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affiche Ad Astra

Ad Astra

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Un film de James Gray,
Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga,

Genre : Science-fiction
Durée : 2h04
États-Unis

En Bref

L’univers que nous connaissons est en danger. Parcouru par des surcharges d’antimatière, il pourrait s’effacer définitivement. Roy McBride, fils d’un héros de la conquête spatiale, en est une des victimes. Le consortium l’envoie sur Mars transmettre un message à son père qui est peut-être la cause de ces rayons cosmiques. Envoyé aux confins de notre système solaire, il avait pour mission de découvrir la présence ou non d’aliens. C’est ainsi que Roy part pour la lune et Mars, en quête de ce père perdu de vue il y a seize ans. Cette mission se transforme vite en quête de l’image de l’autre, alien et paternel. La route est longue, le silence spectral des étoiles soulève de nombreuses questions. Il n’obtiendra des réponses qu’au bout de la route quand la lumière éclaire encore le navigateur perdu. C’est le temps de l’introspection et aussi de mesurer à l’aune des galaxies sa place au sein de l’univers. Il possède tout le temps de la réflexion pour s’interroger sur la trace qu’il laisse dans le ciel et sur la piste. En premier, qu’est devenu le héros porteur d’une torche pour éclairer au-delà de la nuit ? Premier sur Mars, sur Jupiter et maintenant aux confins du système solaire, Neptune ? Les réponses qu’il trouvera au bout de la route éveilleront sa conscience, mais à quel prix.


Ad Astra se place d’emblé parmi les meilleurs films de science-fiction. Il soulève bien des questions sur notre quête de l’autre et donne des réponses à méditer. Il existe un parallèle évident avec le dernier film de James Gray The Lost City of Z et l’image du père présente dans son œuvre. C’est bien le cœur d’Ad Astra, l’image du père et de l’autre, l’alien. Roy McBride part en quête d’un homme qu’il ne connaît pas, d’une image qui reste un souvenir dans le lointain. C’est comme cette quête de l’extra-terrestre, de la vie intelligente au cœur du système solaire. La réponse finale convient aux deux quêtes que mène le personnage central. En définitive, nous sommes seuls, il n’existe rien d’autre que notre fragile existence confrontée au monde. Le fils tue le père et peut s’affranchir de ses peurs, de ses interrogations pour devenir à son tour un père.

Comme Brian Fawcett, Roy part à la recherche du père disparu pour obtenir des réponses. Comme Percival, Harrison Fawcett, Clifford McBride traque un mythe avec obsession au risque de se perdre. Les deux fils n’auront de cesse d’interroger l’image du père dans leur recherche. Cette dernière renvoie à celle de la mère, de la femme, havre de paix, solide, ancré à la terre ferme. Le paternel abandonne tout pour sa quête, ne laissant qu’un portrait flou. Le final devient le choix de l’humanité. Pour avancer il faut construire des citadelles solides et non se perdre dans les utopies. Le titre n’est pas sans rappeler le voyage initiatique dans un environnement hostile et le roman Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad. James Gray avoue que c’était une de ses sources d’inspiration à l’écriture du scénario.

L’autre force du film est sa reconstitution dans l’esprit de 2001 l’odyssée de l’espace, avec un souci de vraisemblance parfaite. Le monde n’a pas beaucoup changé. La conquête du système solaire ne l’a pas rendu sage pour autant. Les stations spatiales sont envahies de franchisés comme sur terre. La lune est le terrain d’une guerre des ressources que se livrent des pirates aux mains des consortiums. La toile de fond est plus que convaincante, très réaliste, au sujet de ce qui nous attend demain. Brad Pitt est remarquable de justesse dans ce fils perdu en quête du père, de réponses à ses interrogations existentielles. Le film nous offre une belle vision d’un futur possible à méditer.

Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
Support vidéo :
Langues Audio :
Sous-titres :
Edition :


Titre original et français : Ad Astra

    Titre québécois : Vers les étoiles

    Réalisation : James Gray

    Scénario : James Gray, Ethan Gross

    Direction artistique : Christa Munro

    Décors : Karen O'Hara

    Costumes : Albert Wolsky

    Photographie : Hoyte van Hoytema

    Montage : Lee Haugen, John Axelrad

    Musique : Max Richter et Lorne Balfe

    Production : Brad Pitt, Dede Gardner, Jeremy Kleiner, James Gray, Rodrigo Teixeira, Anthony Katagas

    Sociétés de production : 20th Century Fox, Regency Enterprises, Plan B Entertainment, Bona Film Group, RT Features, Keep Your Head Productions et MadRiver Pictures

    Société de distribution : Walt Disney Studios Distribution (États-Unis), 20th Century Fox France (France)

    Pays d'origine : États-Unis

    Langue originale : anglais

    Format : couleur — 35 mm / Digital Cinema Package (4K) — 2,39:1 — son SDDS / Dolby Atmos / DTS

    Genre : science-fiction

    Durée : 124 minutes

    Dates de sortie : 29 août 2019 (Mostra de Venise 2019) 18 septembre 2019

Distribution

    Brad Pitt (VF : Jean-Pierre Michaël) : Roy McBride

    Tommy Lee Jones (VF : Féodor Atkine) : Clifford McBride

    Ruth Negga (VF : Nathalie Karsenti) : Helen Lantos

    Liv Tyler (VF : Marie-Laure Dougnac) : Eve McBride

    Donald Sutherland (VF : Bernard Tiphaine): le colonel Pruitt

    Jamie Kennedy : Peter Bello

    Greg Bryk : Chip Garnes

    John Finn : Stroud

    Kimberly Elise : Lorraine Deavers

    Loren Dean : Donald Stanford

    Lisa Gay Hamilton : l'adjudant-général Amelia Vogel

    Natasha Lyonne (VF : Dorothée Pousséo) : Tanya Pincus

    John Ortiz : le général Rivas

    Anne McDaniels : Shunga Hologram

    Donnie Keshawarz (en) : la capitaine Lawrence Tanner