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affiche Attila Marcel

Attila Marcel

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Un film de Sylvain Chomet ,
Avec Guillaume Gouix, Anne Le Ny, Bernadette Lafont,

Genre : Comédie
Durée : 1h46
France

En Bref

Depuis la mort de ses parents, le petit Paul vit avec ses deux tantes Annie et Anna, deux vieilles dames dignes qui consacrent toute leur énergie à le transformer en pianiste virtuose. Il ne parle plus depuis la disparition de ses géniteurs. Chaque année, de façon régulière, il se lance pour la énième fois à l’assaut d’un concours qui devrait enfin reconnaître son talent. En attendant, il sert d’accompagnateur à nos deux péronnelles qui l’enferment dans un univers où le rêve et l’envie sont absents. Tout pourrait filer comme une étoile dans le ciel, une comète revenant à heure fixe, sans que rien ne bouge. Un jour, Paul pousse la porte de la voisine du dessous, une personne bohème qui transforme son appartement en jardin des merveilles où poussent mille légumes et autres plantes. 

Après l’avoir croisée au jardin public avec son chien, il suffit de presque rien, juste un regard, un air qui ne dit pas son nom pour que Paul ose ! Madame Proust, comme l’auteur et ses madeleines, l’emporte au pays des souvenirs à travers une petite tisane spéciale. Les bons et les mauvais se bousculent à votre foire du trône pour raviver le passé. Pour effectuer le voyage, munissez-vous d’un morceau de musique, buvez la tisane miraculeuse, et mangez la petite madeleine d’A la recherche du temps perdu. Paul revient donc en arrière, au pays de l’enfance oubliée, à la mort de ses parents, au temps où tout était possible. Peu à peu le silence se remplit de ce qui manquait à notre jeune homme, des souvenirs sur lesquels bâtir l’avenir. La vie de Paul se transforme et prend les couleurs de l’arc-en-ciel. Les deux vieilles n’accepteront pas facilement qu’il leur échappe. La bataille s’annonce difficile, mais comme le dit le proverbe, « notre avenir nous appartient, tout comme le présent. »


Sylvain Chomet, remarqué avec les Triplettes de Belleville, et l’Illusionniste, est un spécialiste de la BD. Nous lui devons dans les années 90, Léon la Came : "Une charge féroce contre la bourgeoisie industrielle, tissée d'observations acides, de dialogues savoureux, d'un réalisme confondant". Le Monde.


Il se lance dans l’animation avec La vieille dame aux pigeons où le ton caustique se mélange à la poésie de personnages sortant de l’ordinaire. C’est exactement ce que nous retrouvons avec Paul, magnifiquement interprété par Guillaume Gouix, jouant souvent sur la magie du regard pour nous faire passer les sentiments que les mots n’expriment jamais assez. Pour son premier film en live, Chomet explore la palette de l’amour, sa thématique préférée. C’est bien la perte de ses parents qui condamne notre héros au silence. Depuis, il avance sans but, se laissant guider par le rêve de ses deux tantes.

Il remonte à sa mère, pianiste virtuose, qui laisse tout tomber pour Attila Marcel, genre de forain du cœur. La première séquence dévoile un petit bijou d’inventivité et de poésie à la Prévert. Le couple remonte la rue et les années passent au rythme de celle-ci changeant avec le temps.  Les personnages sortent tout droit de Belleville et de Montmartre, gonflés et aux couleurs prononcées, ils dévorent le monde à pleines dents. Ils sont guidés par leur cœur et leur intuition. Dans cette galerie, les deux vieilles tantes, admirablement jouées par Bernadette Laffont dans un de ses derniers rôles et Hélène Vincent, attirent malgré leur obsession, la sympathie du public. Étouffé par ces deux  braves dames, c’est le rêve et la poésie qui ramènent notre héros sur sa route. 

Il se trouve condamné par ce passé qu’elles entretiennent dans le sens qu’elles souhaitent lui donner, une réalité tronquée, réinventée. Grâce à la tisane, la musique et une madeleine pour rappeler Proust, en remontant à la source, en découvrant les bons et mauvais moments qui nous construisent, Paul renait littéralement à la vie.  Le film aborde, avec magie et tendresse, la notion des souvenirs et comment ils nous permettent, positifs ou négatifs, merveilleux ou ténébreux, de bâtir notre existence. La mise en scène n’hésite pas d’ailleurs à emprunter d’autres voies quand elle aborde le retour en arrière.

Elle mise sur la poésie, une réalité enveloppée dans le papier de nos rêves, la magie d’un monde fluo, semblable aux madeleines ou bonbons de notre enfance. Une fois l’emballage retiré vient la magie du goût et de ce qu’il colporte, comme le colporteur de nos campagnes un bric-à-brac d’objets et de sensations merveilleuses ou utiles. En passant de l’animation au live, Chomet conserve toute sa part d’illusion. Il arrive à nous proposer un moment magique en réinterprétant avec bonheur les images du réel, comme dans ses animations ou ses BD.              

Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.35, Format DVD-9
Langues Audio : Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : aucun
Edition : Pathé vidéo

aucun bonus et c'est dommage

 Un film de : Sylvain Chomet

Avec :  Guillaume Gouix, Anne Le Ny, Bernadette Lafont, Hélène Vincent, Luis Rego, Fanny Touron, Kea Kaing, Jean-Claude Dreyfus, Vincent Deniard, Cyril Couton, Philippe Soutan, Guilhem Pellegrin, Jean-Paul Solal et Jean-Pol Brissart

 Scénario :  Sylvain Chomet  

Producteur(s) : Claudie Ossard et Chris Bolzli  

Producteur délégué : Eurowide Film Production  

Producteur exécutif : François-Xavier Decraene  

Coproduction : Pathé, France 3 Cinéma, Apploosa Développement. Avec la participation de Canal+, Ciné+, France Télévisions. En association avec Hoche Images, Cofinova 9, Manon 3 et le soutien de la Procirep  

Coproducteur(s) : Florian Genetet-Morel  

Régie : Christophe Anzoli & Logan Lelièvre  

Scripte : Christine Sivan  

Directeur de la photographie : Antoine Roch  

Son : Jean-Paul Mugel  

Montage : Simon Jacquet  

Musique : Sylvain Chomet & Franck Monbaylet  

Costumes : Olivier Bériot  

Décors : Carlos Conti