident et la ville ressemble de plus en plus à une de ses villes fantômes de l’Ouest.

En liaison avec le centre de contamination national, les médecins tentent de comprendre ce qui se passe et de trouver une réponse à ce qui pourrait rayer la ville, l’Etat de la carte, voire plus. Mis en quarantaine, comment les gens de Claridge, sortiront-ils de cette nasse qui se referme sur eux. Plus personne ne peut rentrer dans un rayon assez vaste, des patrouilles sillonnent le long de l’océan. Pendant ce temps un jeune couple et leur bébé n’entendent pas le dernier message de leur famille, ne descendez pas du bateau ! Que s’est-il passé le 4 juillet à Claridge, que nous cache le gouvernement, quelle horreur dissimule les morts de la Bay du Maryland ?

 Barry Levinson est surtout connu pour une filmographie grand spectacle et un certain savoir-faire récompensé par un Oscar et Ours d’or pour Rain Man. Nous lui devons aussi Good Morning Vietnam. Robin Williams reçoit un Golden Globe pour son rôle et une nomination aux Oscars. Il se faisait rare ces derniers temps et n’avait pas tourné pour le cinéma depuis 2008. Depuis les débuts du cinéma, la fiction tente de ressembler à la réalité avec cette idée qu’elle finirait par se transformer en documentaire. Lelouch rêve d’une caméra invisible et d’acteurs retrouvant le sens de la vie dans une fiction qui deviendrait l’existence elle-même. Le documentaire reste figé dans sa forme, dans le temps, pendant de nombreuses années. Depardon et d'autres lui donneront ses lettres de noblesse et un regard plus public. Il lorgne aujourd’hui vers la fiction, félin, chimpanzé. Il voit sa grammaire bousculer depuis peu par de jeunes talents, voir Sugar Man.

Barry Levinson transforme ici la fiction en documentaire. Un jeune journaliste en sortie de salle, c’est pas bon c’est un documentaire ! Hé oui Bébert, le cinéma c’est un métier, et depuis Blair Wicht et avant, vous le cherchiez ce film qui sous le documentaire cacherait une fiction. C’est donc, en jouant sur la narration et  sur l’image comme Roméro avant lui que Barry Levinson arrive à nous bluffer. L’image prend la forme du documentaire, une équipe de télévision réalise un reportage sur le 4 juillet dans un petit port de la baie. Elle a l’avantage aujourd’hui de bénéficier de la HD, éclairage naturel, image brute, non rectifiée. Elle nous entraîne  dans cette partie de campagne ordinaire sans grand intérêt. La journaliste nous parle du 4 juillet et de cette fête, jour de bonheur pour l’Amérique. Elle glisse peu à peu vers autre chose, quand un baigneur surgit et s’écroule.

La vague des malades, des blessés commencent. Peu à peu d’un reportage pour le journal de 20H, le film passe par l’investigation tout en gardant sa forme de doc. Le réalisateur, vieux malin, utilise toutes les formes d’images pour mieux nous piéger tout en conservant en mémoire le principe de la fiction, pas de temps mort, du suspens, de la compassion, de l’action. Il les trouve à travers les différents regards qu’il porte. Un jeune couple en bateau, un retour sur des chercheurs qui apportent des informations sur le comment et pourquoi, l’hôpital très vite relié au centre national de l’épidémie, les villageois. Ces différents aspects sont à chaque fois identifiés par un type d’images particulières. Déjà George Roméro nous faisait le coup avec Diary of the Dead sauf que nous savions que nous étions dans un film de zombie. À aucun moment le spectateur ne doute qu’il est dans un documentaire. Depuis longtemps emportée par les rouages narratifs, l’intrigue accepte la réalité que le film lui montre. Barry Levinson se permet même de finir par nous jouer un mauvais tour, mais je vous laisse le plaisir de le découvrir. Et comble de la fiction, même la ville est fictive, je l’ai cherchée par souci de précision, introuvable.

Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.85, Format DVD-9
Langues Audio : Anglais, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Edition : ARP Vidéo

Bonus : Making of (8')  Bande-annonce