Genre : Ciné région
Ma famille de samouraïs
Genre : Animation
Pays : Brésil
Durée : 1h22
Réalisateur : Parcelia Catunda
Acteurs : Justine Hostekint, Laurent Pasquier, Angélique Heller
Nous sommes au Brésil dans les années 80. Le jeune Noboru se lance sur les traces de ses ancêtres pour un devoir de classe. Il n’est pas facile de délier la mémoire de son grand-père grincheux, rechignant à raconter son passé d’émigré. Hideo est poussé par sa femme, beaucoup plus chaleureuse, à narrer son arrivée au Brésil. C’est ainsi que le jeune Noboru découvre un rêve qui, face à la réalité, devient un chemin difficile. À cette époque, les plantations de café font appel à une main-d’œuvre venue du Japon. C’est l’exode de nombreux Japonais espérant trouver une terre d’Éden au Brésil. C’est ainsi qu’Hideo et sa jeune femme arrivent au Brésil et découvrent que le paradis devient vite un cauchemar. Noboru en apprend bien plus sur sa famille et se découvre un oncle aujourd’hui disparu. Qu’avant sa mamie, il y avait une autre femme que le rêve a fini par effacer de la mémoire. Il n’est pas le seul, en fouillant dans les archives de la famille, à en apprendre bien plus sur ses origines. Avec ses amis, esclaves africains, Portugaises venues de la vieille Europe, le Brésil prend des couleurs multicolores comme l’Amazone caressée par le soleil.
« Ici, j’ai planté mon cœur. Mon âme vit au Brésil, mais aussi au Japon » Chanson du générique de fin.
Célia Catunda adapte le roman d’Oscar Nakato, Nihonjin, et s’inspire des œuvres du peintre nippo-brésilien Oscar Oiwa pour la forme. Cela donne une œuvre émouvante sur l’émigration japonaise, mais aussi, celle d’autres enfants, portugais, africains. C’est un pays aux cultures multiples, qui donne cet esprit ensoleillé du Brésil. À travers l’histoire d’Hideo, c’est tout un pan de celle du pays qui se dévoile. L’immigration japonaise, plus particulièrement à São Paulo, se déroule entre 1908 et 1941 pour environ 250 000 Japonais. C’est une communauté solide qui devait faire face aux difficultés de la langue, de la culture et d’un environnement particulier. Comme de nombreux autres groupes, ils ont influencé la culture, la cuisine, l’esprit du Brésil. Ma famille de samouraïs va au-delà de son aspect émotionnel d’un petit garçon qui découvre l’âme de son grand-père et un passé douloureux.
Cette histoire permettra au vieil homme et à l’enfant de se rapprocher un peu plus, d'être plus intimes. Cette saga familiale montre aussi l’importance de l’émigration à l’heure où certains l’utilisent comme un chiffon rouge. Entre couleurs pastel et gouaches, c’est un voyage émotionnel plein de délicatesse que nous invite à parcourir la réalisatrice Célia Catunda. Peu à peu, le silence laisse la place à la parole et une histoire familiale se délie pour emporter notre jeune garçon à la rencontre de ses racines. Le film nous interroge aussi sur les nôtres : d’où venons-nous ? Nous sommes multiples, nés dans un pays, vivant dans une ville, une région, et parfois marqués par des origines diverses venues d’ailleurs. Il est nécessaire de le rappeler à une époque où le partage des différences et le regard sur l’autre sont importants. Notre identité culturelle, familiale, personnelle s’inscrit dans une autre, plus grande, celle du pays. C’est ce mélange qui fait l’adulte que nous sommes, en quête des mêmes rêves, ici ou ailleurs.
Patrick Van Langhenhoven
Fiche technique
Réalisation et scénario : Célia Catunda
Producteurs exécutifs : KIKO MISTRORIGO ET RICARDO ROZZINO
DIRECTION ARTISTIQUE CELIA CATUNDA
VISUELS INSPIRÉS DE L’OEUVRE DEOSCAR OIWA
DIRECTION DE L’ANIMATION VAGNER FARIA
SPOSTPRODUCTION CRISTHIANE VASCONCELLOS
MONTAGE CRISTHIANE VASCONCELLOS ET BRUNO PUCCI
MUSIQUE ORIGINALE ANDRÉ ABUJAMRA ET MÁRCIO NIGRO
SUPERVISION DE LA MUSIQUE KIKO MISTRORIGO
MIXAGE PEDRO LIMA
CONSULTAN TEKYOKO HIRANO
VERSION FRANÇAISE STUDIO ANATOLEAD
APTATION Romane CADIEU
DIRECTION ARTISTIQUE Amandine LONGEAC
AVEC LES VOIX FRANÇAISES DE
NOBORU Justine HOSTEKIN
THIDEO Laurent PASQUIER
BETO Angélique HELLER
SHIZUE Anny VOGEL
LAURA Madison VOSSIUS
HARUO Émilie CHARBONNIER