36e festival du cinéma américain Deauville 1 week-end.

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Genre:
Festival

   C’est reparti pour dix jours de cinéma intense avec ses coups de cœur, ses coups de gueule, ses déceptions et ses moments d’enthousiasme partagés. Dès le premier jour, le discours inaugural nous interpelle avec cette phrase : « Et si le cinéma était, peut être, le miroir de nos sociétés, de nos vies ? » Il pourrait ainsi les modifier, les orienter, les interpeller ou les bousculer. Cette idée nous séduit, car nous la défendons depuis longtemps dans ces colonnes et ailleurs. Certains films, comme certains livres, changent notre vie, parfois de façon radicale, parfois par petites touches. Nous nous proposons de lancer le débat tout au long des chroniques autour de ce Festival.

Cette année nous allons voir défiler des vies sur les écrans, celles d’américains qui s’interrogent comme nous sur le sens du monde et de leur existence.

D’abord le fabuleux « Brazil » de Terry Gilliam, qui n’a pas pris une ride et si prémonitoire sur cette société promise… Là aussi dans un monde d’apparences  et         d’argent, ce qui nous sauve, c’est bien ce petit battement de notre cœur, l’émoi de l’amour.

Quant à Gregg Araki, il  revient à son thème de prédilection, la jeunesse américaine, le sexe, et la drogue avec « Kaboom », à travers une histoire où le côté science-fiction demeure un prétexte.

Dans «The Runaways », place à la jeunesse rebelle avec l’un des premiers groupes rock féminins à la carrière éclair. « The Debt » (La Dette) nous ramène à travers son récit, à Israël et la Shoa.

Dimanche nous découvrons une histoire poignante, « Winter’s Bone », celle d’une jeune fille devant assumer seule les responsabilités familiales dans le fin fond du Missouri. Le cinéma indépendant regarde du côté de nos réalisateurs, « Bresson » notamment que l’on semble redécouvrir.

« Welcome to the Rileys » dix ans après « Gun 1788 », marque le retour dans une mise en scène plus proche de « la Nouvelle Vague » et de Sautet, du fils de Ridley, Jack Scott.

Enfin ce week-end s’achève avec « Company Men », ou le chômage vécu du côté de l’Amérique.

   Alors ces fragments de vie, ces puzzles de l’échiquier du monde nous ont-ils interpellés, bousculés ? Oui, douleur du cœur, responsabilités, vie de riche, de pauvre, toutes ces histoires portent en elles un écho à la nôtre.

 

Patrick Van Langhenhoven

Les photos sont de "Thierry Vaslot (ACR)" www.cine-zoom.com

1 Emmanuelle Béart Présidente du Jury - 2 Jury festival- 3 Jury Révélation Cartier

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