Un beau matin d’été, un petit singe capucin élevé en captivité s’envole pour rejoindre sa jeune maitresse. Hélas, le petit coucou est pris dans une tempête et se crashe en pleine forêt amazonienne. Prisonnier de sa cage, il risque de finir en pâtée pour prédateurs, nombreux à vouloir l’inscrire au menu. Heureusement, une bande de coatis curieux ouvre la porte, lui permettant de s’échapper. Il se livre pour première expérience à déguster des champignons hallucinogènes comme Castadena (célèbre pour son enseignement dans les années 70). Au début, il n’ose pas trop s’éloigner de son point de départ, toute cette nature sauvage, ces arbres qui piquent aux fruits succulents, l’impressionnent un peu. Il se décide à tenter l’aventure et le voici donc parti pour un long voyage où la mort et l’expérience le transformeront en un être accompli.
Il trouve en court de chemin, un gang de drôles de types lui ressemblant. Il souhaite rejoindre les autres capucins, revenir au pays de ses ancêtres. Surtout, ils savent comment se débrouiller pour trouver de quoi manger ou des trucs rigolos à faire dans le coin. Ce n'est qu'une bande de snobinards qui se la pètent et font bande à part. A leur tête, un vieux à la gueule de ramoneur les commande. Un moins bégueule décide de l'aborder et de faire copain copain avec notre petit venu d’ailleurs. Dans le coin traine un salopard d’emplumé, une harpie d’Amazonie qui n'attend qu'un moment d'égarement des joyeux drilles pour les inscrire à son menu du jour. Ils se demandent peut-être comment autrefois des types en métal cherchaient l'Eldorado, car ici ce n’est pas le Pérou. Entre le rapace gangster et la pluie qui tombe en averses d'enfer, les changements brusques de température, ce n’est pas carnaval tous les jours.
Pour clore les réjouissances de ce Nouveau Monde, se pointe dans le quartier, le plus furax d'entre tous, la coqueluche des vieilles rombières, le jaguar. Il échappe de peu à ses crocs pointus, ce qui épate le chef de la bande des snobinards. Décidément, on était mieux dans les salons feutrés. Dans la forêt d'émeraude, c'est parfois le rouge qui domine. Il retrouve la trace des hommes et d’une jeune fille comme sa maitresse, aux confins de la terre brûlée où les arbres tombent comme la pluie d’enfer. C’est un dilemme entre les fruits d'une enfant, et la vie sauvage, il devra choisir, ôter le collier ou revenir dans la cage? Que choisiriez-vous ?
Un beau matin d’été, un petit singe capucin élevé en captivité s’envole pour rejoindre sa jeune maitresse. Hélas, le petit coucou est pris dans une tempête et se crashe en pleine forêt amazonienne. Prisonnier de sa cage, il risque de finir en pâtée pour prédateurs, nombreux à vouloir l’inscrire au menu. Heureusement, une bande de coatis curieux ouvre la porte, lui permettant de s’échapper. Il se livre pour première expérience à déguster des champignons hallucinogènes comme Castadena (célèbre pour son enseignement dans les années 70). Au début, il n’ose pas trop s’éloigner de son point de départ, toute cette nature sauvage, ces arbres qui piquent aux fruits succulents, l’impressionnent un peu. Il se décide à tenter l’aventure et le voici donc parti pour un long voyage où la mort et l’expérience le transformeront en un être accompli. Il trouve en court de chemin, un gang de drôles de types lui ressemblant.
Il souhaite rejoindre les autres capucins, revenir au pays de ses ancêtres. Surtout, ils savent comment se débrouiller pour trouver de quoi manger ou des trucs rigolos à faire dans le coin. Ce n'est qu'une bande de snobinards qui se la pètent et font bande à part. A leur tête, un vieux à la gueule de ramoneur les commande. Un moins bégueule décide de l'aborder et de faire copain copain avec notre petit venu d’ailleurs. Dans le coin traine un salopard d’emplumé, une harpie d’Amazonie qui n'attend qu'un moment d'égarement des joyeux drilles pour les inscrire à son menu du jour. Ils se demandent peut-être comment autrefois des types en métal cherchaient l'Eldorado, car ici ce n’est pas le Pérou. Entre le rapace gangster et la pluie qui tombe en averses d'enfer, les changements brusques de température, ce n’est pas carnaval tous les jours.
Pour clore les réjouissances de ce Nouveau Monde, se pointe dans le quartier, le plus furax d'entre tous, la coqueluche des vieilles rombières, le jaguar. Il échappe de peu à ses crocs pointus, ce qui épate le chef de la bande des snobinards. Décidément, on était mieux dans les salons feutrés. Dans la forêt d'émeraude, c'est parfois le rouge qui domine. Il retrouve la trace des hommes et d’une jeune fille comme sa maitresse, aux confins de la terre brûlée où les arbres tombent comme la pluie d’enfer. C’est un dilemme entre les fruits d'une enfant, et la vie sauvage, il devra choisir, ôter le collier ou revenir dans la cage? Que choisiriez-vous ?
Après La Planète blanche, Thierry Ragobert nous propose un voyage au cœur de la planète verte, le poumon du monde, Amazonia. Sans parole, ni commentaire, il nous entraine dans une fiction documentaire où le spectateur, solidaire de ce petit singe capucin, apprend la dure loi de la vie sauvage. Ici pas de papa, maman, pour vous border le soir, préparer de bons petits plats chauds ou vous emmener au fast-food du coin. Chaque jour représente un moment de survie, d’apprentissage pour ce petit bonhomme. Découvrir ce qui se mange, ce qui vous fait de drôles d’effets, comporte beaucoup de risques. De la même façon, vous apprenez rapidement qui sont vos amis ou les ennemis à éviter. La moindre erreur se solde par un aller simple au pays d’Hadès.
Pour réaliser le film, il fallait jongler entre les écarts de température, les noix de coco, première cause de mortalité en Amazonie. Aujourd’hui, alors que la fiction penche vers une histoire proche de la réalité, le documentaire prend la voie de la fiction pour nous conter une fable des temps modernes. En suivant ce petit singe perdu, nous découvrons tout un univers encore vierge où l’homme pénètre peu. La nature merveilleuse et inventive défile sous notre regard pour 1h23 d’émerveillement et de magie. La fin nous ramène à la civilisation avec la déforestation intensive, la progression de l’homme qui risque de mettre la planète en danger.
Amazonia nous propose, comme dans la fable de La Fontaine, le collier doré de la civilisation ou la liberté de la nature sauvage. Nous passerons sur la 3D qui n’apporte pas grand-chose, mélange entre images 2D sans doute gonflées et 3D de paysage. Il reste un beau voyage, des images souvent magiques, saisissantes où nous apprendrons que l’Eldorado n’est pas d’or couleur de soleil, mais du vert émeraude des arbres dressés vers le ciel.
Patrick Van Langhenhoven