Décès de Pierre Gamet, ingénieur du son

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Actualité

 

L'ingénieur du son Pierre Gamet est décédé le 7 janvier dernier à l'âge de 67 ans. Il avait remporté quatre fois le César du son, pour Clair de femme de Costa-Gavras, Cyrano de Bergerac et Le Hussard sur le toit de Jean-Paul Rappeneau et Tous les matins du monde de Alain Corneau. Apprécié de ses collègues et du monde du cinéma, il avait tourné sans discontinuer sur un nombre majeur de grands films du cinéma français, de 1974 jusqu'à aujourd'hui, même s'il avait officiellement pris sa retraite en 2009. Son dernier travail était à l'occasion de l'excellent polar de Philippe Lefebvre, Une Nuit qui vient de sortir en salles, un dernier succès mérité. Sorti en 1966 de l’Ecole de la rue de Vaugirard devenu l'ENS Louis-Lumière en 1966, il a travaillé sur plus d'une centaine de films.

 

 

Ses autres nominations aux César : Malevil et Les Quarantièmes rugissants de Christian de Chalonge ; L'amour à mort de Alain Resnais ; Fort Saganne de Alain Corneau ; Harem de Arthur Joffé ; Jean de Florette et Germinal de Claude Berri ; Bunker Palace Hôtel de Enki Bilal ; Le Cousin de Corneau ; Amen de Costa-Gavras ; 8 femmes de François Ozon ; Bon voyage de Rappeneau et Ne le dis à personne de Guillaume Canet. Et parmi son abondante filmographie, on retrouve également des collaborations régulières avec Claude Goretta ( Pas si méchant que ça, à ses débuts en 1974 ou La dentellière ), Alain Tanner ( Le Milieu du monde, Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000 ; Messidor... ), René Allio ( Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... ) ou encore Costa-Gavras ( La Main droite du diable ; Music Box... ), Bertrand Blier ( Merci la vie ; Le Bruit des Glaçons ) ou François Dupeyron ( Drôle d'endroit pour une rencontre ; C'est quoi la vie ?... ).

On peut également apprécier son travail sur La Voix de son maître, documentaire passionnant de Gérard Mordillat et Nicolas Philibert sur le monde impitoyable des entreprises, L'an 01 de Resnais, Doillon et Gébé ( l'un de ses premiers films ) ou La Lune dans le caniveau de Jean-Jacques Beineix. Un grand nom de sa professin auquel un hommage a été rendu lors de la dernière soirée César et Technique consacrée au son, ce vendredi au Forum des Images.

 

Pascal  Le Duff

 

La photo en page d'accueil est de Jean-Claude Lother

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