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affiche Aimer Boire et Chanter

Aimer Boire et Chanter

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Un film de Alain Resnais,
Avec Sabine Azéma, Hippolyte Girardot, Caroline Sihol, André Dussolier, Michel Vuillermoz,

Genre : Comédie
Durée : 1h48
France

En Bref

Nous sommes dans la campagne anglaise du Yorkshire, une route défile en décor naturel s’arrête sur des maisons dessinées. Se fige sur des décors de toiles peintes où des couples de la bonne bourgeoisie dialoguent sur la dernière pièce qu’ils montent et les tracas de la vie. Un événement vient bousculer cette société bien ordonnée où tout semble à sa place en apparence. Colin confie à sa femme, sous la promesse du secret, que l’un de leurs amis, George Riley, n’a plus que quelques jours à vivre. Ce dernier fait le tour de la place et n’est plus qu’un secret de Polichinelle. Le plus important, c’est le chaos qu’il crée dans cette noble assemblée où chacun s’interroge sur la vie et ses liens avec George. Le sommet est atteint quand le séducteur patachon annonce son intention de passer ses vacances à Tenerife, dans un dernier été avant le grand saut.

La gent féminine s’interroge. Qui est cet homme qui semble, à un moment ou un autre, avoir marqué leur vie à toutes. Qui emmènera-t-il ? C’est peut-être son ex-femme Monica maquée depuis avec un paysan de la région, Kathryn la femme de Colin son médecin, Tamara celle de son meilleur ami. C’est peut-être une belle inconnue que nous n’attendons pas, ou personne. Une chose demeure certaine, cet événement interroge la communauté sur le sens de la vie et les valeurs qui marqueront comme des bornes notre avenir. Il est peut-être temps de cesser de courir après des chimères.

Extrait du dossier de presse Sabine Azéma : « avec Resnais (sur le tournage de La Vie est un roman, leur première collaboration, en 1993 – Ndlr), j’avais le sentiment d’être partie en voyage, un voyage qui n’aurait pas de fin. Peut-être, après tout, avons-nous le même âge, le même plaisir de jouer, de continuer à jouer ensemble. Je vois toujours la même image : on est dans un jardin d’herbes hautes, d’herbes folles, évidemment. C’est lui qui ouvre les grilles rouillées, on ne sait pas où on est, on ne sait pas où on va et on arrive quelque part. Toujours.


Nous sommes dans la campagne anglaise du Yorkshire, une route défile en décor naturel s’arrête sur des maisons dessinées. Se fige sur des décors de toiles peintes où des couples de la bonne bourgeoisie dialoguent sur la dernière pièce qu’ils montent et les tracas de la vie. Un événement vient bousculer cette société bien ordonnée où tout semble à sa place en apparence. Colin confie à sa femme, sous la promesse du secret, que l’un de leurs amis, George Riley, n’a plus que quelques jours à vivre. Ce dernier fait le tour de la place et n’est plus qu’un secret de Polichinelle. Le plus important, c’est le chaos qu’il crée dans cette noble assemblée où chacun s’interroge sur la vie et ses liens avec George. Le sommet est atteint quand le séducteur patachon annonce son intention de passer ses vacances à Tenerife, dans un dernier été avant le grand saut.

La gent féminine s’interroge. Qui est cet homme qui semble, à un moment ou un autre, avoir marqué leur vie à toutes. Qui emmènera-t-il ? C’est peut-être son ex-femme Monica maquée depuis avec un paysan de la région, Kathryn la femme de Colin son médecin, Tamara celle de son meilleur ami. C’est peut-être une belle inconnue que nous n’attendons pas, ou personne. Une chose demeure certaine, cet événement interroge la communauté sur le sens de la vie et les valeurs qui marqueront comme des bornes notre avenir. Il est peut-être temps de cesser de courir après des chimères.

Extrait du dossier de presse Sabine Azéma : « avec Resnais (sur le tournage de La Vie est un roman, leur première collaboration, en 1993 – Ndlr), j’avais le sentiment d’être partie en voyage, un voyage qui n’aurait pas de fin. Peut-être, après tout, avons-nous le même âge, le même plaisir de jouer, de continuer à jouer ensemble. Je vois toujours la même image : on est dans un jardin d’herbes hautes, d’herbes folles, évidemment. C’est lui qui ouvre les grilles rouillées, on ne sait pas où on est, on ne sait pas où on va et on arrive quelque part. Toujours. »

À noter, dans le film, la description ci-dessus ressemble à la maison de Riley. Film testament, Alain Resnais se retrouve dans tous les personnages. Il emprunte à chacun une part des sentiments, des valeurs qui font son cinéma et sa vie. Sa grande question à travers celui-ci reste comment vivre aujourd'hui avec la mémoire d'un événement fort autrement qu'en devenant un fantôme du monde habité ? Ici le fantôme, c’est George Riley, encore vivant qui éveille à l’approche de sa mort les souvenirs amoureux pour les femmes et d’amitié pour les hommes. Ils dressent un bilan de la vie, ni tout en noir, ni tout en blanc, comme nous tous, George se compose de nuances.  Chacun se débat avec ce qu’il gardera d’hier pour construire aujourd’hui avec l’absence de George.  Il existe deux périodes chez Resnais celle de 1959-1980 jusqu'à Mon oncle d’Amérique. C’est un cinéma plus fouillé, plus complexe, toujours relié à la littérature.

Marguerite Duras écrit le scénario d'Hiroshima mon amour, Alain Robbe-Grillet L'année dernière à Marienbad, Jean Cayrol Muriel, Nuit et Brouillard, Jorge Semprún La guerre est finie et Stavisky, Jacques Sternberg Je t'aime, je t'aime, et Mon oncle d'Amérique illustre les recherches d'Henri Laborit. La seconde partie semble nettement dominée par le théâtre et une recherche de la simplicité, de l’épuration. Comme pour Lelouch dans son dernier film Salaud, on t’aime, il s’agit d’atteindre l’essentiel. Décor épuré, utilisation du dessin particulier de Butch pour représenter les maisons, une voiture sur une route marque le passage d’un acte à un autre. Faut-il voir la route et le voyage comme une réalité exacte et le reste comme celle réinventée par nos sens, nos sentiments ? Nous en revenons à cette mémoire du début, que retient-elle ? Que construit-elle et à partir de quoi. En épurant le décor et les maisons, il ne reste plus que les mots pour assoir notre imaginaire et tenter de saisir le monde.

Film surréaliste, nouvelle forme de narration, il réinvente le cinéma lui donne une nouvelle impulsion.  C’est une nouvelle adaptation d’une pièce du dramaturge anglais Alan Ayckbourn, après le diptyque Smoking/No Smoking et Cœurs. Il transforme ce vaudeville moyen, en jouant avec ses fantômes et les réalités en touchant à l’approche de la mort, l’âme de la vie. Resnais est un magicien s’appropriant un texte, et par un tour de passe- passe, noyé dans l’intime, il le décore de ses propres couleurs. Il lui donne une dimension universelle.

Patrick Van Langhenhoven

Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.55, Format DVD-9
Langues Audio : Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : aucun
Edition : France Television Distribution

Bonus :

Interview des comédiens (16')
Bande-annonce

C'est un peu léger pour le dernier film d'Alain Resnais